LES CÉRÉBROPATHIES AUTO-TOXIQUES
LES PARALYSIES URÉMIQUES
SOMMAIRE
Introduction et historique. — Parmi les encéphalopathies par aulo-intoxication, les plus fréquentes sont les encéphalopathies urémiques; les paralysies sont leur expression clinique la plus commune.
Etude clinique. — Observation. — Femme de quarante ans, atteinte d’une néphrite chronique avec phénomènes d’urémie lente à manifestations nerveuses et respiratoires. — Depuis deux ans, hémiplégie gauche incomplète avec hémianesthésie et affaiblissement global des facultés mentales. Les phénomènes paralytiques ont varié dans leur intensité, parallèlement aux manifestations générales de l’urémie. Il s’agit d’une encéphalopathie urémique proprement dite, et non pas d’une hémorragie ni d’un ramollissement thrombosique. Réserves à faire sur la nature de l’hémianesthésie.
Symptomatologie. — Les paralysies urémiques. — Signes prémonitoires. — Différents modes de début ; réapparition d’une paralysie organique ancienne sous l’influence de l’urémie ; début apoplectiforme. L’hémiplégie urémique reste flasque; elle est le plus souvent incomplète, variable, mobile et à rechutes. Les paraplégies. Les troubles sensoriels. Les aphasies. Le pronostic de paralysies urémiques.
A nalomie pathologique et Pathogénie. — A l’autopsie des urémiques, on rencontre très fréquemment des hémorragies ou des ramollissements, de date récente ou ancienne, et des lacunes de désintégration cérébrale : ce sont des lésions associées.
Les altérations qui sont directement causées par l’urémie sont : l’œdème cérébral souvent accompagné d anémie, parfois de la congestion pie-mérienne ; histologiquement, la dilatation des gaines vasculaires et l'élargissement névroglique, et, dans certains cas, des lésions diffuses ( eseleinents nerveux. La dégénérescence du faisceau pyramidal a été exceptionnellement cons a ce. Le liquide céphalo-rachidien est hypertendu et hypertoxiquo; quelques faits d’irritation
Discussion des théories pathogéniques: la théorie de l’œdème cérébral; expériences de rfinentales01 Al t iaUd’ ^ tlc 1,intoxicatio11 clos éléments nerveux : récentes études expé-
Conclusion : la pathogénie de l’urémie cérébrale est complexe; les lésions antérieures enr? ation ou non avec l’insuffisance rénale, ont un rôle très importantdo prédisposition et de locahsat.on. Dans la détermination des différentes manifestations de l’encéphEaS urôlue, s associent, à des degrés divers, l’intoxication des éléments nerveux, l’œdème cérébraet 1 hypertension. Enfin, il est vraisemblable qu’un certain nombre de paralysies ^Srémfoues
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Introduction et historique
La conception de l'aulo-intoxicalion, telle que l’a formulée Bouchard, a considérablement élargi le cadre des encéphalopathies toxiques ; et l’on peut dire qu’il n’est aucune des maladies en rapport avec une modification des humeurs, de nature toxique, qui ne puisse, à telle époque de son évolution, se compliquer de troubles cérébraux d’ordre somatique ou d’ordre psychique.
Ce sont les maladies de la nutrition, comme la goutte, dont les manifesta tions cérébrales étaient déjà classées par Lecorché en cinq groupes, auxquels il faut ajouter les crises jacksonicnnes et les hémiparésies transitoires; et comme le diabète, qui, en dehors même des accidents nerveux terminaux, peut encore provoquer, au cours de son évolution, soit des troubles mentaux, soit des manifestations somatiques, telles que l’hémiplégie, les troubles sensoriels, les attaques épileptiformes.
Ce sont aussi certaines affections dues à une surproduction dans l’organisme do substances de déchet, particulièrement toxiques pour le système nerveux, comme le coup de chaleur ; ou déterminées par la résorption de toxines anormalement produites, comme l’auto intoxication gastro-intestinale.
Ce sont encore les maladies résultant de l’altération des appareils chargés de l’élaboration ou de l’élimination des produits toxiques de l’organisme, comme les états d’insuffisance hépatique ou rénale.
Peut-être, enfin, faudra-t-il un jour rapprocher, de ces encéphalopathies par auto-intoxication, des phénomènes nerveux d’ordres divers, du domaine psychique et somatique, et qui sont liés aux altérations des glandes à séciétion
interne.
Parmi ces encéphalopathies relevant d’un état d anto-intoxication, celle qui a été le plus étudiée jusqu’ici est certainement 1 encéphalopathie uiéinique, et cela en raison de la fréquence et de la richesse de ses manifestations.
Les troubles psychiques en rapportavec les afleclions rénales étaient connus depuis fort longtemps déjà quand Lasègue en fit, en 11152, 1 élude magistrale. Depuis, la symptomatologie psychopathique du brightisme s est enrichie d nombreux travaux : leur résultat a été, d’une part, d établir la distinctio entre les psychoses urémiques proprement dites, directement causées pi l’auto intoxication d’origine rénale, cl les psychopathies de nature diveisc q peuvent s’observer chez les brightiques, inllucncées à vrai dire pai