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LE SOMMEIL DANS LES TUMEURS CEREBRALES
Environ trois mois après le début du sommeil apparurent d’autres symptômes : affaiblissement intellectuel, céphalée, vertiges et quelques vomissements ; enfin, l’atrophie des nerfs optiques.
A l’autopsie, on constata un sarcome, probablement d’origine pie-mérienne, enserré par l’hexagone de Willis, comprimant le tronc basilaire, rétrécissant notablement les carotides internes et les communicantes postérieures.
Plus récemment, Blum 1 2 rapporte brièvement l’histoire clinique d’une femme de quarante-six ans, chez laquelle les symptômes de début furent des douleurs de tête et des accès de sommeil, si bien qu’on pensa à la narcolepsie hystérique, et que c’est avec ce diagnostic que la malade fut envoyée à l’hôpital. On trouva, à l’examen nécroscopique, une tumeur grosse comme une cerise occupant la partie antérieure de la circonvolution centrale gauche. La substance cérébrale avoisinante présentait de l’œdème, mais pas de ramollissement. 11 existait de l’aplatissement des hémisphères cérébraux, particulièrement à gauche.
Dans l'Encéphale ~, Maillard et Milhit ont publié l’intéressante observation d’une femme de quarante-sept ans, qui présentait des troubles psychiques consistant en une sorte d’obnubilation, laissant subsister dans le champ de la conscience, d’une façon fort confuse, certains faits qui s’étaient produits peu de temps auparavant et l’avaient très affectée, ces faits prenant à certains moments les caractères d’une idée fixe, des troubles physiques un peu tlous du côté de la sensibilité, des réflexes et de la motilité, et qui s’endormait au moment où on lui maintenait les yeux fermés pour examiner l’état de sa sensibilité, si bien qu’on se demanda tout d’abord s’il ne s’agissait pas d’hystérie. Ce n’est que par un examen attentif qu’on put se rendre compte que les passages successifs répétés de la veille au sommeil et vice versa suffisaient à expliquer à la fois les troubles psychiques et les symptômes physiques. Dès lors, tout se réduisait à de la fatigue, de la céphalée et surtout du sommeil et l’hypothèse de tumeur cérébrale fut admise comme très vraisemblable. L’examen anatomique montra un sarcome à cellules rondes, du volume d’une noix, occupant la pointe du lobe temporo-sphénoïdal gauche, en pleine substance blanche.
Dernièrement, Parhon et Goldstein 3 ont publié un cas de tumeur de l’hypophyse sans acromégalie chez une jeune fille de dix-neuf ans. Les accidents avaient commencé par une tendance invincible au sommeil; « la malade s’endormait pendant qu’elle travaillait, il lui arrivait même de