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CHAPITRE IV

Formes

SOMMAIRE

On peut distinguer, dans la myasthénie, une forme chronique généralisée prise comme type de description, de beaucoup la plus fréquente ; d’après Y évolution, des formes aiguës, subaiguës, chroniques ; d’après la répartition des phénomènes asthéniques, des formes bulbaires, spinales et partielles, la forme ophtalmoplégique étant la plus fréquente de ces dernières.

D’après l'adjonction de symptômes anormaux, des formes avec atrophie musculaire, des formes avec troubles psychiques, ces dernières excessivement rares (forme encéphalo-bulbomédullaire de Fabris).

D’après la coexistence d’autres affections, des formes associées, l’association avec le goitre exophtalmique, étant relativement fréquente, soit que l’une des deux affections soit fruste et l’autre bien développée, soit que toutes deux soient des plus nettes ; on observe parfois l’association avec l’hystérie, la neurasthénie; beaucoup plus rarement avec d’autres affections, tabes, myopathie, etc.

Que faut-il penser des pseudomyasthénies ?

Pseudomyasthénies toxiques (sels de baryum, vapeurs de pétrole, etc.) ; ce sont, en général, soit des polynévrites, soit des myasthénies légitimes.

Pseudomyasthénies d’origine nerveuse périphérique (Negro), observées dans certaines névrites diphtériques,' alcooliques, névrites des tabétiques, etc. ; un caractère différentiel important, c’est que la réaction d’épuisement existe sur les nerfs et non sur les muscles. Il s'agit là d’une allection différente de la myasthénie, d’une forme spéciale de polynévrite.

•l’ai pris, comme type de description la forme classique, la myasthénie généralisée bulbospinale à marche chronique, entrecoupée de rechutes et de rémissions; mais pour être la plus fréquente, elle est loin d’être la seule, et en particulier elle ne saurait englober nombre de faits sur lesquels on a insisté récemment et auxquels il convient de faire une place.

Au point de vue de Vttvolulion, on peut distinguer des formes aiguës et même suraiguës, évoluant en quelques jours, des formes subaiguës d’une durée de quelques mois, des formes chroniques, et même ultra chroniques si je puis dire, avec des rémissions pouvant durer dix ans et plus ; nous les avons étudiées dans le précédent chapitre.

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