ASTHENIE BU L HO S FINALE
aurait été retrouvé chez un myasthénique par Vincent et Deli lie, mais les éléments qui le composent sont encore un peu vagues pour permettre dès maintenant un diagnostic précis.
Il y aurait un moyen de se rendre compte du fonctionnement des viscères qui échappent en grande partie à notre examen, ce serait de faire 1 c bilan des échanges nutritifs dans la myasthénie; Kauffmann l’a tenté : il a soumis un myasthénique typique à un régime fixe contenant un excès d’azote, par comparaison pendant le repos et dans la période d’activité. Il a constaté que la quantité d’azote éliminée pendant la période de mouvement est bien plus considérable que dans la période de repos. D’autre part, le rapport azoturique, c’est-à-dire la quantité d’azote de l’urée rapportée à l’azote urinaire total est monté pendant le repos pour s’abaisser pendant l’activité; par contre, l’azote ammoniacal augmentait dans la phase de mouvement. Pendant le travail musculaire, outre la diminution de l’urée, Kauffmann a observé également la mauvaise consommation du soufre, par rapport à l’acide sulfurique, l’augmentation de l’ammoniaque et l’augmentation du
phosphate biacide. Malheureusement, l'auteur n’indique ni le détail du régime suivi, ni la quantité de travail produit dans les périodes d’activité. Je discuterai plus loin les considérations pathogéniques qu’il a tirées de ces recherches.
Claude et Blanchetière ont étudié dans mon laboratoire de la Salpêtrière les échanges de trois de mes myasthéniques, MlleC..., Mme P..., G... trois cas de gravité différente, les deux premières ayant succombé, et le troisième étant guéri à l’heure actuelle. Dans un cas (MlleC...), la pauvreté des éliminations en acide urique est très remarquable, ainsi que l’élévation du coefficient azoturique qui paraît osciller parallèlement aux variations de l’acide urique. Ce fait n’a pas été retrouvé dans les autres cas. Il mériterait, disent les
auteurs, d’etre recherché, d’autant plus qu’on a mis en cause dans la myasthénie les organes lymphopoiétiques. Il est possible que des modifications de cet ordre soient simplement transitoires dans le courant de ln maladie.
Cnc constatation intéressante, c’est que le bilan de la nutrition indique, chez les deux malades qui ont succombé ultérieurement (C... et I’...), de gros troubles de 1 utilisation des substances minérales et azotées, et une élimination exagérée de chlorures, tandis que chez l’autre malade, guéri, les chiffres sont inverses.
Chez
résultats
ce dernier malade, G..., l’étude de la suivants : au moment du maximum
toxicité urinaire a donné les de sa maladie, toxicité des
C In renvoie pour les détails au travail de Claude et Blanciuîtièhe troubles de la nutrition dans quelques maladies du système nerveux. 2° fihys. cl de palli. (/énér., n° 1, janvier 1909, p. 87.)
: Becherches sur les mémoire. ( Journ . de
urines exagérée, indiquant un état d’auto -intoxication ; alors qu’il est très amélioré, les urines ont une toxicité inférieure à la normale: il est vrai qu’à ce moment le malade prenait de fortes doses de surrénale.
J’ai cru devoir insister sur ces diverses recherches, bien qu’elles n’aient pas encore donné de résultats absolument probants ; j’estime qu’il y a là une voie ou l on doit s engager de plus en plus, pour pouvoir se faire une opinion définitive sur la nature de la myasthénie.
Les symptômes généraux de la myasthénie bulbo-spinale n’exigeront pas un long développement; ils font habituellement défaut; la fièvre ne s’observe qu’en cas de complication; cependant, Oppenheim et moi-même, nous avons chacun publié un cas où, sans complication appréciable, la fièvre s’était montrée longtemps persistante; je doute à l’heure actuelle qu’il convienne de la rattacher à la myasthénie.