Firpi. Th. de Paris
LA PARALYSIE GÉNÉRALE JUVÉNILE
n’y a donc pas. on le voit, à faire fi des documents que nous fournissent les statistiques, puisque tous s’accordent à montrer le rôle évident de la syphilishéréditaire dans la genèse de la paralysie générale de l’enfant et de l’adolescent.
Mais si la syphilis héréditaire doit être particulièrement recherchée, il n’en faut pas moins dépister la syphilis acquise. Celle-ci joue peut-être un rôle dont l’importance n’est pas assez connue aujourd’hui. Cette syphilis acquise pendant les premières années de la vie doit être mise en cause dans un certain nombre de faits ainsi que le démontrent entre autres les observations de Régis1, Hupler2, ou de Mingazzini3 dans laquelle il est mentionné que l’enfant fut contaminé par sa nourrice et fit une paralysie générale à vingt et un ans.
La notion de l’origine syphilitique de la méningo-encéphalite diffuse n’est pas seulement d’un intérêt théorique, elle peut conduire à des considérations pratiques d'une haute importance.
Encore que nous soyons assez mal fixés sur la valeur du traitement spécifique contre la paralysie générale de l’adolescent, car, dans l’immense majorité des cas, il a été institué trop tard, il est possible d’espérer que la mise en œuvre dès l’apparition des premiers symptômes de la méningo-encéphalite de la médication mercurielle intensive suffira à arrêter le développement de cette manifestation ultime de la syphilis héréditaire ou acquise qu’est la paralysie générale.
C Kégis. Encéphale, I8fl3 et Arch. de clin, de Bordeaux, 1892 et 1893.