Cohnil, et Hanviish, t. III, p
F. Raymond
Pathologie nerveuse , Pl. XX.
H. Delarue, Editeur
Coupe du cordon postérieur à la région cervicale, au niveau de la bandelette de Pierret (Cas /). Lésions cylindraxiles, état vacuolatre; augmentation de la névroglie, noyaux et fibrilles.
LA COMPRESSION RADICULO-MÉDULLAIRE
l’influence des constatations qu’il avait faites dans deux cas : je crois pomma part que ces deux cas devaient se rapporter à des néoplasmes infectés, compliqués d’une méningite surajoutée, el que la ponction lombaire, si elle a été faite, a dû révéler l’existence d’éléments anormaux dans le liquide céphalo-rachidien ,
Mais une théorie purement inflammatoire et méningitique est bien difficile à soutenir pour expliquer la lésion radiculo-ganglionnaire, puisque ce n’est que tout à fait par accident qu’on rencontre dans le liquide céphalo-rachidien des éléments anormaux, signature de cette inflammation; aussi cette théorie, si remarquable pour éclairer la pathogénie du tabes, est-elle sans valeur dans le cas de tumeur cérébrale, et Nageotte l'a-t-il abandonnée pour accorder le premier rang à des influences toxiques hypothétiques. Au contraire, se fondant sur les constatations anatomiques que j’ai exposées plus haut, mes élèves Cl. Philippe et P. Lejonne 1 ont soutenu une théorie uniquement mécanique qui parait capable d’expliquer tous les cas observés jusqu’ici dans mon service.
« Cette théorie mécanique par augmentation de pression du liquide céphalo-rachidien ?, nous pouvons l’étayer par des arguments tirés les uns de nos constatations cliniques et expérimentales, les autres de nos examens anatomo-pathologiques .
« Dans tous les cas de tumeur cérébrale que nous avons étudiés à cet effet, nous n’avons jamais pu mettre en évidence, par les méthodes de laboratoire usuelles (injections aux animaux, cultures sur les divers milieux, etc.), ni toxines ni microbes ; rappelons d’ailleurs que Sicard 3 avait déjà fait toute une série d’expériences du même ordre et était arrivé aux mêmes résultats. Nous avons toujours trouvé un liquide céphalo-rachidien clair, eau de roche, ne laissant déposer aucun culot après centrifugation et ne renfermant au microscope qu’un nombre absolument insignifiant de cellules blanches : toute idée d’influences toxiques ou infectieuses se trouvait donc écartée.
« Déplus, dans tous les cas où nous avons pu le chercher, nous avons trouvé une augmentation considérable de la pression intrarachidienne mesurée au manomètre, augmentation bien plus grande que dans la plupart des maladies chroniques du système nerveux que nous avons étudiées à ce point de vue.
« Les faits histologiques, en présence desquels nous nous sommes trouvés, nous paraissent avoir une valeur démonstrative encore plus grande: dans trois cas particulièrement, on voyait déjà macroscopiquement l’élargissement du
h tumeur cérébrale avec abolition des réflexes tendineux. Arch. de neurologie, 1904, n» 97.