‹ Études de paléontologie tunisienne. I-[II]Chapitre 54 sur 84 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

1897. Hem. Morreni Peron : Ibid., p. 75, PI. XV, fig. 1-6 ; XVlll. 11-14.

1897. Hem. Batnensis Peron ; Ibid., p. 78, PI. XV, fig. 7-8; XVIII, 15.

1898. (?) Hem. Ceadourensis Choffat : Faune crét. Portugal, p. 74, Pi. XX, fig. 7-10. 1903. Hem. Morreni Pervinquière : El. géol. Tun. cent., p. 113, 115, 117.

1903. Hem. Morreni, Hem. Tissotiœformis, Hem. Batnensis Hyatt : Pseudoceratites, p. 39, 40.

Diamètre

Hauteur du dernier tour..

Épaisseur du dernier tour.

Largeur de l'ombilic

(i) NicKLÈs: Pal. S-E Espagne, p. 9, fiR. 3.

Diamètre

Hauteur du dernier tour. .

Épaisseur du dernier tour.

Largeur de l'ombilic

. PI. XV. ttg.

3 do Pkroh. — III.

Var. prmeipua, PI,

XV, flg I de

Peron. — IV. Éch. da Mrhila. — V. Hem. Cazini, PI. XIV, fig. i de Perok. — VI. Éch. de la mémo var. du Mrhila. - VII. Éch. de bou Driès. - VIII. Éch. PI. XXV, flg. a.

Je ne ferai pas à nouveau Thistoire de cette espèce, car je n'ai rien à ajouter à ce qu'a dit Peron sur ce sujet, mais j'ai sur ce savant l'avantage de posséder une photographie du type de Coquand, ce qui me permet de fournir des renseignements complémentaires sur cette ammonite et de vider une importante question de nomenclature.

Quoique la figure donnée par Coquand ait été restaurée, elle reproduit assez bien la forme de l'ammonite. Au point de vue extérieur, le type répond exactement à ce que Peron a figuré sous le nom à' Hem, Morreni var. Tissotiœformis (^). Cette variété doit donc forcément disparaître. Le type ne présente pas de côtes, mais Coquand signale leur existence dans le jeune âge ; c'est bien ce que montre la fig. 5 de Peron. Ces côtes disparaissent plus ou moins tôt et peuvent persister à l'âge adulte, comme dans la var. Coquandi de Peron (fig. 6). J'ai cité, sous ce nom, plusieurs échantillons, recueillis au Kt. Saïd, présentant cette ornementation. Ce sont généralement des individus assez épais, mais cela n'a rien de régulier, car un échantillon mince les montre également et Peron les signale dans sa variété praecipua.

Cette var. prœcipua (Peron, PI. XV, fig. i-a) est caractérisée, entre autres, par sa faible épaisseur et son bord tranchant. On passe ainsi, sans interruption, à l'ammonite très plate que Peron a désignée sous le nom d'Hem, Cazini et qui ne parait être qu'une variété de la même espèce. Je possède un spécimen encore plus plat (n** VI des mesures) qui a été recueilli au Mrhila avec d'autres échantillons modérément renflés, présentant la même cloison. On verra plus loin que la disposition de la ligne suturaie et, en particulier, la largeur du premier lobe ne sont pas plus constantes que la forme générale.

Inversement, certains exemplaires sont beaucoup plus renflés que le type (voir n* VII et VIII des mesures et Pl. XXV, fig. a). L'épaisseur peut alors surpasser la hauteur du dernier tour ; chose un peu singulière, ces exemplaires très renflés ne portent que de très faibles côtes.

Mêmes variations au point de vue de la cloison. Le type de Coquand a sensibles ment la même cloison que la var. Coquandi de Peron, bien que les lobes soient encore plus allongés, comme le montre le dessin de Coquand, lequel n'est pas si fantaisiste qu'on pourrait le supposer. Peron a basé son Hem. Cazini sur la très faible épaisseur de la coquille, sur le nombre plus grand des éléments de la cloison (•) et sur la grande largeur du premier lobe. Or, je possède des ammonites du Mrhila (n* IV

(i) Pbrou : Amm. Grét. sup. Algérie, p. 78, PI. XV, fig. 3-5. Voir les mesures n** I et 11. |3) Ce nombre est en relation avec la faible profondeur de Tombilic et, inversement, avec ]m développement des flancs.

des mesures) que leur épaisseur modérée rapproche d^Hem, Morreni var. prœcipua plus que ô!Hem, Cazini et qui ont cependant le premier lobe très large et très bas, ainsi que les selles nombreuses de cette dernière forme. Il y a même une selle de plus, car, à la suite de la deuxième selle, on en compte au moins quatre autres (au lieu de trois), mais très petites, toutes semblables et séparées par des lobes ayant la môme largeur qu'elles.

Peron a proposé le nom cVIfem. Balnensis pour une ammonite que sa forme permettrait ti-ès bien de ranger parmi les Hem. Morreni, mais qui offre ufte selle externe assez spéciale, en ce sens qu'elle est divisée en deux parties inégales par un profond lobule; la partie externe est persillé», la partie interne arrondie. Il est aisé de voir qu'il s'agit simplement de l'accentuation d'un caractère commun à toutes ces ammonites. Si on compare la cloison cVHem, Balnensis (Peron, PI. XVIIl, fîg. i5).à celle à^ilem. Morreni var. Coquùndi (Peron, PI. XVIII, fîg. i4), il est facile de se rendre compte que la première se déduit immédiatement de la deuxième par un simple accroissement de la sellette entamant le premier lobe; la branche externe de ce premier lobe est alors refoulée, remontée et, en quelque sorte, adjointe à la selle externe ; la petite sellette est devenue une annexe (une simple subdivision) de cette selle externe.

Ënfîn, le fameux et énigmatique Heierammonites ammoniiiceras Coquand, qui a exercé la sagacité de bien des paléontologistes, me semble être simplement le terme extrême de cette série. Peron a déjà signalé ses rapports avec Hem, Cazini, mais j'avoue que, sans la photographie du type que je reproduis ici (PI. XXV, fîg. 43) ('), je ne serais pas arrivé mieux que mes devanciers à comprendre Tfextraordinaire description de Coquand. Dans cet Heierammonites, les deux éléments hétérogènes de la selle externe ont pris la même importance, et même la partie interne (celle qui provient du lobe) est devenue plus élevée que l'autre, en même temps qu'elle se persillait sur tout son pourtour ('). La branche externe du premier lobe est ainsi fendue au milieu de la selle résultante et porte elle-même des denticulations, tandis que la branche interne de ce premier lobe primitif est restée en place (constituant à elle seule tout le lobe) et a conservé les trois petites pointée, visibles aussi bien dans Hem. Morreni que dans Hem. Balnensis. Quant à la suite de la cloison, elle diffère à peine de celle d*Hem. Cazini (Peron, PI. XVIII, fig. lo) ; on notera toutefois que, si les deux selles suivantes sont entières, la troisième (c'està-dire, au total, la quatrième) porte une ou deux légères indentations (*). Le deuxième lobe se termine par trois petites pointes ; le troisième est bifide.

Ces caractères sont bien visibles sur la photographie du type, que je reproduis avec l'autorisation de M. Boecrh, auquel je suis heureux d'adresser mes plus sincères remercîments. Si ces caractères se retrouvent sur d'autres échantillons, on

(i) Il s'afçil du deuxième échantillon (sans loge; mentionné par Coquand (Ëtudes suppl., p. 4o).

(2) C'est ce que Coquand exprime en disant que la selle dorsale et le lobe latéral supérieur sont digités et découpé» en forme de feuille do persil.

(3) Évidemment, c'est à celte disposition que Goquamd faisait allusion quand U écrivait : « Selle latérale', ainsi .que les trois selles auxiliaires qui la suivent, présentant des découpures obtuses et non ramifiées, comme dans le genre Ccratites », phrase qui ne brille pas par un excès de clarté.

Digiti.zed by

pourra admettre qu'il s'agît d'une espèce spéciale ; cependant, je suis plutôt porté à croire qu'on a simplement affaire à une aberration de ce type incertain et mobile qu'est Y A mm. Morreni ('). Cette dernière espèce a évidemment la priorité sur Amm. ammoniiiceras . Elle a servi de type à un genre bien défini, llemitissoiia Peron, tandis que le genre Heterammonites est basé sur une description presque incompréhensible d'une ammonite non figurée. Ce dernier nom générique ne saurait donc être substitué à Ilemiiissotia. L'avenir seul nous dira si l'espèce peut être retenue. En attendant, je serais heureux si j'ai pu apporter quelque lumière sur cette partie si obscure de la paléontologie algérienne.

La diagnose d* HemitissoUa Morrenî, telle que j'entends celte espèce, peut être résumée de la façon suivante : Coquille renflée ou très renflée, à tours convexes, ou très plate à tours à peine bombés, toujours très embrassants. Ombilic étroit, en entonnoir, de profondeur variable avec l'épaisseur. Bord externe aminci, unicaréné. Flancs ornés, dans la jeunesse, d'une quinzaine de côtes simples, rcctilignes, devenant plus tard larges, peu saillantes et disparaissant à un stade plus ou moins avancé. Pas de tubercules. Cloisons ex traordinai rement variables (') composées de 5-6 selles, dont la dernière est généralement cachée dans l'ombilic. Les deux premières selles sont toujours découpées ; les suivantes peuvent être entières ou divisées ou festonnées. La première selle est plus ou moins haute et étroite. Le premier lobe présente une disposition assez caractéristique ; il possède toujours du côté externe une petite branche bien individualisée, mais située à une hauteur très variable, au point de simuler parfois un lobule subdivisant la selle externe (var. Datnensis et var. ammoniiiceras) (*). La deuxième branche (interne) du même lobe est souvent plus longue et se termine habituellement par trois pointes ; il peut arriver que ces trois pointes soient peu difl'érentes de celles terminant la branche externe ; le lobe peut, en même temps, se raccourcir et s'élargir considérablement, s'étirer (varl Cazini). La deuxième selle est plus large que la première ; elle est toujours divisée par une dent, au moins, mais souvent plus. Les selles suivantes peuvent être entières, et alors généralement pincées à la base, ou bien divisées par une ou plusieurs dents. La dernière selle est beaucoup plus petite que la précédente (moitié ou tiers) et généralement située dans l'ombilic. Les lobes, autres que le premier, portent habituellement des denticules plus ou moins réguliers ; ils sont droits ou pinces ; leur largeur est variable. Les lobes internes sont mal connus.

Cette description montre combien est variable la ligne suturale ; je n'ai pu d'ailleurs saisir aucune relation constante entre telle disposition de la cloison et telle ou telle forme générale de la coquille.

(i) C'est par suite de cette inconstance des caractères que je réunis ici des ammonites trùs différentes en apparence, alors qu'ailleurs j'ai adoiité pour l'esijècc des limites beaucoup plus cHroites. L'esiK'ce est ici en pleme variation.

(a) Les cloisons successives du môme individu montrent souvent des divergences notabl(3S.

(3) Une disposition analogue se retrouve dans Pseudotissotia et spécialement dans le sous-genre ChoffaticeraSt qui a la môme forme qu* Hemitissotia et qui devra peut-être disparaître.

Rapports et différences. — Malgré sa variabilité, cette ammonite est relativement facile à reconnaître, sî on accepte de la prendre dans le sens large, comme cela me parait indispensable. Hem, Ceadourensis Choffat (^) est une espèce mal connue, basée sur de mauvais matériaux, mais qui me paraît devoir se fondre dans Hem. Morreni.

Gisements. — Huit à dix échantillons ; Kt. Saïd (entre le Kt. Si Mabrouk et le Kt. Barfoui), Bireno (Sif er Rorhab), Dj. bou Driès (Oued Riay), Mrhila (Fekirine). Le type vient de Refana, près de Tébessa. Cette espèce habite toujours les couches les plus inférieures du Sénonien. Elle a été rencontrée également en Algérie et en Egypte (Zittel).

Genre TISSOTIA Douvillé

Le genre Tissotia a été établi, en 1890, par Douvillé (»), pour un groupe d'ammonites dont le type est Amm. Tissoti Bayle. Leur forme est un peu variable, l'enroulement serré, l'ombilic assez étroit. L'ornementation consiste en tubercules ombilicaux donnant naissance à une ou deux côtes, terminées par un tubercule marginal. La région ventrale porte une carène lisse ou crénelée, pouvant être encadrée par deux autres carènes ou deux rangées de tubercules. Tous ces ornements peuvent disparaître à un stade plus ou moins précoce. Le caractère le plus saillant est fourni par les cloisons. Celles-ci possèdent 3-5 selles, dont la première est divisée en deux parties par un lobule, plus rarement en trois ; les autres sont entières ou portent seulement un ou deux denticules n'altérant pas le tracé général. Les lobes, peu allongés, ne possèdent pas de branches, mais sont simplement denticules ; ils sont du type prionidien, comme dans les Gératites. Aussi ces caractères des selles et des lobes avaient-ils valu aux Tissotia le nom de Cératites de la Craie,

La position systématique des Tissotia est encore un objet de litige. Je crois ce genre intimement allié à Barroisiceras, malgré Tavis formulé par Htatt. La forme extérieure est la même, à tel point que la distinction des genres est parfois impossible, si on ne connaît pas les cloisons. Que Ton compare, à ce point de vue, les deux figures données par Redtenbacher (PI. XXIII, fig. i et 2), représentant Tissotia haplophylla et Barroisiceras Haberfellneri. La différence entre elles est beaucoup moindre que celles admises par de Grossouvre à l'intérieur de Barr, Haber^ fellneri. Ce dernier auteur a donné également de ces deux espèces des figures bien

(i) Choffat : Faune crét. Portugal, p. 7ii, PI. X\, fig. 7-1 u.

(a) Douvillé : Qass. Cératites Craie, B. S. G. F. (3), vol. XVIII, p. a85.

analogues (Amm. Craie sup., PI. IV, fig. 5 et PI. II, fig. i) ; la seule difTérenée notable est la disparition un peu plus rapide de la carène dans Barroisiceras. Celte ressemblance existe dès les premiers stades. Les premiers tours de Tiss. serrata et de Tiss. regularis, que nous a fait connaître Hyatt (*), et les premiers tours de Barroisiceras Haberfellneri, décrits par Solger (»), sont identiques : d'abord arrondis et lisses, puis un peu plus élevés et munis d'une carène. Cette forme persiste dans les Tissolia cités plus haut, tandis que Barroisiceras acquiert ensuite une forme un peu polygonale. Au fond, le caractère des cloisons est le seul permettant la séparation, et encore ces cloisons sont-elles bien peu différentes. Qu on se reporte encore aux figures de Redtenbaciier ; on verra qu'il sufût de fort peu de chose pour passer d'une cloison à l'autre ; il sufQt d'user un peu l'une d'elles, autrement dit, d'atténuer les denticules de Barr, Haberfellneri. J'aurai d'ailleurs l'occasion de signaler les termes de passage entre ces deux cloisons.

Puisque la forme extérieure, l'évolution individuelle et les cloisons ont de si grandes analogies dans les deux genres, ceux-ci doivent avoir d'intimes liens de parenté. J*ai longtemps pensé que les Tissolia descendaient des Barroisiceras, ce qui est également l'avis de M. Haug. Toutefois, il faut observer que ces deux genres apparaissent côte à côte dans le Coniacien. Je serai donc plutôt porté à croire que l'un et l'autre dérivent d'un type commun, lequel serait Pseudotissotia (restreint aux formes typiques). Pour les Tissotia, cela ne me paraît pas faire l'objet d'un doute. En effet, Pseud. Gallienei possède très sensiblement la forme de Tissolia Tissoli ; l'un et l'autre ont une triple carène et de larges côtes droites, faisant une faible saillie sur des flancs peu bombés. Solger nous a appris, en outre, que Pseudolissolia possédait d'abord des tours lisses, plus tard munis d'une carène. Les cloisons offrent le même plan général, mais les selles sont festonnées dans les Pseudolissotia, D'autre part, je décris plus loin une ammonite (Amm. Tunisiensis) dont le classement générique' est fort difficile. La forme est aussi bien celle des Tissolia que celle des Pseudolissolia et les cloisons présentent également des caractères intermédiaires. Cette ammonite constitue donc un passage d'un genre à l'autre.

La ressemblance est encore manifeste, quoique moins nette, entre Pseudolissolia et Barroisiceras, et cela est particulièrement vrai pour nos ammonites tunisiennes. Certains Barr. Haberfellneri et Tissolia (ou Pseudolissolia) Tunisiensis ont une grande ressemblance extérieure, et les cloisons ne sont pas sans analogie. Les unes et les autres ont le même nombre d'éléments, comprenant des selles simplement festonnées et des lobes peu découpés ; le premier lobe présente, en outre, une petite branche supérieure du côté externe. Les matériaux dont je dispose ne me permettent malheureusement pas de suivre complètement la filiation des différentes formes.

Htatt a divisé le genre Tissolia en quatre genres autonomes, en même temps

(i) Htatt: Pseudoccratites, p. 5i-53, PI. Il, fig. 7-1 1 ; III, 1-6. (a) Solger : Kamerun, p. 171, Vig. 56, 57.

qu'il élevait à la dignilé d'espèce presque toutes les variétés proposées par Peron. Voici, à litre documentaire, les difierents genres admis par lui.

Famille des Tissotidœ. — Formes munies d'une carène et de sillons dans les genres prijnitifs. Carène crénelée ou noduleuse dans les genres primitifs, continue dans les formes aplaties. Formes primitives globuleuses, munies de côtes et de tubercules ; tubercules persistant quand les côtes disparaissent. Ventre perdant sa carène et s'arrondissant dans l'adulte. Cloisons à selles simplement digitées ou phylliformes, souvent entières ou bifides ; lobes étroits, souvent en massue, digités à leur extrémité. Première selle latérale ordinairement bifide, quelquefois trifide. Dans ce dernier cas, les selles additionnelles sont ajoutée^ sur le côté ventral, par la division du bras externe de la première selle latérale. Confiné au Sénonien inférieur, en Europe et probablement en Amérique.

Tissotia : Forme renflée, munie d'une quille et de sillons ventraux, bordés par des arêtes continues, disparaissant au stade sénile. Type : Tiss. TissotL

Subtissotia : Au stade infantile, forme très globuleuse avec carènes continues ; côtes se terminant extérieurement par des tubercules qui forment une crête discontinue de part et d'autre de la carène. Ventre bien plus large que l'espace compris entre ces lignes de tubercules, excepté dans le stade sénile. I^ carène disparaît alors, de môme que les côtes et les tubercules, le ventre étant plus ou moins arrondi. Prennent place ici :. Subtissotia injîata (7. Tissoti var. injlata Peron), Subi, intermedia [T. Tissoti var. intermedia Peron), Subi, Peroni Byatt (T. Ewaldi Peron partim), Subt. Africana (T. Ewaldi var. A/ricana Peron).

Metatissotia : Forme comprimée et carène continue dans les premiers stades ; ensuite, ventre plus ou moins tronqué, portant une carène continue, bordée par • deux rangées de tubercules, situés aux extrémités des côtes ; tubercules ombilicaux. Au stade sénile, disparition des côtes, de la carène et des sillons, laissant les flancs lisses ou ornés de larges tubercules, le ventre étant plus ou moins anguleux. A ranger ici : Metatissotia Fourneli Bayle, Metat. Robini Tuiollièiœ, Metat. nodosa Ih'ATT {Tiss. haplophylla de Gross. partim), Metat, haplophylla Redt., Metat, Ewaldi DE BucH, Metat, Auressensis Peron, Metat. Slizewiczi Fallot, auquel il me semble juste d'ajouter Tiss, Tunisiensis Hyatt (rapporté à Pseudotissotia par son auteur, qui ne connaissait que le dessin d'un fragment).

Paraiissotia : Forme lisse, comprimée, sautant le stade noduleux à ventre plus ou moins noduleux et aplati de Metatissotia, ou bien traversant ce stade de très bonne heure ; en tout cas, devenant très tôt aiguë et lisse et ne présentant pas de tubercules saillants à l'âge adulte. Pas de sillons ventraux à aucun âge. Carène creuse dans Paratissotia regularis et peut-être dans les autres. Hyatt classe ici Paratissoiia Grossouvrei Peron (^), Parât. Thomasi Peron, Parât. Ficheuri de-Gross., Parât, serrata Hyatt, Parât, regularis Hyatt, auxquels il faudrait vraisemblablement joindre Tiss, latelobata Solger, espèce extrêmement voisine de Tiss^ Ficheuri,

(i) 11 parait singulier de voir cette ammonite placée dans un autre genre que Tiss. Foumelû alors que Tune et l'autre appartiennent peut-être à la même espèce.

GÉPIIALOPODES DES TEHRAINS SECONDAIRES 367

; Les divisions basées sur l'évolution individuelle sont excellentes en principe (*), niais, dans le cas présent, elles nous paraissent peu fondées. D'ailleurs, Hyatt reconnaît n'avoir eu en mains aucun échantillon (sauf pour les deux espèces américaines) et s'être borné à arranger les figures de Peron, de Grossouvre, etc.

TIssotIa TIssotl Bayle

PI. X\V. Tiff, h ah

1878. Buehiceras Tissoti Bayle : Explic. carte géol. France, vol. IV, Pi. XL, lig. 1. 1891. Tissotia Tissoti Douvillé : Sur le Tissotia Tissoti, B. S. G. F. (3), vol. XIX, p. 501, Hg. 1. 1897. Id. Peron : Amm. CréL sup. Algérie, p. 65, PI. XII, «g. 3-6 ; XIII, 1-2 ; XVIII, 2, 3, 5. 1903. Id, Dacqoé : Kreidecomplex von Abu Boasch. PalaBontographica, vol. XXX, 2' p., p. 387, PI. XXXVI, fig. 8.

Dimensions du type du Bayle :

Diamètre 108 (1)

Hauteur du dernier tour 57 (0,53)

Épaisseur du deruier tour 45 (0,42)

Largeur de l'ombilic 12 (0,11)

Je n'ai pas rencontré moi-même celte espèce en Tunisie ('), mais on m'a remis des ammonites que je lui. rattache, à titre de variété. D'autre part, je suis en mesure d'indiquer d'où provient le type de Bayle, et l'on sait que cette question a donné lieu à une série de discussions. La collection de la Sorbonne renferme, en effet, un moulage du type, sur le carton duquel est collée une étiquette écrite au crayon et ainsi libellée : « Trouvée dans une ruine romaine; Construction du bordj de El Smat (ou Smiat ou Smal ou, à la rigueur, Saniat) Algérie ». Malgré tous mes efforts, je n'ai pu réussir à identifier cette localité qui se trouve, d'après Bayle, dans la Province de Constantine, vraisemblablement près des Tamarins.

Si le point d'origine est fixé, il n'en est pas de même du niveau, mais je partage entièrement à ce sujet l'opinion de Peron : Tiss. Tissoti appartient certainement au Scnonien inférieur.

En dehors de l'Algérie, cette espèce a été citée en Egypte, à Abou Roasch, mais la figure donnée par Dacqué ne permet pas de décider si cette attribution est correcte, remarque déjà faite par Fourtau.

Var. Scmrnamensis (PI. XXV, fig. 4 o,-b), — A titre de variété, je rattache à Tiss. Tissoti quelques ammonites dont voici les caractères:

I II • III IV

Diamètre 93 (1) 105 (l) 125 (1) 160 (1)

Hauteur du dernier tour.. 49 (0,53) 60 (0,57) 68 (0.54) 92 (0,57)

Épaisseur du dernier tour. 31 (0,33) 34 (0,32) 39 (0,32) 45 (0,28)

Largeur de l'ombilic 8 (?) (0,08) 10 (?) (0,10) 14 (?) (0,11) 8 (0,05)

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