P Y T II 0 L 0 G I E N E R Y EU S E
même l'intoxication urémique, peuvent provoquer des méningo-encéphalites avec réaction conjonclivo-vasculaire ; et, dans l’élude expérimentale, des méningo-encéphalites typiques ont été produites par l’action directe d’agents toxiques ou simplement irritants.
On voit, delà sorte, avec quelles difficultés se pose quelquefois ce diagnostic pathogénique, en présence des seules lésions fournies par l’autopsie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le doute persiste souvent quand il s’agit de déterminer la nature de certaines affections aiguës, ou chroniques, de telle ou telle partie du névraxe.
Mais déjà la reproduction expérimentale de lésions analogues est venue apporter un nouvel appoint aux diverses conceptions pathogéniques. A vrai dire, la tache a été plus difficile pour le système nerveux que pour tout autre appareil. On sait de quelles difficultés est entourée la production de lésions infectieuses, microbiennes des centres nerveux, chez l’animal; et encore la plupart des expérimentations n’ont-elles provoqué que des lésions médullaires. La méthode de détermination des processus toxiques à évolution chronique est encore à rechercher, en particulier en ce qui concerne les scléroses encéphaliques et médullaires.
Enfin, une méthode d’investigation clinique, la ponclion lombaire, et l’examen cytologique du liquide céphalo-rachidien, nous a permis, depuis quelques années, de déterminer le siège et la nature inflammatoire du processus qui se lromre à la base d’un certain nombre de manifestations qu il était impossible de vérifier histologiquement. Le cadre des méningites s’en est trouvé considérablement agrandi, et la lumière s’est faite sur certaines épilepsies toxiques, sur le zona, sur les radiculites, sur certaines hémiatrophies faciales, etc. Ainsi que l’a montré mon eleve le D Courtellemont1, la fréquence avec laquelle s’observent les méningites cérebro-spinales frustes explique aujourd’hui l’origine de ces séquelles éloignées dont l’étiologie restait inexpliquée. Il ne suffit pas, dit-il, 1res justement, de noter chez un malade, atteint d’affection organique du système nerveux, 1 absence dans ses antécédents d’une méningite aiguë anthentique, pour refuser d attribuai aux accidents nerveux qu’il présente une origine méningitique.
Or, il est intéressant de passer une revue rapide des connaissances gem raies que nous avons acquises, durant ces vingt dernières années, sm le iole de l’inflammation, causée par les produits toxiques microbiens, endogènes ou exogènes, dans la genèse des maladies du système nerveux.