‹ Études de mythologie grecque [microform]Chapitre 43 sur 45 · IB^ LA NOTION DES SIRÈNES · texte numérisé non relu

IB^ LA NOTION DES SIRÈNES

texte hébreu n'avait certainement pas entendu parler des Sirènes ; les Septante ont traduit par le mot qui, dans la langue grecque, répondait le mieux à l'idée qu'expriment les ce monstres marins, filles du cri. » Les chrétiens ont accepté cette version. Dans saint Jean Chrysostôme, un lieu de désolation est un lieu de Sirènes (1).

Cet aspect des Sirènes, comme le précédent, n'a plus aucun rapport avec la religion. Les divinités de Sicile et d'Itahe y descendent au caractère des fontômes, objet de terreur pour les ignorants. N'est-ce pas ainsi d'ailleurs ([uc se sont obscurcis et effacés tous ces dogmes des religions helléniques, produit d'une haute raison sans doute, mais de la raison humaine (2) ? Nous avons

(1) Esaïe, XIII, 22; XXXI, Y, 13; Jôrémie, XXVII, 39; Micliée I, 8. Cl'. Job, XXX, 29. S. J. Chrys. ITora. in psalm. XLIII, 20.

(2) Le loniboau do la Sirène à Naples a fait oublier le temple de Sorrente, dont l'oxistenoc est attestée par Strabon, I, 2; ])ar le Selioiiaste do Lycoi)hi-on, 71G, sq , et ]iar l'auLenr de Mirabil. auscuJl. Strabon y revient V. i, S. « A Sorronte on montre la chapelle des Sirènes, Itûvj n, dans laquelle sont suspendues de vieilles offrandes, des tidèles du voisinage : x-Jci:Ori'J-v.~cc Troû.xii ri'j.dyjzorj twv îîXvjtrtov tôv rô-ov. )) Le culte était à peu près oublié du temps do Strabon, ])uisqu'on ne renouvelait pas les oUVandcs. Uavitenï de 3Iirabil. auscttU. l'a vu au co-j.ti-aifo dans toute sa splendeur. « Un temple leur est élevé (àSorrente), et les habitants du voisinage les honorent extrêmement par des sacrifices réguliers. » JViwç «Ovcôv tSoyrat, y.xi 7tacô'j-a.t z«6 ■j~iûoo).rrj -j—rj zôyj TTSpioLy.ûiy Qu;jic<.t; l— t!iî/w;. Sorrente était donc le centre du culte des Sirènes. " Quel poëte ou quel historien, dit Strabon, aurait jm persuader aux Napolitains d'élever un monument à

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