Fkhiianmm. Iiijonn. mcdic., 1903, p
il faut donc en conclure que chez Mme D... existent côte à côte une maladie de Basedow et une myasthénie légitime. Chez Mme P..., il semblait en apparence n exister qu’une myasthénie, anormale il est vrai, puisqu’elle s’accompagnait de gros troubles électriques et d’abolition des réflexes des membres inférieurs, mais en y regardant de plus près, on voyait bien qu’à côté d’une myasthénie classique des muscles encéphalobulbaires et aussi des muscles du cou, du tronc et de la racine des membres, ayant bien la marche irrégulière habituelle, accompagnée de rechutes et de rémissions, coexistait une polynévrite des membres inférieurs, caractérisée par du steppage, l’abolition des réflexes achilléens, de l’atrophie musculaire diffuse des jambes et des troubles électriques importants avec ébauche de réaction de dégénérescence ; cet état étant resté à peu près stationnaire depuis plusieurs années. On pouvait presque délimiter sur la malade la ligne de démarcation entre les deux affections, la myasthénie s’arrêtant en bas aux muscles de la ceinture pelvienne, la polynévrite occupant les muscles du pied et de la jambe, et prenant très légèrement ceux de la cuisse.