Léri. Thèse de Paris
2. Aerilich. \ erein in Nürnberg, lîi avril 15)07, voir Münch. med. Woclicnschr., 15)07. L u
une communication à la Société de médecine interne de Vienne1 2. L’auteur rapporte un cas personnel concernant une fillette de deux ans, la dernière de cinq sœurs. Les parents sont bien portants au point de vue nerveux. Le père a eu la syphilis à l’âge de vingt ans. L’enfant est venue à terme et n’a rien présenté de pathologique durant la première année. L’affection a débuté par des troubles de la vue.
Actuellement, on constate de l'inégalité pupillaire; les pupilles réagissent faiblement à la lumière et à l’accommodation; il existe de l’atrophie optique. On constate l’absence des réflexes patellaires et achilléens eL une hypotonie musculaire assez marquée.
L’enfant souffre de crises laryngées. On a pensé à l’idiotie amaurotique familiale, mais l’image ophtalmoscopique de l’œil n’est nullement celle qui caractérise cette maladie; il peut s’agir, dit Marburg, d’une syphilis héréditaire commençant d’une manière tabétiforme pour devenir ensuite diffuse, ainsi que l'a décrit lvoster. On ne peut encore rien décider. Je crois qu'il est bon d’imiter la sage réserve de l’auteur et de n’admettre son cas que comme
douteux.
Marburg complète la revue qu’il avait faite en 1903 des cas de tabes nfantile; il admet que le nombre de cas est passé de 34 à 51. Il est plus sévère que Cantonnet dans la critique des cas et en admet beaucoup moins comme authentiques; il laisse d’ailleurs de cote les cas de taboparalysie, cest-a-diic de tabes associé à la paralysie générale; il ajoute les cas de Dobrochotoff - et de Grinker 3 que Cantonnet n’a pas mentionnés et celui de Sânger 4 5 * paru depuis. On y trouve mentionnés les 2 cas d’Hagelstamm \ les 4 de Maas (i, les 3 de W illiamson 7 et celui de Wilms 8 *, qui, mentionnés par Cantonnet, paraissent avoir échappé à Hirtz et Lemaire; en revanche, on n’y trouve mentionnés ni le cas de Camus et Chiray ", ni celui de Leenhardt et Norero l0.
Sur les 51 cas admis par Marburg, on trouvait 3» fois la syphilis d’une manière évidente, 4 fois la syphilis acquise cl 34 fois la syphilis héréditaire.
1. Le tabes infantile et juvénile. Gesellsch. J. inner. Med. and Kinderheillc. Vienne, 23 janvier 1908, in extenso dans le Wien. Medizin. Wochenschr ., 1008, p. 614.
2. Dobrochotoff. Korsakojfs Journ. f. Peych. u. Neur., I. )().>.