CHAPITRE IX
Traitement
SOMMAIRE
Traitement symptomatique. — Contre l’asthénie : repos au lit, toniques et reconstituants. L’électricité et le massage sont inutiles, parfois nuisibles.
Contre les complications ; les troubles de la déglutition sont particulièrement à craindre, dangers de l’introduction de la sonde œsophagienne.
Traitement pathogénique. — Il en est encore à la phase d’expérimentation. L’antitoxine de la fatigue : résultats thérapeutiques médiocres. La méthode opothérapique : paragangline de Vassale; surrénale; thyroïde, etc., il vaut mieux associer plusieurs glandes.
Les indications des glandes à employer seront tirées des signes d’insuffisance glandulaire constatés cliniquement.
Un traitement étiologique ne paraît guère applicable. Il n’y a pas, à 1 heure actuelle, de prophylaxie de la myasthénie, mais après guérison ou rémission de la maladie, on essayera d’éviter une récidive ou une rechute: supprimer au convalescent toute cause de fatigue ou d’intoxication, et cela pendant un long espace de temps.
Le traitement de la myasthénie ne peut être, à l’heure actuelle, qu’ébauché, vu l’ignorance absolue où nous étions jusqu’à ces derniers temps de la nature intime, de la cause même des lésions de cette aflection; il était, jusqu’ici, purement symptomatique; ce n’est que depuis peu qu’il s’essaye à être étiologique et pathogénique.
Le traitement symptomatique doit s’attaquer, avant tout, au principal symptôme de la maladie, c’est-à-dire à la fatigue ; le meilleur remède est le repos au lit, qu’il ne faudra pas hésiter à exiger complet si la maladie est un peu sévère; le malade ne fera que les mouvements strictement nécessaires; il ne lira pas ; on lui donnera des aliments n’exigeant aucun effort de mastication, par très petite quantité; les repas seront séparés par de longues poses de repos.
A ce repos, il peut convenir d’ajouter une médication tonique et reconsti-
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