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DÉBUT. — EXPLORATION DU RACHIS. /4SI

rique. Arrivé à ce point, le diagnostic pathogénique est bien près d’être achevé.

Au surplus, la rapidité ou la lenteur n’est pas la seule circonstance dont le médecin ait à tenir compte dans l’appréciation clinique du début de la paraplégie ; les phénomènes qui ont précédé ou accompagné l’impuissance motrice ont par eux-mêmes une grande valeur ; il en est trois, entre autres, sur lesquels il est presque toujours possible d’être nettement renseigné, et qui ont, isolés ou réunis, une signification absolue : ce sont la fièvre, les douleurs rachidiennes avec irradiations dans les membres inférieurs, et les mouvements convulsifs, coïncidant avec les premiers phénomènes d’akinésie. En possession de ces données, on peut se prononcer hardiment pour une paraplégie organique. La situation n’est pas moins bien définie , 'malgré l’absence des symptômes précédents, lorsque chez un individu qui n’était affecté d’aucune maladie de l’intestin ou des organes génito-urinaires, la paraplégie a été précédée de dvsurie, de rétention ou d’incontinence d’urine complète ou incomplète, ou bien encore d’une constipation opiniâtre, dont les purgatifs énergiques avaient peine à triompher.

Signes tirés de l’exploration du rachis . — Je n’entends point m’occuper en ce moment des douleurs rachidiennes, spontanées ou provoquées ; cette importante question ne doit pas être séparée de l’étude des troubles de la sensibilité ; je veux simplement signaler la nécessité d’une exploration méthodique de la colonne vertébrale, au point de vue des déformations et des intumescences du squelette. Cefexamen doit précéder l’étude des caractères delà paraplégie; car s’il révèle l’existence d’une lésion

JACCOUD.

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osseuse (ostéite, abcès froid, déviation anguleuse du mal de Pott, etc.), il donne d’emblée la solution du diagnostic pathogénique. Chez les malades maigres, à système musculaire peu développé, ce n’est pas seulement sur la série des apophyses épineuses que doit porter l’exploration ; on peut alors, en déprimant fortement les tissus, arriver de chaque côté de la ligne médiane jusque sur la saillie des apophyses transverses, et toutes les fois qu’elle est possible, cette investigation doit être faite ; elle décèlera souvent des altérations qui ont échappé aux premières recherches. J’ai cité précédemment une observation du professeur Piorry, dans laquelle la constatation d’une tuméfaction anormale sur l’une des apophyses transverses, a fixé le diagnostic.

Deux causes d’erreur peuvent fausser les conclusions de cet examen, il suffit de les avoir présentes à l’esprit pour les éviter : on ne prendra pas pour une déformation pathologique la saillie considérable que font, chez certains individus, les deux dernières vertèbres cervicales; on ne rattachera pas à une paraplégie récente un vice de conformation congénital, ou une déviation qui aurait précédé la paralysie d’un très-grand nombre d'années, à moins que cet état du squelette n’ait été le point de départ d’un travail morbide nouveau , contemporain du développement de la paralysie.

Signes tirés de la motilité. — Chez tout paraplégique, il faut examiner successivement trois espèces de mouvements : les mouvements volontaires, les mouvements réflexes et les mouvements passifs.

Mouvements volontaires . — Cette source de signes est stérile, et la raison s’en conçoit sans peine ; la paraplégie

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