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DÉFINITION DE LA PAUAPLÈGIE

résultant d'une perturbation dans l'innervation serisitive (différence spécifique).

Le genre prochain est tiré du symptôme, la différence spécifique est déduite du mode pathogénique du phénomène ; cette donnée générale, perturbation dans l'innervation motrice ou sensitivo, comprend en clfet toute la série des actes physiologiques dans lesquels le système nerveux intervient, pour l'accomplissement des fonctions de motihté et de sensibihté ; savoir pour le mouvement, l'incitation motrice, la transmission centrifuge et l'excitabihté ; pour le sentiment, l'excitabilité, la transmission centripète et l'impression centrale. Que maintenant l'on groupe les formules précédentes en une ou en plusieurs propositions , peu importe , elles obéiront toujours aux lois primordiales de la définition, car elles s'apphquent à toutes les paralysies, et elles n'embrassent que les paralysies.

Or, la paraplégie n'est autre chose qu'une paralysie qui occupe symétriquement les deux membres inférieurs; et, comme il n'y a pas à se préoccuper ici des mouvements organiques ou involontaires, comme d'autre part il n'y a peut-être pas un seul exemple de paraplégie portant uniquement sur la sensibihté (1), nous arriverons, en appliquant à ce cas particulier la formule générale de tout à l'heure, à cette définition : Tm paraplégie est une

(1) « Dans la paralysie, dit Cullen, la perte du mouvement est souvent accompagnée de la perte du sentiment ; mais comme ce symptôme n'est pas constant, et qu'en conséquence la perle du sentiment n'est pas un symptôme essentiel à la paralysie, je ne \'a\ pas compris dans ma définition s .

Cullen, Eléments de médecine pratique ; traduct. de Dosquillon. Paris,

21 Ô PATHOGÉNIE DES PARAPLÉGIES.

akinésie complète ou incomplète des deux membres inférieurs, résultant d'une perturbation dans l'innervation motrice volontaire .

La question des mouvements réflexes est ainsi réservée ; les troubles de motilité qui produisent un état apparent de paralysie, quoique l'innervai ion motrice volontaire soit intacte, se trouvent naturellement élagués de la classe des paraplégies, deux conditions indispensables pour une définition précise.

Lorsque l'innervation motrice volontaire est totalement abolie dans les membres inférieurs, la paraplégie est dite complète; dans le cas contraire, la paraplégie est incomplète, elle est souvent désignée alors sous le nom de parésie . Cette acception du mot parésie est généralement admise; mais je dois faire connaître, pour prévenir toute erreur , le sens fort différent que MûUer et Henle (1) ont donné à cette dénomination. Ils ont entendu par paralysie, l'interruption, complète ou non, dans la transmission de l'influence volontaire, et ils ont réservé le mot parésie pour désigner la diminution ou l'abolition de l'excitabilité névro-musculaire. Cette distinction est parfaitement fondée , en ce sens que dans un grand nombre de paralysies, la transmission volontaire est seule en défaut, tandis que l'excitabilité névro-musculaire est intacte ou même exagérée, et nous aurons à revenir sur ce sujet en traitant de la sémiotique des paraplégies ; mais les désignations de MûUer et de Henle ne peuvent être acceptées, parce que cette application nouvelle et

(1) Millier, Grundriss der Vorlesungen iiber allgemeine Pathologie. Bonn, 1829.

Henle, Handbuch der rationellen Pathologie, II. Braunschweig , 1853.

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