HISTOLOGIQUES
de Korsakoff ; Widal, Joffroy, Dupré, qui l’ont cherchée dans de nombreux cas ne l’ont point rencontrée. Elle a cependant été observée dans plusieurs faits probants (Udine).
Ces altérations méningées, dont la lymphocytose est le témoignage, doivent ctre considérées, non pas comme secondaires à la polynévrite ellemême, caron sait que meme des névrites radiculaires très étendues ne la provoquent pas (Widal et Le Sourd), mais comme des lésions méningées surajoutées, dont la cause paraît le plus souvent revenir à l’alcoolisme antérieur.
En résumé, on peut admettre à l’heure actuelle, que, dans la plupart des cas, la psycho-polynévrite a une base anatomique lésionnelle, portant plus spécialement sur les cellules pyramidales ; mais en ajoutant que loin d’être purement parenchymateuse, cette altération, cause immédiate des troubles mentaux, a évolué sur un fonds lésionnel antérieur, à la fois parenchymateux et interstitiel, créé par l’intoxication chronique.
Enfin, il faut rappeler que certaines autopsies de psycho-polynévrites ont montré l’association, avec les altérations diffuses précédentes, de désordres anatomiques plus profonds, causes d’une terminaison fatale, qui, au cours de la cérébropathie toxémique, peut survenir brusquement
En effet, il existe des cas où, au complexus anatomique que nous venons de décrire, s’ajoutent des lésions des vaisseaux, telles que des hémorragies se produisent(Bonhoëffer), et provoquant parfois des lésionsde ramollissement en foyer ou diffus. Ces lésions associées, à la vérité rares, ont été observées soit dans les hémisphères (Bonhoëffer), soit et plus souvent, dans les pédoncules cérébraux et la protubérance, affectant le type de la polioencéphalite supérieure de Wernicke (Bœdecker, Raimann, Thomsen, Suckling, Muravieff). Enfin, mais plus rarement encore, on a constaté, à l’autopsie de cas brusquement terminés par la mort, la présence de vastes ramollissements du cerveau, liés à un processus artériopathique des gros vaisseaux. Ces artérites ou ces foyers d’encéphalite, qui compliquent la cérébropathie ne peuvent évidemment pas être considérées comme les lésions propres à celte psychose; toutefois, elles relèvent vraisemblablement de l’agent même de la psychopolynévrite.
J’arrive en dernier lieu à la partie la plus discutée de cette question : la pathogénic. Encore que durant ces dernières années, bien des points aient été éclaircis, de nombreuses obscurités subsistent néanmoins.
Si la nature toxique des accidents psycho-polynévritiques est admise, à l’heure actuelle, par tous les auteurs, l’origine même de cette intoxication proie a discussion, et a cet égard lavoic est ouverte à de nouvelles recherches.