IV. Éch. PL XX, fig
(i) Stoligzka : Croi. S. India, p. laa, PL LX.
(a) Coquand : Synopsis an. fossiles S-\Y France, p. 966 (pas de fip^uro).
(3) Cf. WiuTB : Contr. Pal. Brazil, p. aaC, PL XIX, fig. 1-2 ; X\, 3.
(6) K0S8MAT : Sûdind. Kreidef., p. i35.
(5) J'ai moi-même recueilli en Charente-Inférieure des fragments qui peuvent lui être rapportes», mais ils sont trop incomplets pour qu'on puisse dire s'il s'agit bien de cette espt»cc ou de F. Thevestensis (A, Alphonsi).
ETUDES DE PALEONTOLOGIE TUIflSlENIiE
: Celte espèce a été décrite par Perôn, <t*appès on échantillon uniquQ, ^ Bcm interprétation m'a un peu embarrassé; -aussi, dans mon- Ëtude géologique» me suis-je borné à rtientionner (p. loi} Texistencc, au Draa el Miaad> de formes voisines de VAmm, superstes. Depuis lors, j'ai pu examiner le type, grâce à l-amabilité bien connue de M. Peron, et j'ai pu me convaincre que plusieurs de mes çchanlillons devaient être rapportés à cette espèce. Ils offrent une taille oscillant entre 54 et ia4 mm., ce qui permet de suivre les modifications dues à l'âge. Aussi me parait-il opportun de reprendre la diagnose de cette espèce.
A tous les stades, là forme est épaisse, mais moins globuleuse que celle d'Amm. superstes. Les lourd sont larges et médiocrement embrassants, le dernier tour recouvrant les a/3 du tour précédent. Dans l'échantillon type, la section est polygonale ; la région ventrale, aplatie, se distingue nettement des flancs. Quelquesuns de nos échantillons présentent aussi cette forme, mais les deux que je ligure ont des tours plus arrondis et se rapprochent de Fagesia superstes, L'onibilic est assez large et médiocrement profond. Il est garni de i4-i5 tubercules pinces, qui se prolongent légèrement dan9 TombiHc. De ces tubercules partent deux à' trois côtes, auxquelles peuvent s'ajouter des côtes intercalaires. Dans le type, ces côtes se dirigent obliquement en avant, puis s'infléchissent et traversent la région ventrale sans s'atténuer. Dans le jeune exemplaire (PI. XX, (ig. 5), les côtes décrivent une courbe plus régulière. A la limite des flancs et de la région ventrale, on observe
une très légère surélévation des côtes. Dans la vieillesse, ces côtes disparaissent ; on les reconnaît encore sur le grand exemplaire (PI. X, fig. 6) ; cependant, elles sont si peu accentuées que la photographie ne les a pas rendues ; les tubercules sont alors atténués, quoique encore bien visibles.
La ligne suturale, très peu nette sur le type, est facile à suivre sur nos échantillons. Les deux reproductions que je donne ici (fig. ia3, ia4) prouvent que celle-ci varie assez peu. Les éléments en sont très élancés. Les deux premières selles
Fig. 123. — F. Thevestensis (écli. PI. XX fig. 5; r = 45).
Fio. 124. - F. Thevestensis (éch. PI. XX, fig. 6; r = 70).
sont presque de la même hauteur ; les suivantes, beaucoup plus basses. Elles sont divisées en trois parties inégales par deux lobules. Le lobe siphonal est légèrement plus long que le premier lobe latéral ; celui-ci est notablement plus long que le,
deuxième; l'un et raiitrë sont bifides, tandis quel les suivants se terminent en -pointe. •
Rapports et différences. — En somme, quelques-uns de nos spécimens reproduisent la* forme typique, tout en ayant l'ombilic plus étroit ; ils se rapprochent alors de VAmm. Doucheront Coq. Les autres ont une épaisseur plus grande, des flancs moins distincts, et forment le passage à F, superstes. C'est le cas pour les deux individus figurés.
Fagesia Thevestensis est une espèce très voisine de F. supersies, dont elle se distingue par une forme plus aplatie et moins globuleuse (les flancs et la région ventrale sont donc. mieux individualisés) et par un ombilic plus large et moins profond. Les tubercules sont un peu plus nombreux que dans F. superstes ou, tout au moins, que dans la variété tunisienne de cette ammonite ; ces tubercules sont pinces dans le jeune âge (PI. XX, fig. 5 a) et non arrondis. Les côtes sont plus grêles et plus nombreuses ; elles décrivent presque une ligne brisée dans le type.
On voit que ces difl*érences sont à peine d'ordre spécifique ; il ne s'agit que de plus ou de moinç. 11 semble quCv le type de F. Thevestensis soit le terme extrême d'une série se rattachant, d'une part, aux Acanthoceras aberrants, et aboutissant, d'autre part, à F. superstes. En tout cas, si les deux espèces devaient être réunies, il faudrait conserver le nom de F. Thevestensis, qui Oi la priorité, bien qu'il ne s'applique pas à la forme moyenne. Dans ces conditions, je crois préférable de maintenir les deux espèces, tout en reconnaissant qu'on aura souvent bien de la peine à les séparer.
Amm, Alphonsi Coquand est précisément intermédiaire entre F. superstes et F. Thevestensis. Le type est un grand échantillon, en très mauvais état, que j'ai pu examiner dans les collections de Paléontologie du Muséum, grâce à l'obligeance de MM. Boule et Thévenin. Les dimensions relatives (') sont bien celles de F, Thevestensis, dont Amm. Alphonsi a la forme un peu aplatie (avec des flancs bien distincts) et le large ombilic. 11 existait évidemment des tubercules., mais on ne peut plus reconnaître leur fçrme. D'ailleurs, qu'on rattache Amm. Alphonsi à F. Thevestensis ou à F. superstes (et on ne peut douter que ce soit Tune ou l'autre de ces espèces, malgré l'état du type de Coquand), de toute façon, l'espèce de la Charente tombera en synonymie, puisqu'elle n'a pas été figurée. Il est intéressant de signaler, en passant, la ressemblance de cette grosse ammonite avec certains Vascoceras ; toutefois, en cassant le dernier tour, on apercevra, sur le tour précédent, des côtes qui nxanquent dans les Vascoceras.
(i) Voici les dimensions du type d'Amm. AlpKonsi :
- Diamètre du dernier tour iSa (i)
Diamètre de ravant-dcrnicr tour 90 (?) (0,49) [ij
Hauteur du dernier tour 67 {0,37)
Hauteur de l'avant-dernier tour^ 3& (0,18) [0,39]
' Épaisseur du dernier tour 118 (ô,65)
. Épaisseur de TavanC-dernier tour 70 (0,39) [0,77]
Largeur de l'ombilic du dernier tour 60 (o,33)
Largeur de Tombilic de Tavant-dernier tour 33 (0,18) [o,36]
SaS ÉTUDES DE PALÉONTOLOGIE TUPÎISIENNE
La description de VA mm, Boucheroni Goquaîîd{^) m'avait fait supposer que cette espèce avait également une grande analogie avec celle qui nous occupe. En réalité, l'analogiQ est un peu plus lointaine que je ne le pensais. Le seul représentant de celte espèce figurant dans la collection Goquand (sans doute le type, bien que ses dimensions ne concordent pas exactement avec celles indiquées) est un déplorable échantillon fruste et écrasé. J'ai pu constater, néanmoins, que cet échantillon appartenait à la même espèce qu'une autre ammonite d'Àngoulôme, qui m'a été aimablement communiquée par M. Arnaud. Cette dernière n'est pas en bien bon état, elle non plus, mais on peut du moins reconnaître la forme de l'ammonite. On constate que celle-ci est plus plate qu A mm, Alphonsi, qu'elle a les tours plus hauts et moins épais ; l'ombilic est également beaucoup plus étroit, mais il existe parfaitement, contrairement à ce que ferait croire la description de Goquand, lequel ne s'était même pas donné la peine de dégager son ammonite ; cet ombilic a environ i5 mm. sur les deux échantillons, qui ont sensiblement la même taille (loo mm.). L'exemplaire de M. Arnaud montre encore un tubercule ombilical. La collection ToucAs renferme, d'autre part, une petite ammonite du Turonien inférieur de la Bedoule, qui offre la même forme et la même ornementation ; l'ombilic y est également très petit. La conclusion de mon examen est que VA mm, Boucheroni est un Fagesia, distinct à la fois de VAmm, Thevestensis-Alphonsi et de VAmm. superstes, 11 s'en sépare par une forme plus haute et moins large des tours, une section ovalaire ou subelliptique, plus haute que large, une région ventrale rétrécie, un ombilic très petit. 11 n'est pas inutile de rappeler que certains de nos F. Thevestensis ont un ombilic plus étroit que le type et tendent, à ce point de vue, vers Amm, Bou-^ cheroniy mais ils sont encore plus épais et plus arrondis.
Le plus gros des deux échantillons de F, Thevestensis que j'ai figurés (lesquels forment, tous deux, le passage à F, superstes) offre une ressemblance réelle avec F, Rudra Stol., quoique ce dernier ait une forme plus globuleuse et un ombilic plus étroit ; j'ai déjà fait observer que cette ammonite n'a pas de tubercules ombilicaux, tandis qu'à même taille, les tubercules sont très marqués dans F, Thevestensis, Un . autre échantillon, en médiocre état, que sa forme assez aplatie ferait rapporter à F, Thevestensis, a un ombilic beaucoup plus étroit, autour duquel on ne distingue pas de tubercules, ce qui le rapproche de F, Rudra 5tol., mais il est beaucoup moins épais que cette dernière ammonite.
11 me parait très probable que VAmm. Kotoi Yabe est identique à F. Thevestensis, mais l'état de Tunique échantillon connu ne permet pas de TafErmer.
Enfin, F, Thevestensis, plus encore que F, superstes, se rapproche de certains Acanthoceras, tels que : Ac, aberrans Kossmat et Ac, méridionale Stol, figuré d'autre part (PI. XV, fig. a). Néanmoins, on le distinguera toujours de ces formes par la présence d'une seule rangée de tubercules (*), tandis que les espèces citées
(i) Goquand : Synopsis, p. 967. Description Charente, p. 116.
(2) Le type de F. Thevestensis a les côtes à peine surélevées au raccord des flancs et de la région v«n> traie ; il faut faire très attention pour constater ce caractère, qui peut se voir également sur le petit échantillon figuré PI. XX, fig. 5. Pratiquement, on peut dire qu'il y a une seule rangée de tubercules (à Tombilic).
en ont deux de chaque cAté. D'ailleurs, Ac, méridionale présente franchement la selle carrée et bifide des Acanthoceras,
Gisements. — ïuronien inférieur. 6-7 exemplaires : Tébessa, Draa el Miaad, Bireno (Kef Kraled, Aïn es Settara), Mrhila (Sif et Telia). Cette même espèce a été citée par Ghoffat (avec un point de doute), en Portugal. Elle existe dans les Charcutes (Amm. Alphonsi) et peut-être au Japon (Amm. Kotoi). Une forme très voisine (Amm, Doucheroni) se trouve, au même niveau, dans les Gharenles et la Provence.
Fàgesia PeronI Pervinquière 1907
PI. XX, fig. 7 a-6, 8 a-b
1 II III
Diamètre 45 (1) 67 (1) 110 (?) (1)
Hauteur du dernier tour 21 (0,46) 25 (0,37) 40 (0,36)
Épaisseur du dernier tour 35 (0,73) 57 (0,85) 133 (1,22)
Largeur de l'ombilic 18 (0,40) 25 (0,37) 60 (?) (0,55)
I. Éch. PI. XX, flg. 7. — II. Éch. PI. XX, fig. 8. — III. Grand échantillon déformé du Fekirine (Mrhila) ; à la rigueur une variété inerme de F. superstes.
Coquille globuleuse, à enroulement médiocrement serré, un tour recouvrant à peu près les a/S du précédent. Tours épais, à section très surbaissée. Ombilic assez large, à paroi rapide, sans être tout à fait verticale, entouré par une rangée de dix tubercules arrondis ou aigus. Région ventrale lisse ; pas de flancs individualisés. L'échantillon de la PI. XX, fig. 7 présente un léger bourrelet, encadré entre deux sillons, qui ne s'observe pas sur les autres individus, de taille un peu plus grande, il est vrai. On devine des tracés de côtes au voisinage des tubercules ; ces côtes disparaissent bientôt (PL XX, fig. 8).
Cloisons mal visibles, mais paraissant concorder avec celles de F, superstes et de F. Thevesiensis.
Dans un échantillon un peu déformé, l'épaisseur (5o mm.) surpasse un peu le diamètre, tandis que le dernier tour n'a que i5 mm. de hauteur. Un autre échantillon, malheureusement très déformé, que je ne rapporte qu'avec doute à la même espèce, présente encore une plus grande exagération de l'épaisseur (voir mesures n* III). Les tubercules ombilicaux ont disparu. D'après les mesures, l'épaisseur des tours irait donc en croissant plus vite que la hauteur; quant à la largeur de l'ombilic, elle serait un peu variable.
Rapports et différences. — Cette espèce, très voisine de F. superstes, s'en distinguera, sans difficulté, par l'absence de côtes et par la forme encore plus surbaissée des tours. Je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une simple variété de F, superstes. En tout cas, l'absence de côtes ne peut être imputée à l'usure, comme je m'en suis assuré en cassant l'échantillon de 5o mm. ; l'avant-dernier tour ne présentait pas trace de côtes. D'autre part, le jeune possède un sillon dont je ne connais pas l'analogue chez F. superstes,
33o ETUDES DE PALÉONTOLOGIE TUNISIENNE
Il faut noter la très grande ressemblance de quelques échantillons (tels que le n- III des mesures) avec certains Vascoceras (par ex. : Vase. Haritiformis Choffat) ; toutefois, ce qu'on voit de la ligne suturale les en éloigne, tandis qu'il les rapproche plutôt des Fagesia. D'autre part, Choffat (loc. cit., p. 63) dit que, dans la jeunesse. Vase. IlarUiformis possède, non seulement des tubercules ombilicaux, mais des côtes, qui traversent la région ventrale en se renflant un peu de chaque côté du siphon ; il a d'ailleurs figuré une petite ammonite, considérée comme le jeune de cette espèce, qui est évidemment différente de celle que nous décrivons.
Gisements. — ïuronien inférieur. Cinq échantillons : Mrhila (Fekirine) (coll. Flick) et Bireno (Aïn es Settara, A. es Sfeia).
Ce m'est un grand plaisir de dédier cette curieuse ammonite à M. A. Peron, Correspondant de l'Institut, dont les beaux travaux sur l'Afrique du Nord sont désormais classiques et qui a mis à ma disposition, avec la plus grande obligeance, tous les fossiles de sa collection pouvant m'être utiles,
Fagesia (?) Fleuryl Pervinquière 190*^
PI. \\, ihr. 9 a-b
Diamètre.... 69 (1)
Hauteur du dernier tour 24 (0,39)
Épaisseur du dernier tour 58 (0,84)
Largeur de Tombilic 11 (0,16)
Coquille sphéroidale, à enroulement extrêmement serré ; ombilic très étroit, à paroi verticale ou un peu en surplomb ; pas de tubercules ; région ventrale ornée d'une quinzaine de côtes minces, peu saillantes, très espacées, non interrompues dans le plan médian, mais atténuées sur les flancs. Longueur de la loge d'habitation supérieure à un tour. Cloisons mal visibles, comportant trois selles et trois lobes sur les flancs ; le troisième lobe est au bord même de l'ombilic ; la selle est irrégulièrement bifide.
Rapports et différences. — Ce n*est pas sans quelque hésitation que je rapporte cette ammonite au genre Fagesia ; si elle en a la forme générale, l'ornementation présente des différences importantes. Quoique j'aie enlevé un tour, les caractères ne se sont pas modifiés. La ligne suturale, autant qu'on peut la suivre, ne montre pas un accord parfait avec celle des vrais Fagesia. Peut-être est-ce un Vaseoceras? Anim, Fleuiyi a, en effet, une très grande ressemblance avec Vascoceras Kossmaii Choffat (') ; je crois cependant mon espèce distincte, car Vase, Kossmaii a un ombilic relativement plus large et ne possède pas de côtes, tandis que mon ammonite en montre. Par contre, un spécimen de Vase. Kossmaii, qui m'avait été aimablement communiqué par M. Cuoff.it, portait des tubercules ombilicaux atténués, mais encore très nets; Amm. Fleuryi n'en a pas.
I^ description donnée par Goqu.\>d de son Amm. Boucheroni pourrait, en
(1) Choffat : Faune crtl. Portugal, p. G3, PI. \III, Vig. H-y ; \IV. 1-2; XXI, 2G-27.
CBPHALOPODKS DES TERRAINS SECO!«DAIRES 33 L
grande partie, s'appliquer à mon espèce, bien que la costùlation soit différente. En réalité, Texamen du type de Coquand m'a montré que la ressemblance est très superficielle: Amm. Fledryi est bien plus globuleux, a un ombilic encore plus petit et, enfin, ne porte que des cotes très clairsemées. Ce caractère de la costùlation permet la distinction d'avec VAmm, Rudra Stol., déjà cité plusieurs fois ; cette ammonite indienne a, d'ailleurs, un ombilic bien plus large que la mienne.
Bref, mon espèce se distinguera par sa forme sphéroïdale, par son ombilic très étroit, par l'absence de tubercules et par la présence de côtes simples, séparées par un espace bien plus large qu'elles.
Gisement. — Un seul échantillon du Mrhila (Fekirine). Turonicn inférieur.
Je dédie cette ammonite à M. Fleury, Contrôleur civil en Tunisie, qui ne m'a pas seulement prcté un appui indispensable, mais qui s'est ingénié à faciliter l'accomplissement de ma mission.
Genre VASGOGERAS Choffat
Ce genre a été établi par Choffat (*) pour un groupe d'ammonites du Turonien de Portugal, présentant des affinités avec les Acanthoceras et les Manimites, Elles en ont également, non avec les vrais Ilolcostephanus, mais avec ces ammonites globuleuses, pour lesquelles je propose le nom de Fagesia. Je ne reviendrai pas sur leurs relations et je me bornerai à résumer les caractères du genre, renvoyant, pour le surplus, au mémoire de Choffat et à ce que j'ai dit plus haut (p. 322).
Coquille plus ou moins épaisse, parfois globuleuse, à région ventrale arrondie, ornée, dans la jeunesse, de côles portant des tubercules ombilicaux et des tubercules marginaux.; ces tubercules s'atténuent à l'âge adulte (les tubercules ombilicaux restant plus longtemps distincts) et disparaissent même complètement, sauf dans un groupe. Jamais de tubercule ventral médian. Loge d'habitation mesurant trois quarts de tour ou môme davantage, car j'ai observé des loges ayant plus dan tour. Ligne su tu raie, comprenant deux selles larges, arrondies, peu découpées; la troisième, beaucoup plus petite. Lobes larges et divisés par de petites selles non découpées.
CnoFFAT a distingué quatre groupes, qu on peut ramener à trois :
I. — Groupe de Vase. Ganiai et de Vase. Douvillei-Durandi. Formes monotuberculées, à ombilic large dans le premier cas, plus restreint dans le deuxième. II y a, d'ailleurs, tous les passages entre les deux cas ; il en est de même en ce qui concerne la forme plus ou moins arrondie des bords de l'ombilic ; c'est pourquoi
(i) CtioPFA.T : Faune cnH. Portiifral, p. 5i.
33a ÉTUDES DE PALÉONTOLOGIE TUNISIENNE
je crois préférable de réunir lés deux groupes primitifs. Je n'ai à citer, dans ce groupe, que Vase. Durandi Thomas et Pèkon.
II. — Groupe de Vase, Hariiiformis, Formes globulaires, à ombilic généralement étroit, ayant le bord de Tombilic plus ou moins anguleux. Je n'ai pas trouvé de représentants de ce groupe.
III. — Groupe de Vase, subconeiliaiam. Formes multîtuberculées, s*éloignant déjà notablement des précédentes, pour se rapprocher des Mammiies et des Acanthoceras (dans les formes extrêmes). Je place ici, avec quelques doutes, une nouvelle ammonite, pour laquelle je propose le nom de Vascoceras polymorphum.
De façon générale, les espèces de ce genre paraissent être très variables, très plastiques ; aussi semble-t-il que Ciioffat a un peu trop multiplié les coupures. Dans mon Ëtude géologique, j'ai parlé de « plusieurs espèces de Vascoceras » ; en réalité, si l'on met à part quelques échantillons appartenant à deux espèces dont il sera question plus loin, tous les autres peuvent, à mon avis, être considérés comme des variétés d'une seule espèce.
Le genre Vascoceras ne paraît connu jusqu'à ce jour qu'au Portugal, en Espagne, en Algérie, en Tunisie et au Brésil. Turonien.
1. — FORMES HONOTUBERGULÉES Vascoceras Durandi Thomas et Peron
PL XXI. fig. 1 a-b
1889. Pachydiscus Durandi Thomas et Peron : Moll. foss. Tunisie, p. 27, PI. XVIII, fig. 5-8.
1896. Id, Peron : Amm. Crét. sup. Algérie, p. 44, PI. IV, lig. 1 ; V, 1 ; XVII, 5.
1898. Vascoceras Doumilei Choffat : Faune crét. Portugal, p. 59, PI. X, fig. 3, 6; XI, 2-5;