II. Dbuhub, Éditeur
LA PARALYSIE GÉNÉRALE JUVÉNILE
ainsi que l’ont démontré les travaux de Dunton \ Klippel et Lhermitte-, Leroy et Laignel-Lavastine Deroubaix et de Bück1 2 3 4 5 , etc. En d’autres termes, si la paralysie générale est une méningo-encéphalite diffuse, la démence précoce est, au point de vue de ses lésions, une neuro-cérébrite parenchymateuse chronique. Si des lésions vasculaires ou méningées viennent s’ajouter aux altérations fondamentales, celles-ci ont toujours des caractères différents de ceux qu’ils possèdent dans la paralysie générale. Il est plus difficile de faire la distinction, au moins dans certains cas, entre la méningo-encéphalite paralytique et la syphilis cérébrale acquise ou héréditaire, du moins quand elle se présente sous certains aspects.
Dans un cas observé par Janssens et Mees il s’agissait d’un malade âgé de quinze ans chez lequel l'affection avait commencé par une paralysie de la vu6 paire et avait abouti à la démence accompagnée de paraplégie spasmodique. L’évolution se fit en sept ans. L’autopsie montra l’existence d’une atrophie générale de l'encéphale et de quelques granulations épendymaires. L'étude microscopique fit constater la dégénérescence diffuse des cellules de l’écorce et une très légère infiltration lymphocytique des gaines périvasculaires sans plasmazellen ; la prolifération névroglique était considérable et les cellules en bâtonnets étaient en grand nombre.
Etan l donné l’absence de méningite, la rareté des cellules infiltrées autour des vaisseaux, il semble qu'il s’agisse plus vraisemblablement de syphilis héréditaire tardive que de paralysie générale authentique. Mais toute affirmation catégorique serait prématurée puisque nous manquons de critérium anatomique certain. Je ne crois pas, en effet, que les caractères assignés par Alzheimer, Dupré et Devaux l!, à l’infiltration périvasculaire dans la syphilis cérébro-spinale et dans la paralysie générale soient suffisamment démontrés pour que nous soyons en mesure de nous servir de cette distinction histologique pour établir un diagnostic. D’après ces auteurs, l’infiltration périvasculaire de la paralysie générale serait constituée par des plasmazellen, des cellules en bâtonnets et des maslzcllcn, tandis que les infiltrations de là syphilis seraient constituées uniquement ou presque exclusivement par des lymphocytes. Or, dans les cas indiscutables de paralysie générale juvénile que j’ai pu étudier, l’étude microscopique m’a montré de la manière la plus évidente que les manchons périvasculaires étaient composés non seulement de