‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 64 sur 201 · P A T H 0 L 0 G 1 E N E K V E USE · texte numérisé non relu

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exemples nombreux furent publiés de paralysies transitoires survenant au cours de maladies infectieuses, d’intoxications diverses et d’auto-intoxications comme le diabète et la goutte. Il faut cependant remarquer qu’un certain nombre de ces paralysies rentraient dans le cadre de l’hystérie ; et un contrôle minutieux doit être établi avant de considérer les faits de ce genre comme étant le produit direct de l’intoxication des centres nerveux. D'autre part, on ne saurait identifier complètement les paralysies de l’urémie à celles du diabète, considérées en bloc, car celles-ci comprennent un grand nombre de névrites périphériques, qui ne s’observent pas dans l’auto-intoxication rénale; enfin, les hémiplégies des diabétiques, sans lésions en foyer, sont beaucoup plus rares que les hémiplégies des urémiques.

Au surplus, il existe maintenant dans la science des faits positifs, expérimentaux et cliniques, qui ont mis en lumière le rôle de l’intoxication urémique dans la détermination des processus cérébraux. Je fais allusion aux résultats obtenus par Acquisto et Pusateri *, Donetti, hwing, Nageotte et Elllinger -, Gabbi1 2 3, Dopter 4, en étudiant les réactions de l’encéphale vis-à-vis des poisons urémiques. Landois et Leubuscher ont montre de la soi te que ceitainos substances contenues normalement dans l urine produisent des effets initantssui les cellules delà substance grise, quand on les applique sous une forme pulvérulente à la surface du cerveau, du bulbe ou de la moelle; toutefois, ils n’ont pu déterminer ainsi que de l’hyperexcitabilité des zones motrices, se traduisant pendant quelques jours par des accès de convulsions localisées ou généralisées, séparées par des intervalles de repos, mais non suivies de paralysies. Se rapprochant davantage des conditions de la clinique, Marinesco5, de même que Sacerdoli °, en créant une urémie expérimentale aiguë, ont pu constater, par la méthode de Nissl, une chromatolyse périphérique des cellules nerveuses, avec atrophie variqueuse des dendrites, sans altérations du prolongement de Deiters; lésions analogues à celles qtfe Marinesco a observées a l’autopsie d’urémiques. Ces faits viennent évidemment à l’appui des constatations histologiques faites à l’autopsie d’urémiques succombant après des accidents cérébraux, et sont de nature à prouver que l’auto-mtoxicahon urémique peut être la condition suffisante de la production de ces alterations

cérébrales.

Cependant, ces lésions histologiques de l’urémie aigue ou chronique ont

1. Acquisto et Pusatbiu. liiv. ili patol. nerv. e ment-. lll,llî, fasc. lli

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