I. Klippel et Lueioutte. Loco citalo
les CÉRÉBROPA.THIES DIFFUSES HISTOLOGIQUES
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analogues P Mais c’est là une question encore trop neuve pour qu’on puisse l’envisager ici.
11 est, d’ailleurs, intéressant de remarquer que cette combinaison complexe de causes déterminantes, conditionnées par l’alcoolisme intervenant comme cause primordiale, se rapproche singulièrement de l’association des conditions morbides qui peuvent être invoquées dans la pathogénie des encéphalopathies en rapport avec une auto-intoxication par insuffisance viscérale, comme les encéphalopathies urémiques que nous étudions plus loin. C’est pourquoi il serait impossible de vouloir attribuer une spécificité, en rapport avec l’agent pathogène, aux différents processus encéphalopathiques d’origine toxique et toxi-infectieuse. La cause primordiale, qui les tient hautement sous sa dépendance, agit par l’intermédiaire de conditions secondaires, qui apparaissent souvent comm^ les causes vraiment efficientes des accidents déterminés en fin de compte.
Il reste enfin à élucider les rapports qui unissent les accidents psychopathiques aux phénomènes polynévritiques. Ettout d’abord doit on ranger dans le cadre de la psychose de Korsakoff tous les accidents mentaux s’associant à une polynévrite ?
Si l’on considère cette affection comme un syndrome clinique à caractères bien définis, une telle généralisation est impossible. Quoique ce syndrome représente le type psychopathique de beaucoup le plus souvent observé au cours des polynévrites, on sait que l’on rencontre parfois, associés à celles-ci, soit les troubles de l’alcoolisme chronique, soit le syndrome de confusion mentale proprement dit, et même le délire aigu. Dans un autre ordre d idées, Gristiani, Anglade, n’ont-ils pas observé des altérations des nerfs périphériques, en l’absence même de symptômes polynévritiques, dans certaines maladies mentales, telles que la mélancolie avec stupeur?
D’autre part, il est avéré, et les observations en sont nombreuses (Tilling,
Gudden, Jolly, Schültze, Monckemüller, Liickerath, Meyer et Raecke), que le syndrome de Korsakoff peut être observé en l’absence de toute polynévrite. C’est qu’en effet psychose et polynévrite doivent être considérées comme traduisant cliniquement des processus déterminés par une même cause, s’associant fréquemment dans une marche parallèle, mais pouvant aussi naître et évoluer isolément.
On a pu se demander si les altérations qu’on observe dans les cellules corticales sont primitives ou secondaires à la lésion des fibres qui en émanent. Les caractères de ces lésions cellulaires (chromatolyse centrale) tendent à les rapprocher des lésions secondaires qu’on observe dans ces mêmes cellules corticales, à la suite des sections pathologiques ou expérimentales des fibres de projection (G. Ballet, M. Faure, Marinesco). Toutefois, l’absence de lésions
PATHOLOGIE N E H V E U S E
sur les fibres de projection ou d’association, coexistant avec des altérations cellulaires dûment constatées, permet de penser que la meme cause toxique, qui a adultéré les nerfs périphériques, a également imprégné les neurones corticaux, tantôt dans leur partie centrale et trophique, tantôt dans toutes leurs parties, cellule et prolongements. Celte atteinte n’a, d’ailleurs, aucune régularité, et, dans certains cas, elle frappe davantage les nerfs périphériques, dans d’autres, les neurones corticaux. Mais qu’elles soient surtout polynévritiques ou psychopathiques, ces affections représentent, ainsi que le dit Dupré, les variétés de localisation d’un même processus anatomo-clinique : l’atteinte toxi-infectieuse du neurone périphérique et central, lésion bipolaire, dont l'expression clinique sera, d’une part, le désordre mental, d’autre part, le syndrome polynévritique.
Envisagée de la sorte, la psychose de Korsakoff, syndrome clinique caractérisé, moins par sa fréquente association avec la polynévrite, que par les traits particuliers de sa symptomatologie, fait partie du groupe des psychoses déterminées par une encéphalopathie toxique ou toxi-infectieuse à évolution aiguë ou subaiguë , psychoses qui, selon leurs caractères prédominants, peuvent être classées nosographiquement sous les noms de « confusion mentale », de a psychose polynévritique » et de « délire aigu ».