‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 74 sur 201 · I.0UCUE- SociéLé neurologique · texte numérisé non relu

I.0UCUE- SociéLé neurologique

10 Uevue neuroloame. Paris, 1902.

* ^1*. octobre 1906, et Encéphale, 1906,

soin Dévie et Paviot ont montré à quel point les signes décrits étaient peu caractéristiques et pouvaient souvent manquer. Ce qui prouve bien le peu de netteté de la symptomatologie qu ’on attribuait à ces tumeurs, c’est que presque toutes avaient donné lieu à des erreurs de diagnostic; Bristowe, Hitzig1 2 * 4, rissaud lurent presque seuls à pouvoir établir du vivant du malade une localisation exacte.

Dans les publications que j’ai consacrées à cette question, je me suis livré à un travail de critique des divers symptômes qu’on a voulu successivement attribuer aux tumeurs du corps calleux.

C’est qu’en effet, dans les tumeurs cérébrales en général, dans celles qui s’accompagnent de troubles mentaux en particulier — et c’est au premier chef le cas des tumeurs des corps calleux !, — il y a un écueil à éviter, c’est d’attribuer à l’organe principalement lésé, le corps calleux dans l’espèce, tous les phénomènes morbides observés. Il peut s’agir, en effet, de troubles surajoutés à la lésion piimitive, soit du fait de l’extension de la tumeur à une région avoisinante, soit du fait de lésions diffuses du cerveau 4, lésions dont la tumeur est la cause première, mais non la cause directe.

Je 1 appelle à ce sujet la grande importance que présente l’étude microscopique du cerveau et en particulier de l écorce; c’est un point sur lequel j’insistais dès 1893 et dans des leçons ultérieures. Les infiltrations néoplasiques dans les zones qui bordent la tumeur, les altérations des éléments corticaux et sous-corticaux à distance, ne sont pas toujours appréciables à l’œil nu et 1 on ne doit pas, à 1 heure actuelle, mettre sur le compte d’une tumeur cérébrale les troubles observés dans le cours de son développement, si l'examen microscopique n’a pas été- pratiqué d’une manière systématique.

I out récemment, depuis les remarquables recherches anatomo-cliniques de Liepmann l’attention s’est trouvée attirée sur un symptôme très intéressant qui pourrait reconnaître pour cause une lésion du corps calleux; je veux parler de l’apraxie motrice.

Qu’est-ce donc que l’apraxiei» Dans son sens étymologique le plus large, c’est l’erreur dans l’exécution d’un acte dirigé vers un but donné, sans que cette erreur résulte d’une parésie ou d'une ataxie. C’est dans ce sens un peu trop général et vague que ce terme lut d’abord employé (Gogoll, kuss-

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