I. Éch. du bon Driès. — II et III. Éch. d'A. el Kohol
Cette espèce, décrite par Peiion, est bien voisine de Barr. HaberfellnerU mais elle en dififère par un certain nombre de caractères assez constants, qui se retrouvent aux divers âges. La forme est plus plate, l'ombilic plus large, la région ventrale arrondie dans l'adulte et non tronquée carrément, ni déprimée ; les tubercules marginaux sont plus nombreux (quatre fois) que les tubercules ombilicaux. D'après Peron, les petits tubercules qui ornent la carène seraient en nombre double de celui des tubercules marginaux (au lieu d'être en même nombre). A vrai dire, aucun des exemplaires que j'ai eus entre les mains ne montrait ces tubercules de la carène, mais ils étaient tous plus ou moins usés. En tout cas, ces tubercules de la carène disparaissent avec l'âge et l'échantillon type n'en montre plus trace sur la fin du dernier tour {^).
Je rapporte encore à cette espèce quelques ammonites (PL XII, lîg. ii a-b) qui diflèrent davantage de Barr. Haberfellneri. Jusqu'à un diamètre de ôa mm., au moins, les côtes et les tubercules sont bien marqués ; la région ventrale est en forme de- toit et la carène médiocrement saillante. Peu après, les côtes et les tubercules marginaux s'atténuent et disparaissent complètement, mais les tubercules ombilicaux persistent jusque sur la loge d'habitation, sauf sur le plus grand exemplaire. Dans ce dernier, les tours s'accroissent très lentement en hauteur et l'ombilic s'élargit. La région ventrale est alors largement arrondie et ne présente plus trace de carène. La loge a 3/4 de tour. Cette variété peut être qualifiée ôHnermis. Les cloisons ne diffèrent que par quelques détails de celles de Barr, Haberfellneri ; on y observe toujours la branche supéro-externe, dominante, du premier lobe latéral.
(i) La figure donnôe par Peron e4 donc inexacte à ce point de vue; d'ailleurs, les dimensions du dessin ne sont pas celles indiquées dans le texte. L'ornementation est grénéralement moins forte que ne le ferait i)enser le dessin. Cependant un exemplaire de la collection Thomas a des tubercules ombilicaux coniques et très saillants. Cela explique pourquoi je n'avais pas osé assimiler mes échantillons à ceux de Thomas, mais ce savant ayant eu l'obligeance de me communiquer un de ses exemplaires, je ne doute plus de l'assimilation, cet exemplaire étant identique à un de mes échantillons de bou Driès, d'où provient précisément le type.
Il est encore une espèce, qui, par sa faible épaisseur, son large ombilic, ses côtes peu accentuées, rappelle Barr, Taneianum : c'est Ban\ Nickiesi de Gross. (^). Elle en diffère cependant par sa région ventrale légèrement déprimée et quelques autres détails ; il ne serait pas impossible que les deux espèces dussent être réunies, mais il est bon de rappeler que l'espèce tunisienne a la priorité.
Gisements. — 5-6 échantillons du Coniacien du Dj. bou Driès, du Dj. Sif (A. bel Fahlia) et du Sif el Annba (A. el Kohol), où cette ammonite était associée à Tissotia Tunisiensis et Hopliioides ingens. Elle né paraît pas connue en dehors de la Tunisie, à moins qu'il ne faille lui réunir Barr. Nickiesi qui habite le Coniacien de l'Aquitaine.
Barrolsiceras Romleuxl Pervinquière 1907
PI. XII, fig. 12 a-b