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lrmite a la moitié postérieure du centre semi-ovale, affleurant les circonvolutions, aussi bien en dedans qu’en dehors, mais ne les détruisant pas.
La coupe qui sectionne le corps calleux montre que, du côté gauche, ce néoplasme se limite strictement au territoire des fibres calleuses et ne s’étend pas dans le centre ovale. Les piliers postérieurs de la voûte sont intéressés seulement dans leur partie postéro-inférieure. Dans l’hémisphère droit, la tumeur est beaucoup plus largement développée et s étend en dehors a toute la moitié postérieure du centre ovale. Si le tiers postérieur du corps calleux lui-même est seul détruit par la tumeur, celle-ci interrompt en outre la moitié postérieure des radiations calleuses émanées de la partie moyenne du corps calleux dans leur passage au niveau du centre ovale.
Sur les coupes pratiquées au-dessous du corps calleux, on constate que l’infiltratiou néoplasique s etend aux deux piliers postérieurs de la voûte et se prolonge dans la substance blanche du lobe occipital. La corne occipitale du ventricule latéral est diminuée de volume et située en plein tissu néoplasique.
Les circonvolutions externes et internes ne présentent rien d’anormal; il en est de même, d’ailleurs, dans les coupes sus et sous-jacentes.
Sur la coupe de Flechsig, au lieu d’élection, la tumeur occupe la partie située entre les circonvolutions de la face externe et le ventricule latéral, s’avançant en avant dans la couche optique. Celle-ci est transformée, dans sa moitié postérieure, en une masse mollasse et jaunâtre avec un piqueté hémorragique des plus nets; le tiers postérieur de la capsule interne est également remplacé par du tissu néoplasique. La capsule externe et le noyau lenticulaire sont indemnes (pi. XIII, fig. 3).
Histologie pathologique. — Comme dans le cas précédent, je considérerai successivement : 1° la nature delà tumeur; 2° les désordres apportés par sa présence dans la structure de l’encéphale.
J’ai examiné, sur des points très différents d’aspect et de situation, la structure de cette masse néoplasique. En de certaines régions, on remarque de larges espaces constitués par une substance grenue se colorant en rose après l’action de l’éosineorange-bleu de toluidine ou de l’éosine-hématéine; autour de ces espaces, les vaisseauxsontdilatés, entourés d’un grand nombre de leucocytes mono et surtout polynucléaires. Ces zones répondent à des parties dégénérées de la tumeur, et la diapédèse qui se remarque sur les vaisseaux est un fait de réaction banale dans les tissus en voie de désintégration. Dans les points où le tissu néoplasique n’est pas dégénéré, on constate que les éléments constitutifs sont irréguliers et polymorphes. A côté de cellules rondes et de moyenne dimension se trouvent des éléments énormes, à protoplasma fortement granuleux, contenant un grand nombre de noyaux irréguliers. Dans certaines cellules, il semble qu’il s’agisse de noyaux séparés cl indivis, mais sur d’autres, il est facile de se convaincre (pie ce n’est là qu’une apparence et qu’en réalité, la cellule ne contient qu’un noyau unique, arrondi bizarrement, présentant des dilatations réunies par des filaments déliés. Dans certains éléments toutefois, mais exceptionnels, il est probable (pie les noyaux sont bien distincts les uns des autres et (pic ces cellules gigantesques ont véritablement multinucléées.
Dans une même préparation, on rencontre les aspects nucléaires les plus divers;
Raymond
Pathologie nerveuse, Pi.. XIV
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Coupe de l’écorce cérébrale du lobe frontal. Méthode de NissI : chromatoly.se, déplacement des noyaux des grandes cellules pyramidales, atrophie de quelques éléments, réaction névroglique (cas II).