CAUSES
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matif d’après ce seul signe; cependant si Ton a soin de laisser de côté tout entraînement issu de la théorie, et si F on se rappelle que dans toutes les observations complètes, des lésions ont été constatées, on pourra formuler une présomption parfaitement justifiée. Des considérations identiques peuvent être utilement appliquées à la paraplégie née des pyrexies typhiques ou éruptives, avec cette seule différence qu’il s’agit généralement alors de lésions moins graves et moins persistantes, la congestion ou l’hydrorachis, par exemple. En revanche, lorsqu’une paraplégie a pour cause la chlorose, l’hystérie ou la diphthérie, cette notion ne fournit que des probabilités; il est présumable alors que la paralysie se rattache à un simple trouble fonctionnel ou à la dyscrasie de l'organisme , mais l’insuffisance des observations ne permet pas de se prononcer d’une manière absolue.
L’empoisonnement, qui est la cause efficiente des paraplégies toxiques, ne peut guère rester inconnu, et ce seul fait permet d’éloigner l’idée d’une lésion matérielle, et de rapporter l’akinésie à la dyscrasie, à moins qu’il ne s’agisse de l’empoisonnement par les vapeurs de charbon, le phosphore ouïe plomb, auxquels cas on pourra agiter la question d’une congestion générale du système spinal, d’une dégénérescence graisseuse de la moelle, ou enfin d’une altération directe des nerfs et des muscles par les molécules métalliques.
Souvent enfin la cause efficiente échappe à l’investigation, et le médecin ne peut saisir qu’une cause occasionnelle ; c’est ce qui arrive journellement pour les paraplégies (non rhumatismales) développées sous l’influence du froid; eh bien, malgré l’importance secondaire qu’oc-
/ISO SÉMIOTIQUE DES PARAPLÉGIES.
cupe cet ordre de causes dans l’étiologie, cette notion est loin d’être stérile. Des faits précis nous ont appris ce qu’il faut penser du caractère fonctionnel qui a été attribué à ces paraplégies ; et en se basant sur les enseignements de l’observation, on peut déduire de cette connaissance étiologique l’existence d’une altération matérielle, qui peut aller de l’hypérémie fluxionnaire jusqu’à l’inflammation constituée et à la suppuration.
Ces exemples suffiront, je pense, pour montrer tout le parti que l’on peut tirer de cette source de signes ; je ferai remarquer, en outre, que cette appréciation sémiotique est une des preuves les plus frappantes de futilité des études pathogéniques, car elle n’est possible et fructueuse que pour celui qui est éclairé sur les processus divers qui relient les causes au phénomène symptomatique ; cette connaissance préalable est la condition sine quanon , pour pouvoir conclure de la cause au mode de production de l’effet.
Signes tirés du mode de début. — Le début de la paraplégie est subit, rapide ou graduel. En sémiotique, ces trois modes de début n’ont pas à beaucoup près la même importance. Le début graduel exclut certaines lésions qui se produisent toujours brusquement, c’est vrai; mais en tant que signe négatif ou positif de la paraplégie organique, il est sans valeur aucune, parce qu’il est commun à un très-grand nombre de paraplégies d’origine bien différente ; par la même raison, le début rapide n’est pas plus significatif. Seul, le début vraiment subit a quelque valeur, car il permet de circonscrire la question entre ces trois termes, lésion matérielle subite (hématomyélie par exemple), névrolysie toxique, ou névrolysie hysté-