‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 43 sur 201 · P V T II 0 L 0 G IE NERVEUSE · texte numérisé non relu

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à évolution moins rapide. La cellule plasmatique, en particulier, répond à une évolution subaiguë, sous l’influence d’une virulence plus intense, peut-être, que celle qui fait apparaître la cellule ronde. La cellule épithélioïde enfin paraît caractériser des processus encore moins virulents et d évolution primitivement subaiguë.

Dans ce processus de phagocytose et d’élimination, il faut encore faire une place à la prolifération névroglique, dont nous avons vu les éléments se charger à leur tour de granulations graisseuses ; mais cette réaction gliogène, ne vient qu’après les réactions hématogène et histiogène ; la névroglie est plus lente à proliférer; et ses éléments sont de médiocres phagocytes. D’ailleurs, tous ces éléments de prolifération et de diapédèse ont un rôle commun : l’élimination des produits de dégénéralion par les voies sanguines et lymphatiques, phénomène dont le mécanisme intime nous est encore inconnu.

Dans l’évolution générale de l’encéphalite, la troisième phase histologique est celle de la réparation. Si l’élément névroglique n’intervient que pour une part peu considérable dans la phagocytose, par contre, nous le voyons prédo miner dans le processus de cicatrisation. C’est d’abord un feutrage de plus en plus épais de fibres névrogliques autour des espaces cellulo-vasculaires ; puis l’établissement d’un tissu de sclérose, dans lequel domine en général l’élément névroglique, à trames serrées, et où l’élément mésodermique, cellulo-vasculaire, intervient plutôt à titre nourricier de l’élément névroglique, sous forme d’un réseau vasculaire de néoformalion.

Nous n’insisterons pas davantage sur L histogénèse de ce tissu de cicatrice, qui entraîne à sa suite des lésions irritatives et des dégénérations secondaires, et qui peut persister longtemps dans sa tendance proliférante, évoluant ainsi pour son propre compte. Nous savons qu’un bon nombre de cas de sclérose atrophique, de pseuclo-pore ncéphalie 1 , de sclérose cérébrale hypertrophique meme, sont des reliquats de semblables encéphalites aiguës ou subaiguës de 1 enfance: de même les scléroses en foyers disséminés ou certaines formes d e sclérose pseudo-systématique peuvent dériver des encéphalites ou des méningo-encéphalomyélites des adultes. Mais, à ce propos, nous devons tout au moins posc.i celte question, fortement agitée depuis quelques années, de savoir si de pareilles encéphalo myélites disséminées peuvent aboutir à la sclérosé en plaques. Ln certain nombre de faits paraissent actuellement justifier cette opinion . Maas, en 1905, présentait une malade ayant tous les symptômes de la scleiosc en

1. Il est une forme de méningo-encéphalilc qui éclaircira certainement cette question des pseudo-porencéphalies : c’est la méningite séreuse circonscrite, acompagnéc généra c ment d'un certain degré d’encéphalite sous-jacente, et dont /Vxliauscn, Ungei , Emei son on , depuis quelques années, public plusieurs observations. .1 ai réecmmcnl •daté, avec Claude, un fait de ce genre, absolument caractéristique.

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