‹ Études de pathogénie et de sémiotiqueChapitre 60 sur 123 · CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION

ment cette relation : la moelle est l’organe de la paraplégie.

Cette conclusion facilite singulièrement le problème pathogénique, et en limitant le champ des investigations, elle permet une classification rigoureuse des paraplégies; cette classification trouve ses bases naturelles dans les diverses conditions qui sont nécessaires à l’accomplissement régulier des fondions de la moelle. Or, pour que cette action reste entière, il faut, de toute évidence, que l'organe soit intact dans sa constitution matérielle; il faut qu’il reçoive une quantité suffisante de liquide nourricier; il faut que ce sang ait sa composition normale. De là trois classes de paraplégies, sur l’opportunité desquelles il ne peut rester aucun doute ; dans le but de consacrer ces divisions par des qualifications qui en rappellent immédiatement les caractères distinctifs, je donnerai aux paraplégies de la première classe le nom de paraplégies organiques; j’appellerai paraplégies ischémiques celles qui sont produites par l’insuffisance dans la circulation artérielle, et je comprendrai sous le chef de paraplégies dyscrasiques celles qui se développent sous l’influence d’une altération dans la composition du sang.

D’un autre côté, la physiologie en nous enseignant, comme nous l’avons vu, que l’excitabilité de la moelle peut être grandement modifiée, quoique l’organe reste sain, et quoiqu’il conserve ses rapports nutritifs normaux avec le sang artériel, nous révèle un autre ordre de faits dans lequel, en l’absence de lésion matérielle appréciable, en l’absence de toute altération quantitative ou qualitative du liquide nourricier, le phénomène morbide ne peut être rapporté qu’à une perversion fonctionnelle ; de

PATHOGÉNIE DES PARAPLÉGIES.

là une quatrième classe de paraplégies, les paraplégies fonctionnelles. Sans aucun doute, cette dernière classe a été grossie outre mesure, peut-être même disparaîtrat-elle un jour; mais, pour le moment, il y a lieu d’en tenir compte.

En résumé, je divise les paraplégies en quatre classes, savoir :

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