FIN
la Sirène Parthénopu? » Mais pourquoi, peut-on répondre, les Napolitains auraient-ils élevé un tombeau à Parthénopé si les Sirènes avaient été encore adorées? S'.rabon répond évidemment aune question que se posaient les érudits : les Sirènes étaienl-elles des divinités? Une telle question ne pouvait être résolue absolument ; et il fallait distinguer le présent du passé. Il est certain historiquement par Strahon lui-même, que le culte des Sirènes était oublié. Le Scholiaste de Lycophron raconte un essai de restauration. Diotime, navarque Athénien, aborda un jour à Parthénopé. Il assurait qu'un oracle lui avait ordonné de sacrilier à la Sirène. Sous sa direction, les sacrilices interrompus furent repris, et on institua une course annuelle où les jeunes gens devaient se transmettre le flambeau mystique de Démèter. La mention de la Grande Déesse fait supposer que Diotime était initié aux mystères d'El.eusis, où survivait leur culte. C'est sans doute à cette époque que Parthénopé et Térina ont pris la coutume de faire figurer une Sirène sur leurs monnaies.
J'ai essayé d'établir qu'Homère avait connaissance du lieu où Gircé était adorée, et que c'est pour cette raison qu'il avait placé le voyage d'Ulysse dans la mer Tyrrhénienne. La même observation s'applique aux Sirénuses, ces rochers dont parle Strabon, que dominait le temple de Sorrcnte. Et cette observation confirme la première. L'Océan céleste étant devenu l'Océan terrestre, la rencontre de Circé et des Sirènes pai- Ulysse ne pouvait avoir lieu qu'à Gircéi et aux Sirénuses.