‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 146 sur 201 · lorrnor. L’Encéphale · texte numérisé non relu

lorrnor. L’Encéphale

constants; ils n’existaient pas chez ma dernière malade. (Observ. Y, pl. YYX,

fig. 2.)

L’évolution de la paralysie générale de l’enfant est progressive au meme titre que celle de l'adulte, les régressions ou seulement les rémissions y sont rares ; lorsque le processus subit un temps d’arrêt, la rémission est de courte durée, bientôt suivie d’une rechute, ainsi qu’en témoignent les observations de Carrier et de Carie h de Jouschenk-. Il est de règle de voir la déchéance physique et psychique s’effectuer sans arrêt et de voir les malades succomber dans le gâtisme, emportés par une infection dont le point de départ est une escarre ou une tuberculose rapidement généralisée3.

Formes cliniques. — Je n’insisterai pas sur les diverses modalités que peut affecter la paralysie générale chez l’adolescent. Suivant la prédominance de certains symptômes, la rapidité ou la lenteur de son évolution, la méningoencéphalite revêtira la forme tabétique, congestive , épileptique. Ces dénominations sont assez claires par elles-mêmes pour n’avoir pas besoin d’être expliquées. Je rappellerai seulement la rareté de la forme délirante si fréquemment observée chez l’adulte

Dans la forme tabétique, les troubles moteurs peuvent prédominer sur les troubles intellectuels ; la démarche est raide, lourde, trémulante et trébuchante ; les pas sont inégaux, disproportionnés, les jambes sont lancées maladroitement et inégalement d’un pas à l’autre. Loin de suivre la ligne droite, le malade festonne et oscille sur lui-même. La complexité des troubles de la marche s’explique si l’on songe que chez de tels malades les cordons postérieurs ne sont pas seuls lésés, mais que la dégénérescence frappe aussi les faisceaux cérébelleux et les voies motrices centrales.

Le désordre moteur, bien que moins accusé, est néanmoins facile à mettre en évidence au niveau des membres supérieurs. La main plane avant de prendie un objet, les doigts sont agités de mouvements involontaires de llexion et d’extension. L’incoordination et le tremblement peuvent être accusés au point d’empêcher le malade d’écrire un mot cl même de manger seul.

Les réflexes tendineux qui sont souvent exagérés peuvent être abolis.

Parfois les symptômes de la série tabétique sont plus accentués : abolition complète de tous les réflexes tendineux, anesthésie des nerfs à la pression, anesthésies' cutanées, ataxie marquée. Il s’agit alors de taboparalysie.

Dans la forme épileptique, les sujets entrent dans la paralysie géne-

d'emblée on localisées, du moins

raie

par

des convulsions généralisées

'2. .1 ouschknk. Thèse de Varsovie, lülMi. 3. Raymond. Loco cilalo.

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