‹ Études de paléontologie tunisienne. I-[II]Chapitre 11 sur 84 · SYSTÈME CRÉTACÉ · texte numérisé non relu

SYSTÈME CRÉTACÉ

NAUTILOïDES

Genre NAUTILUS Breyn

Les caractères génériques des nautiles sont trop connus pour avoir besoin d*ètre rappelés. J'emploie, du reste, le terme de Nautilus dans le sens habituel, car il ne m'a pas paru nécessaire d'adopter les sous-genres proposés par Hyatt. Pour ce qui est de l'interprétation des types de Sowerby, j'ai suivi l'opinion de Foord, qui était mieux placé que quiconque pour connaître ces types. Je renvoie, d'ailleurs, d'une façon générale, à son excellent catalogue (*); on y trouvera une discussion des espèces et une bibliographie détaillée qu'il m'a paru inutile de répéter ici.

Nautilus neocomlensis d'Ordignt

1840. Nautilus neoeomiensis d'Orbiony : Pal. îv , p. 74, PI. XI.

1858. Id. PicTET et Campiche : Ste Croix, p. 128, PI. XV. (Synonymie).

1903. iVauti/us cf. neoeomiensis Pervinquière : Et. géol. Tun. cent., p. 44.

Je crois devoir rapporter à cette espèce un fragment de nautile recueilli au pied W du Dj. Serdj, car il offre les principaux caractères de cette espèce: forme médiocrement renflée, à ombilic relativement large, côtes arquées, infléchies en avant, puis en arrière, avec une arête de rebroussement sur la ligne médiane du ventre. Je l'avais aussi rapproché de N, Neckerianus Pictet («), de l'étage ^»li^ comme mon échantillon, mais celui-ci présente un ombilic complètement fermé, avec des côtes plus fines et plus nombreuses.

Gisement. — Un échantillon unique et incomplet provenant du' Dj. Serdj, un peu au S de Decherat Zriba. Aptien.

(i) Foord : Catalogue of the fossil Ccphalopoda in Ihe Bristish Muséum, Nautiloidea, H. Londres, 1S91. (a) PiCTET et Campiche: Ste-Groix, p. i3a, PI. XVI.

Le type de A^. neocomiensis appartient à THauterivien, mais Kilian (^) cite aussi ce nautile dans TAptien. Coquand le mentionne également dans TAptien d'Aïn Zaïrin, localité problématique de la Province de Constantine.

Nautllus elegans Sowerby (non d'Orbigny)

1816. Nautilus elegans J. Sowerby : Min. Conch., vol. II, p. 33, PI. CXVI. 1853. Nautilus pseudo elegans SharpeCdod dOrb.) : Foss. Moil. Chalk, p. 13, PI. IV, fig. 2 fi-l\ 1891. Nautilus elegans Foord : Catalogue foss. Cepb., p. 270, fig. 60. (Bibliographie). 1903. Ici. Pervinquière : Et. géol. Tun. cent., p. 6?.

(Non Nautilus elegans d'Orbigny, nec Sharpe, nec Blanfohd et Stoliczka).

Foord a montré que la plupart des auteurs, et d'Orbigny en particulier, sV'taieiil trompés sur Tinterprétation de l'espèce créée par Sowerby; aussi a-t-fl donné nnr nouvelle description et un nouveau dessin du type môme de Sowerby. l.a (li.^l:n()^<' de celte espèce peut être résumée comme il suit : coquille renflée, un peu ai»i.aic sur les côtés, rétrécie et arrondie sur la région ventrale ; tours très embrassants : ombilic petit ; cloisons modérément espacées, décrivant une large concavilé sur les côtés et presque droites sur la région ventrale ; siphon très légèrement en dc^ssons du centre; ornements du test consistant en côtes régulières, assez saillantes (aplaties sur les moules)» séparées par des intervalles ayant à peu près la moitié de la largeur des côtes, se bifurquant parfois. Ces côtes, d'abord dirifrées en avant, sont ensuite fortement incurvées en arrière et dessinent un profond sinus sur la n'irion ventrale.

Cette espèce diffère donc de celle- à laquelle d'Orbigny a appliciué le niénie ummi (ti qui est devenue N. Atlas Whiteaves) par une épaisseur beaucoup moins ;jian(i<? ei par la position presque centrale du siphon (et non voisine du boid exleme).

Plusieurs de nos échantillons du Mrhila répondent bien à le^pèic de Sowi.iuiN. Quelques autres ont une forme un peu différente : ils soni |)ln< jdals d ont les flancs plus parallèles. C'est très vraisemblablement la forme déslirnic par i>()iuu(i\Y sous le nom de N, eleganioides (*). Les quelques li«,Mie^ d<»nn('es p.ir i)()kiu(;\^ >*appliquent exactement à nos nautiles. Foord a décrit et liL^in' (i un \. cf.'fjiinlohir.s provenant du Cénomanien de Honfleur (le type de i)'()Hni<;N^ piovenail de^ Naciies Noires), qui diffère un peu de nos échantillons tunisiens, mais il r.nil aj-Milei (\\uceux-ci sont bien semblables à un nautile de llonllcur ((oljeillon de là S .il.Mt qui répond également à la description de d'Oiuuow. 11 est un p< u m-in^ ^ un peu plus haut que celui figuré par Foonu ; ses (iois.uis soni. ( n mii? sinueuses que ne le ferait croire la figure donnée par cet auleni, ce (}iii i -i d conforme au texte (sutures considcrably curved back\\ards on die -idr- ..r llh?^'^ and forming a conspicuous sinus on the periphervl. *

'Cfi.

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(i) KiLiAN : Montagne de Lurc, p. a^S.

(a) D'Orbigny: Pal.fr., p. 89. D'après Pictet [Sic Croix, p. 11. r- t! nysius Lesleur [Vues et coupes du cap de la Ilcve] ; je n'ai j»ii ti.>ii\. r 1 cette dernière espèce.

(3) Foord : Cat. foss. Ceph., p. 377, fig. 61.

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ptton ni l» figufe "

Il ne me paraît donc pas douteux que nous ayons affaire à N. elegantoides d'Orbigny. Je considère d'ailleurs celui-ci comme une simple variété de N, elegam Sow. et je serais d'autre part assez enclin à lui rattacher N, crebricostatus Blanford et N. Negama Blanford (^).

Gisements. — Forme typique : 5-6 échantillons du Cénomanien de Foum el Guelta (coll. Flick et la mienne).

Var. elegantoides (?) : 4 échantillons : Foum el Guelta, Kef Si Abd el Kader (partie inférieure des marnes), Dj. ben Habbes (Daala), bordj Debbich.

Nautllus triangularis Montfort

1802. Nautilite triangulaire Denys de Montfort: Hist. nat. générale et particulière des Mollusques, in SoNNiNi : Suites à Bupfon, vol. IV, p. 292, PI. XLIX, fig. 2. 1840. Nautilus triangularis d'Orhigny : Pal. fr., p. 79, PI. XII. 1880. NautUus Jugurtha Coquand : Études supplémentaires, p. 364. 1891. Nautilus triangularis Fooud : Catalogue foss.Ceph., p. 266. 1903. Id. Pervinquière : Et. géol.Tun. cent., p. 83.

La description de d*Orbigny ne fait pas mention de la modification subie par la forme des tours ; la diagnose de cette espèce peut donc être complétée de la façon suivante (d'après un échantillon de Rouen) : Coquille médiocrement épaisse, lisse ; ombilic très étroit ; section des tours arrondie jusqu'au début du dernier tour, devenant ensuite anguleuse, triangulaire, puis s'arrondissant de nouveau un peu sur la loge d'habitation ; section largement échancrée par le tour précédent ; flancs légèrement convexes. Cloisons fortement concaves sur les côtés et s'incurvanl brusquement à angle droit au voisinage de l ombilic. Siphon placé bien au-dessous du centre (à moins du quart de la hauteur, d'après la figure de d'Orbigny).

Rapports et différences. -- Cette espèce est facile a distinguer des autres, sauf de Nautilus Munieri CnorpAT (■), qui n'est sans doute qu'une variété épaisse de N, Mermeti Coq. ; on séparera l'espèce portugaise de N, triangularis par son épaisseur moindre et par le très faible écartement des cloisons.

Il ne me parait pas douteux que le A'. Jugurtha Coq. ne soit qu'un représentant de grande taille de N, triangularis.

Gisements. — Cénomanien. Deux exemplaires, l'un de Foum el Guelta (coll. Flick). l'autre du Semmama. En Algérie, Coquand mentionne cette espèce à Tenoukla et à Batna. Elle a également été trouvée en de nombreux points de France et d'Angleterre, toujours dans le Cénomanien.

|i) Blauvord: Crct. S. India, p. 35 et 36, PI. XX, fig. a ; XXI, i, 3; XXII. 11 est >Tai que, si cette assimil'ation est vérifiée, le nom de N. elegantoides devra disparaître, cette csi>èce ayant été figurée seulement ,«n 1891 par Foord, tandis que les figures et la description de N. Negama Blanford remontent à 1861.

(2) Choffat: Faune crétacique du Portugal, p. i, PI. I, fig. a ; II, i.

Nautllus Mermetl Coquand

1862. ^autilus Meimeti Coquand : Géo). Pal. S. Constantine, p. 166, PI. II, fig. 1-2. 1886. Nautilus Munieri Choffat : Faune crét. Portugal, p. 1, PI. I, fig. 2; II, 1. 1903. Nautilus Mermeii Pervinquïère : Et. géol. Tun. cent., p. 66, 77, 79.

Cette espèce est très voisine de la précédente; je crois cependant devoir maintenir son indépendance, car les caractères différentiels sont bien constants. Ceux-ci gisent dans la section très étroite, ovale-lancéolée (conservant sa forme à tous les âges) et dans le très faible écartement des cloisons, mais celles-ci ont exaclcnuMil la même forme que celles de A^. triangularis, contrairement à ce qirin(li(jiio Coquand. Le siphon est placé encore plus bas que dans A^. triangularis (an i j î\c la hauteur).

Rapports et différences. — J'ai déjà dit que N, Munieri Choffat est inlnmédiaire entre N. triangularis et A^. Mermeti ; à mon avis, c'est une simple v;u i( l< de cette dernière espèce. Le caractère invoqué par Cuoffat pour la sojinialinii (le tracé des cloisons) repose uniquement sur une légère erreur de dessin daii^ la figure de Coquand; les cloisons sont plus brusquement infléchies que le dc^-iii lu le ferait croire. L'individu représenté par Choffat sur sa PI. I et un éciianiillnii de A^. Munieri, donné par l'auteur à la collection de la Sorbonne, ne mnniK ni aucune différence notable avec nos spécimens tunisiens ; tous pré>enleiil le ie^-( irement caractéristique des cloisons. Par contre le nautile figuré pai- Cuoiim ^in sa PL II est un peu plus épais et se rapproche de A'. iri(in(jul(iris, inu[\u\ il appartient peut-être.

N. Fittoni Sharpe (^) n'est pas sans analogie avec A; Mcrnwti (juanl à la faible épaisseur et au tracé des cloisons, mais la section est luoin-^ lancrolce. Ils deux flancs sont plus parallèles, raccordés par une région vcnliale aiiondie.

Gisements. — Ce nautile est cantonné dans le Cénouianien qu il earaclérise ; on ne le trouve que dans le faciès méridional et encore n'\ ( sl-ii p.is iirs rmnmun. Je n'en ai trouvé que quatre exemplaires : Mrhila el l>ireno.

Le type provient de Tenoukla^ près de Tébcssa. L'espèce se ien(«)iihe au, inéni» niveau en Portugal, en Espagne et en Provence.

Nautllus Fieurlausianus u'OuinGN^

1840. Nautilus Fleuriausianus d'Orbigny : Pal. fr., p. 82, PI. XV. 1861. Id. Stoliczka : Cret. S. India, p. 206, PI. XCIV, ï\i;. 1. 1891. Id. FooRD : Catalogue foss. Ceph., p. 268. 1903. Nautilus sp, Pervinquïère : Et. géol. Tun. cent., p. 69.

(i) Sharpe: Foss. Moll. Chalk, p. 17, PI, VI, fig. 4 a-c. Voir aus^i .s,,,,im p. 171, PI. XLVII, fig. 5-6.

Cette espèce, établie par d'Orbigny, a été ultérieurement supprimée par le même auteur et réunie à ^V. triangularis. On ne voit pas très bien la raison de ce changement, car si ces deux espèces sont voisines, elles semblent néanmoins distinctes et relativement faciles à séparer. Il ne paraît pas que la région ventrale de N, Fleuriausianus devienne tranchante à une période quelconque du développement ; elle semble être au contraire toujours arrondie. D'autre part, le texte et la figure de d'Orbigny concordent pour lui attribuer des cloisons « un peu arquées » près de Tombilic et non pas brusquement infléchies.

Kotre individu montre bien ces caractères ; il répond d'ailleurs exactement à la Ggure de Stoliczxa, qui représente une variété dans laquelle les deux flancs sont nettement bombés et assez divergents. Les figures de Schllter et de Siiarpe concernent une autre variété dans laquelle les flancs sont plus parallèles et la région ventrale plus large.

Gisement. — Un seul échantillon certain. Génomanien. En dessous du Kef Si Abd el Kader (Mrhila).

Nautllus cf. N. subisevigatus d'Orbigny

1840. Nautilus Usvigattis d'Orbigny : Pal. fr., p. 84, PI. XVII. 1850. N. sublœvigatus hVRBiGSY : Prodrome, vol. II, p. 189. 1853. N. lœvigatus Sharpe : Foss. MoU. Chalk, p. 11, Pi. II, fig. 1 a-b, 2 a-b. 1872. N, sublœvigatus Geinitz : Elbthalgebirge, II, p. 182, PI. XXXII, ûg. 1-3. 1889. Id. Peron: MoU. foss. Crét. Tun., p. 2. 1891. Id, FooRD : Catalogue foss. Cepb., p. 242.

1903. Nautilus du groupe de N, Uecigatus Pbrvinquiëre : Et. géol. Tua. cent., p. 67 (?), 113, 114, 118, 122, 123, 124, 132, 133.

J*ai rencontré toute une série de nautiles qui se rapprochent de A^. subisevigatus plus que de tout autre, sans lui être identiques. On peut dire que tous sont moins renflés, moins globuleux. Il est vrai que Geinitz a admis dans cette espèce une variété très peu épaisse (fig. a de sa PI. XXXII), mais on est en droit de se demander si elle appartient bien encore à la même espèce ; nos exemplaires ne montrent point une telle étroitesse, quoique la hajuteur surpasse un peu l'épaisseur ; les flancs tendent à s'aplatir, à devenir moins convexes. A part cela, la forme des cloisons et rétroitesse de Tombilic s'accordent bien avec la définition de N. sublœvigatus .

Cependant deux individus ont un ombilic un peu moins étroit ; ils appartiennent Tun et l'autre au Sénonien inférieur, comme ceux que Peron a attribués à iV. Dekayi Morton. Je ne serais pas surpris qu'il s'agît d'une seule et même espèce. iV. Dekayi Morton est une forme très spéciale, plus épaisse encore que ^V. sublœvigatus et remarquable par ce fait que l'ombilic est occupé par une sorte de columelle persistante. Meek a montré (^) que les auteurs (entre autres d'Orbigny) avaient mal interprété cette espèce, qui paraît spéciale à l'Amérique.

(i) Meek : Invert. Cret. foss., p. /49G.

J'ai également rapporté à N. sublœvigatus deux petits nautiles du Génomanien de Foum el Guelta, qui répondent assez bien à la fig. a de la PI. II de Shahpe. L'un d'eux (d'ailleurs incomplet) possède encore une partie de son test et montre de fines stries arquées, distribuées par bandes, rappelant tout à fait l'ornementation de N. Bouchardianus d'Oub., lequel, au surplus, a presque la même forme. C'est même à cette dernière espèce que j'eusse attribué mes échantillons, si d'Orbigny ne disait formellement que les cloisons de A^. Bouchardianus sont très espacées, tandis qu'elles sont très rapprochées sur le jeune spécimen que j'ai en main.

Gisements. — Cette espèce a une assez large distribution stratigraphiquc, puisqu'on la trouve depuis le Génomanien (Angleterre, France) jusque dans le Sénonien.

Génomanien : a exemplaires de Foum el Guelta.

Sénonien inférieur : 8-10 exemplaires des Dj. bou Driès, Bireno, Mabiouk, Tiouacha, bou Arara, Si ben Habbes, du bordj el Arbi ben Baccouch, de 10. br»u Sbiha (Ouled Aoun), etc. C'est une espèce très commune dont j'ai fréquemnicnt trouvé des représentants, mais la difficulté des transports m'a souvent empêché d'emporter ces fossiles peu caractéristiques.

AMMONOÏDES

Genre PHYLLOGERAS Sless

Le genre Phylloceras a été créé par Si ess pour des ammonites généralement très involutes et à faible ornementation, dont la ligne suturale est très particulière : les lobes nombreux décroissent régulièrement en dimension et ne sont jamais divisés en parties paires, tandis que les selles, généralement bifides, ont toutes leurs extrémités arrondies ou spatulées ou encore en feuille de chêne.

De Grossouvre a émis Topinion (*) que les derniers Phylloceras se trouvaient dans le Gault et que les espèces de la Craie supérieure à aspect de Phylloceras navaient pas de cloisons à terminaison phvlloïdienne, mais se rapprochaient des Desmoceras ou des Pazosia ; elles devaient par suite constituer un nouveau genre, nommé Schliiteria,

En réalité, il existe des Phylloceras typiques dans la Craie supérieure de Tlnde et de la Tunisie, tout au moins ; je donne plus loin la photographie et la cloison d'un Phylloceras indiscutable. Kossmat a déjà montré (*) que ce genre Schliiteria était hétérogène : des 4 espèces citées par son auteur, 3 sont de vrais Phylloceras, la 4" (Sch. Larleli Selles sp.) (*) est un Desmoceras (ou Pazosia); c'est d'ailleurs dans ce dernier genre que Seines avait placé son espèce. Je partage complètement l'opinion de Kossmat à ce sujet.

x\ssurément certaines ammonites dont il sera question plus loin sont singuHèrement difBciles à classer, car, à première vue, elles allient des caractères de Phylloceras à des caractères de Desmoceras. On pourrait être tenté d'en faire un groupe spécial et d'adopter pour lui la désignation de Schliiteria, mais on se buterait alors à une difficulté insurmontable. En effet, de Grossouvre n'a pas cité dans son genre Schliiteria l'espèce la i)lus remarquable au point de vue de l'ambiguité des caractères génériques : Amm. diphylloides Foubes, à laquelle Kossmat a ajoute depuis YAmm. [Pazosia) phyltimorphus . Au contraire, de Grossouvre a confondu, sous le nom de Desmoceras pyrenaicam (*), deux espèces difl'érenles, dont l'une n'est autre

(i) De Grossouvre: Amm. Craie supérieure, p. aiG.

(a) Kossmat: Sûdind. Kreidof., p. q.

(3) Seunes : Gonlrib. Cépli. Crct. supérieur, p. 19, PI. III, fig. a ; IV, 2 a-b.

(l^) De GROssuuvnE : Amm. Craie supérieure, p. 1C8, PI. XW, Hg. a; XWVII, 9.

5o ÉTUDES DE PALÉONTOLOGIE TUNISIENNE

que Puzosia diphylloides ; or. la description ne fait même pas allusion au genre Schliiteria, Si j'ajoute que Tammonite citée ci-dessus est à peine distincte de VAmm. phyllimorphus Kossmat et que cette nouvelle espèce est très proche parente de Desmoceras Larleti Seunes (Schliiteria pour de Gkossouvre), on verra à quelles difficultés inextricables mène l'adoption du genre Schliiteria.

Le Crétacé de Tunisie nous a fourni des Phylloceras appartenant aux groupes suivants :

I). Groupe du Ph. heterophyllum (Ph. Tethys, picturatum, ellipticum, Velledœ. Tanit et sans doute decipiens).

II). Groupe du Ph, Partschi (Ph . infundibulum, Rouyanum, Forbesianum).

III). Groupe du Ph. tatricum (Ph. semisulcatum).

IV). Groupe du Ph. ultramontanum (Ph. Calypso, Guettardi, late-umbilicatum.)

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