Éch. PI. X\V. fig. h. — IMV. Éch. du Bireno
(i) L'application de ce principe a cependant conduit Hyatt & des résultats surprenants, comme S.vtn .Ta déjà fait observer.
' (ï) Les ammonites que j'ai citées sous le nom de Tiss. Tissoti var. lœvigata me paraissent plutôt se rapporter à Tisf. Grossouvrei Peron.
Coquille & enroulement très embrassant, ombilic étroit, en entonnoir. Section des tours élevée, sublancéolée, tronquée par un méplat ventral assez large. Flancs faiblement bombés, divergeant à partir de la région ventrale jusqu'aux deux tiers du rayon et s'inclinant alors plus rapidement vers Tombilic. Moule interne lisse ou présentant seulement quelques côtes larges,* rectilignes, à peine sensibles. Pas de tubercules. Région ventrale tronquée carrément, sur laquelle on devine une carène médiane à peine saillante ; les bords du méplat se relèvent légèrement en deux carènes latérales. Section de Tavant-dernier tour un peu moins haute et plus large. Siphon (a mm. de diamètre) placé immédiatement sous la carène médiane.
Cloisons (fig. i4o) comprenant six selles, les trois premières décroissant régulière-
Fia. 140. — Tiss. Tissoti var. Semmamensis X 0,8 (cloison un peu osée ; côté gauche, première selle et premier lobe de droile ; diaprés un éeh. du Blreso; r=â).
ment, les trois suivantes beaucoup plus petites. Première selle très large, divisée en deux parties un peu inégales, mais de même hauteur, par un profond lobule ; partie externe de cette selle plus large que l'autre, subdivisée par de petites indentations en deux ou trois parties, les deux flancs n'étant pas toujours semblables à ce point de vue. Deuxième selle entière, droite. Troisième selle légèrement entaillée au milieu. Les trois selles suivantes, beaucoup plus petites et beaucoup plus basses, par suite d'une descente brusque de la ligne suturale (ce caractère paraît surtout marqué sur les dernières cloisons). Quatrième et cinquième selles petites et subcarrées, provenant sans doute de la subdivision d'une seule selle. Sixième selle plus basse, mais plus large. Les lobes paraissent entiers, par suite d'usure ; mais on constate çà et là de petites indentations, comme dans toutes les espèces du genre. Lobe siphonal placé symétriquement, possédant deux pointes courtes. Premier lobe latéral plus profond que le lobe externe, relativement large (à peine plus étroit que la deuxième selle) et non étranglé. Deuxième lobe moitié plus petit. Tous les autres lobes très petits. La cloison est, du reste, un peu variable.
RapiK>rt8 et différences. — Cette variété difTère du type par des caractères constants, portant à la fois sur la forme et sur les cloisons et qui suffiront peutêtre un jour à en faire une espèce spéciale. L'épaisseur des tours est relativement moindre, mais ce caractère est de peu d'importance ; par contre, les flancs ont une courbure assez différente dans les deux cas. Dans la var. SemmamensiSy les flancs, faiblement bombés, divergent à partir du méplat ventral, jusqu'aux deux tiers du rayon, puis s'abaissent rapidement vers l'ombilic, qui est infundibuliforme ; la plus grande épaisseur se trouve donc au tiers du rayon à partir de l'ombilic, tandis qu'elle se trouve au voisinage immédiat de l'ombilic, dans Tiss, Tissoti type. Ce dernier porte des côtes bien marquées, tandis que la variété est lisse ou ne montre que de vagues ondulations. Dans le type» la région ventrale est arrondie, tandis qu'elle est tronquée carrément dans la var. Semmamensis^ où tes
GÉPBTÀLOPODES DES TERRAINS SECOnDAIBES ^69.
flancs sont bien plus séparés du ventre et où les carènes latérales sont plus marquées que la carène . médiane. La ligne suturale présente aussi des différences. Ainsi, la première selle, très Istrge, est divisée en deux parties quelque peu inégales, mais de même hauteur, par un profond lobule ; la partie externe, plus large que Tautre, est subdivisée par deux ou trois indentations, les deux moitiés de la cloison n'étant pas toujours semblables à ce point de vue; toutefois, dans ce groupe d'ammonites, je ne crois pas qu'on puisse attacher grande importance à ce caractère. Les autres selles ne sont pas déjetées (^) ; la troisième porte de petites indentations. Les lobes ne sont pas pinces. Après la troisième selle, la cloison présente une descente brusque.
La région ventrale, fortement tronquée et assez large, de cette ammonite, ses flancs peu bombés, les indentations de sa troisième selle, lui donnent quelque analogie avec Tiss, Tunlsiensis Hyatt, mais cette dernière ammonite se distinguera aisément par son ombilic beaucoup plus large, laissant voir une partie des tours, et par la présence des côtes et de tubercules, sauf dans la vieillesse.
Tiss, Tissod var. Semmamensis n'est pas sans analogie avec cette singulière ammonite décrite par Peron sous le nom de Heierolissoiia neoceratites. Toutefois, la forme n'est pas tout à fait la même. Cette dernière espèce a des tours relativement moins hauts, ayant leur plus grande épaisseur tout près de l'ombilic (et non au tiers de la hauteur) ; l'ombilic est relativement plus large ; les cotes sont bien pins accentuées. Au surplus, les caractères de la cloison empêchent la réunion des deux ammonites, car Heier. neoceratites a litie cloison bien moins développée (quatre selles seulement, la partie externe de la selle externe étant très basse).
Gisements. — Le type de cette variété (coll. Aubert) vient du Semmama. J'ai pu examiner un autre échantillon et trois fragments (coll. Flick et coll. du Service géographique de l'Armée), provenant du Biçeno. Quoique le niveau ne soit pas indiqué, c'est certainement dans le Sénonien inférieur (Coniacien) qu'il faut le chercher.
TtSSOtIa Tunlsiensis Hyatt
PI. XWl, fig. I a-b; a a-6. 3 a-6, ^ a-c
1889. Buchiceras Fourneli Peron : Moll. foss. Tun., p. 9, PI. XVII, fig. 11-13 (non Pi. XV). 1897. Tiswtia cf. Fourneli Peron : Amm. Crét. sup. Algérie, p. 67. PI. XII. fig. 7-8 ; XVIII, 4. 1903. Tissotia alT. T. Fourneli Pervlvquière : Et. gôol. Tun. cent., p. 114, 125. 1903. Pseudolissotia Tunisiensia Hyâtt : Pseudoceratites, p. 36.
Largeur de l'ombilic
I, II, IV. Éch. PI. XXVI, fig. ï, 2, 3. — III. Êch. d'A. cl Kohol.
(i) Le type de Tiss, Tissoti a des selles encore plus déjetées que ne le montre le dessin de Douvill^ ^lles sont presque réniformes.
ÉTUDES DE PALÉONTOLOGIE TUNlSiENBE
Pérou a figuré, à deux reprises, un fragment d'ammonite venant de bou Driès« qu'il a rapporté, avec quelques doutes, à Buchiceras FournelL J*ai recueilli moi-même, près de cette localité et en divers autres endroits, des échantillons entiers qui appartiennent certainement à la même espèce, laquelle difTère manifestement de Tiss. FournelL Voulant éviter de mettre en circulation des noms nouveaux dans une étude stratigraphique, j*ai désigné cette ammonite sous le nom de Tiss. afT. Tiss. Fourneli. Presque en même temps, Hyatt proposait pour le fragment figuré par Peron le nom de Pseudoiissoiia Tunisiensis. Grâce à de nombreux matériaux recueillis au cours d'un récent voyage, je suis en mesure de définir cette espèce et d'en faire connaître l'évolution individuelle.
Au diamètre de 43 mm. (Pl. XXYI, fig. i), la coquille possède un enroulement médiocrement serré, l'ombilic laissant voir le tiers des tours précédents. Les flancs sont faiblement bombés ; la région ventrale est fortement tronquée (largeur i3 mm). Cette dernière porte une carène continue, très marquée, tranchante. Les bords de l'ombilic sont garnis de cinq à six tubercules arrondis, plus ou moins saillants suivant les individus, parfois à peine sensibles. De ces tubercules partent, en général, deux côtes larges, mais très peu marquées sur les flancs ; elles s'accentuent dans le tiers externe et se surélèvent en un tubercule très net, allongé dans le sens de l'enroulement. Il y a quelques côtes intercalaires, limitées à la région externe, de sorte que le nombre des tubercules marginaux est de dix-huit, en moyenne.
Au diamètre de 78 mm., la forme est sensiblement la même ; les tubercules ombilicaux et marginaux sont bien marqués ; les côtes sont faibles, comme dans l'individu figuré ici (PL XXVI, fïg. 2), ou plus accentuées, comme dans le fragment figuré par Peron, disposition que présentent également certains de nos exemplaires. La carène accuse déjà une modification importante : au début du dernier tour, elle présente des abaissements dans l'intervalle des côtes ; autrement dit, eUe tend à se dissocier en une file de tubercules allongés. Elle s'atténue rapidement et n'est plus guère sensible à la fin du dernier tour ; elle disparaît généralement à un diamètre de 8o-85 mm., quelquefois avant.
A un diamètre de 117 mm. (PI. XXVI, fig. 3), il n'y a plus trace de carène; la région ventrale, très élargie, est plate ou faiblement bombée. Les tubercules ombilicaux ont disparu, mais les tubercules marginaux sont toujours bien marqués ; les côtes sont à peine sensibles, très basses et élargies. Les flancs sont presque plats et la section rec^ tangulaire; la plus grande épaisseur se trouve au voisinage de l'ombilic ou au quart de la hauteur. La paroi de l'ombilic est verticale, mais se raccorde avec les flancs par une courbe régulière. Quelques échantillons se distinguent par une épaisseur relativement plus grande, mais les autres caractères restent les mêmes. Les cloisons (fig. i4i-i43) sont intermédiaires entre celles des Pseudotissoiia et
Fio. 141. — ri55. Tunisiensis (d'après un Iragmenl d'A. e\ Kohol ; r = 40. Il manque le lobe slphonai).
CÉPHALOPODES DES TEBRAINS SEGONDAIÀES 37 1
eelles des vrais Tissotla. La première selle présente une forte indentalion médiane ; La moitié externe est d'ailleurs subdivisée par un petit denticule. Dans les échantillons les plus épalâ, cette selle s*élargit notablement ; la moitié interne est alors subdivisée par un denticule, tandis que la moitié externe présente deux ou trois de ces denticules. Les deux autres selles latérales, situées sur les flancs, montrent également une indentation médiane, mais celle-ci est parfois très faible, et une légère usure suffit à la faire disparaître. Le lobule de la troisième selle est quelquefois plus accentué que celui de la deuxième ; en outre, la moitié de cette troisième selle
Fio. 148.— Tt55. TunisiensU. (Parlie interne
de la cloison, partie ombilicale et les der* Fio. 143. — Tiss. Tunisiensis. (Partie externe
niera éléments externes ; d'après un éch. de la cloison moins lelobesipbonal ; d'après
d*A. el Kobol ; r = 30). un écb. d'A. el Kobol; d = 115. r = 45).
est souvent entamée par un ou deux denticules (fig. i43). La quatrième selle, analogue aux précédentes, mais bien plus petite, est située sur le bord de l'ombilic ou même dans l'ombilic. A la suite, on en voit parfois une cinquième, très petite. La forme des selles est un peu variable : parfois ces selles sont pincées à leur base ; d'autres fois, leurs côtés sont droits ; assez fréquemment, elles sont couchées vers l'ombilic. Les lobes présentent la faible denticulation habituelle chez les Tissotia, sans branche latéro-externe bien individualisée. Il y a trois selles internes ; la plus voisine du plan de symétrie est entamée par un denticule médian. Le lobe antisiphonal est long, grêle, muni d'inden ta lions assez spéciales, de sortes de crochets ; il rappelle un peu celui des Sphenodiscus,
Il est bon de faire observer que ces cloisons ne concordent que d'une manière assez imparfaite avec celles données par Peron (Amm. Algérie, PI. XVIII, fig. 4)» et cependant l'assimilation entre nos échantillons et le fragment figuré par ce même auteur nous semble d'autant moins douteuse que les uns et les autres proviennent du même point. Cela met seulement en évidence la variabilité des cloisons dans les types cératitoïdes. . '
Var. lœvis (PI. XXVI, fig. 4). — Certains échantillons ne présentent ni tubercules ombilicaux, ni côtes. Seuls subsistent les tubercules marginaux, qui tendent à former une arête de chaque côté ; mais ils disparaissent de bonne heure. L'ammonite devient alors complètement lisse. Les cloisons semblent être les mêmes que dans la forme typique.
Rapports et différences. — L'attribution générique de cette ammonite présente quelques difficultés. A prendre au pied de la lettre la définition du genre TissoUa, telle qu'elle a été donnée d'abord par Douvillé et adoptée par Peron, elle ne saurait s'appliquer à notre ammonite, puisque celle-ci possède une indentation au milieu de chaque selle (ou parfois deux). Hemitissotia a ce caractère, mais les deu^ premières selles sont festonnées, ce qui n'est pas le cas ici. D'autre
37a ÉTtDES D£ PALEONTOLOGIE TUNISIENNE
part, Plesiotissotia a une indentation dans chaque selle, mais jamais deux ; d'ailleurs, les lobes ont une tout autre forme ; ils n*ont plus le caractère prîonidien des lobes de Tissotia que nos échantillons montrent très nettement. En outre, le seul exemplaire connu de Plesiotissotia diffère beaucoup, extérieurement, de Tiss, Tunisiensis. Par sa forme générale, son enroulement et son ornementation, ce dernier se rapproche davantage de Pseadotissotia et, en fait, c'est dans ce genre que Hyatt a rangé son espèce. Toutefois, les selles de Pseadotissotia sont entièrement festonnées et non pas seulement munies d'une indentation ; en outre, les lobes n'ont pas le caractère prionidien, lequel est très net ici, tandis que la branche latéro-externe du premier lobe des Pseadotissotia fait complètement défaut dans le cas présent. Notre ammonite forme donc un passage entre Pseadotissotia et Tissotia. A tout prendre, c'est encore à ce dernier genre qu'elle se rapporte le mieux. Malheureusement, ce classement rend moins net la définition du genre Tissotia, puisqu'il force à y admettre des ammonites ayant non seulement la première selle subdivisée, mais également les suivantes ; toutefois, aucune de ces selles n'est festonnée.
Tissotia Tunisiensis se distinguera immédiatement de toutes les autres espèces du même genre par la largeur de Tombilic et par l'indentation de toutes les selles. Psead, Gallienei d*Orb., qui a sensiblement la môme forme, a des selles entièrement festonnées, tandis que les lobes n*ont pas le caractère prionidien. La ligne suturale permettra aussi la distinction envers Barroisiceras Haberfellneri et Barr. Tanetanam, dont la forme extérieure est parfois presque semblable à celle de Tiss. Tanisiensis,
Gisements. — Coniacien. Une quinzaine d'exemplaires plus ou moins complels. Dj. bou Driès (A. el Akba), Sif el Annba (A. el Kohol), Kl. es Saïd, Dj. Fedjouj.
Tissotia Fourneii Bayle
PI. XXVI, fig. 5 a-b
1849. .4mm. Foxnmdi Bayle in Fouh.nel : Richesse min. Algérie, p. 360, PI. XVII, fig. 1-5.
1862. Ceratites Fourneli Coquand : Géol. Pal. S. Constantine, p. 167, Pi. I, lig. 5 6.
1878. Buchiceras Fourneli Bayle : t]xplic. carte géol. France, vol. IV, Pi. XL, fig. 2 4.
1880. Ce^aiiles Nicaisei Coquand : Études suppl., p. 38.
1889. Id. Peron : Moll. foss. Tunisie, p. 9. Pi. XV, fig. 10-14.
1897. Tissotia Fourneli Peron : Amm. Crét. sup. Algérie, p. 59, Pi. X, fig. 1-8 ; XVII, 9-10.
1903. Metatissotia Fourneli Hyatt : Pseudoceratites, p. 45.
I II III
Diamètre 50 (1) 70 (1) 110 (1)
Hauteur du dernier tour.. 23 (0,46) 38 (0,54) 57 (0,47)
Épaisseur du dernier tour. 20 (0,40) 34 (0,49) 41 (0,37)
IV V VI
Diamètre 51 (1) 115 (1) 66 (I)
Hauteur du dernier tour 29 (0,57) 58 (0,51) 30 (0,46)
Épaisseur du dernier tour... 40 (0,78) 55 (0,48) 22 (0,:j:))
Urgeur de rombilic 7 (0,13) 11 (0,09) 17 (0,26)
I. Type de Tiss. Fourneli (Uich, min., fig. 3-/4). —If. Co-type (Rich. min., li},'. 12). — III. ';«7y////,> \irai<t-i\ type de Coquand. — IV. Var. crassa ; éch. de Batna (coll. Sorbonue). — V. Id. Ii( 1». PI. \\\ I. li-. :>. — VI. Var. mince fij^urôe par Peron (PI. X, lig. /4-5).
CÉPHALOPODES DES TERRAINS SECONDAIRES S'jS
Malgré Tautorité de Peron, de de Grossouvre, de Hyatt {*),-H ne me paraft pas évident que Batle ait confondu deux espèces sous le nom d*Amm. Fourneli. Sur ce point, je partage entièrement l'opinion de Douvillé (•) et je considère Téchantillon représenté dans la Richesse minérale de l'Algérie (PI. XVII, fig. i) comme une variété inerme du type costulé (fig. 3-4 de la même planche). Peron a montré que la différence des fig. 3-4 et 1-2 ne pouvait être due à Tâge, puisque de grands échantillons présentent une forte ornementation, ce qui est parfaitement exact; mais cette espèce, comme tous les Tissolia, varie dans des limites très étendues, aussi bien sous le rapport de l'épaisseur que de la puissance des ornements {*). Je crois donc qu'il faut prendre l'espèce dans le sens que lui a attribué Bayle, quitte à distinguer un aussi grand nombre de variétés qu'on voudra. D'autre part, on verra plus loin qu'il est impossible de rattacher aucun de ces exemplaires à YAmm. Ewaldi de Buch.
Une ammonite recueillie par moi, un peu au Nord du Kt. Zebbes, répond bien au type ; elle est médiocrement renflée et possède une ornementation bien marquée.
Un autre individu de Sidi Aïssa (coll. Flicr) se fait remarquer par sa très grande épaisseur (voir n* V des mesures); aussi ai-je cru utile de le faire figurer (PI. XXVI, Vig, 5). I/orncmenlation est extrêmement faible ; on distingue cependant quelques vagues cotes ou tubercules allongés dans le sens radial sur la première partie du dernier tour. La carène est bien visible. Au point de vue de la cloison, on remarque que la première selle est plus étroite que la deuxième. Tous ces caractères s'observent sur de petits échantillons de Batna ou d'El Kantara (n* IV des mesures) que lours tubercules ombilicaux, leurs côtes et tubercules radiaux font attribuer, sans hésitation, à Tiss. FournelL II est bon de noter qu'au diamètre de 5o mm., les ornements sont déjà très atténués, tandis qu'ils sont bien marqués au début du dernier tour. Ces individus ont évolué dans le sens épais (on pourrait appliquer à cette variété l'épithète de crassa), tandis que d'autres ont évolué dans le sens maigre, comme c'est le cas pour le spécimen figuré par Peron (Amm. Algérie, PI. X, fig. 4 5). J'estime néanmoins que tous appartiennent à la même espèce.
Peron a pensé que l'ammonite désignée par Coqland sous le nom de Ceratites Nicaisei devait être rattachée à Tiss, Fourneli, L'examen des photographies du type confirme pleinement cette attribution. Les tours sont seulement un peu plus élevés (n* III des mesures) et la section plus lancéolée que dans le type de Bayle ; les côtes sont grêles et peu saillantes.
Quant à Ceratites Brossardi Coquand (*), que Peron (') rapporte à VAmm. Ewaldi, il se rapproche plutôt de Tiss. Fourneli, mais le type est tellement usé qu'il est impossible de rien affirmer à son égard.
(i) Peuon : Moll. foss. Tunisie, p. 5 ci g. — De Grossouvre : Amm. Craie sup., p. 35, 30. — Htatt : Pseudoceratitcs, p. 46.
(3) DouviLLÉ : Sur le Tissotia Tissoli, B. S. (i. F. (3), vol. XIX, p. 5oo,
(3) Il n*cst peul-ôlre pas inutile d'ajouter que Téchantillon figurô par Bavle sous le n* 1 est notablement use.
(/i) CoQiA>D : Etudes suppl., p. 38.
(5) Peroîi : Moll. foss. Tunisie, p. 5.
no
374 ÉTUDES DE PALÉONTOLOGIE TUNlâlENICÈ
Gisements. — Le gros échantillon (coll. Flick) porte seulement la mention : Sidi Aïssa, Tunisie. La roche est un calcaire brun foncé, assez dur, que je ne connais pas dans le Coniacien de la Tunisie centrale. C'est la gangue des fossiles du Sénonien du Tell algérien. L'échantillon viendrait peut-être du Nord de la Tunisie (près de Mateur, , croit le C^ Flick) ; ce sériait le seul exemplaire de Tissotia rencontré dans cette zone du Tell. L'autre échantillon provient du Kt. Zebbes (entre le Semmama et le Châambi), non loin de la source chaude. Tissotia Fourneli n'est pas rare en Algérie ; on l'a également cité en Egypte.
Tissotia Qrossouvrei Peron
1897. Tissotia Grossouvrei Peron : Amm. Crét. sup. Algérie, p. 70, PI. XVI, fig. 1-2 ;
XVIIl, 17.
1903. Tiss, Tissoti var. lœvigata Pervinquière : Et. géol. Tun. cent., p. 121. 1903. Paratissotia Grossouvrei Hyatt: Pseudoceratites, p. 50.
Diamètre 122 (1)
Hauteur du dernier tour 50(?) (0,41)
Épaisseur du dernier tour. . . 38 (0,31)
Urgeur de l'ombilic 20 (?) (0,16)