I. Zingehliî. Neurolorjisch. Cenlralblalt
-. Mauguliès. Wiener Klin. Woclicnschr., n° 16, 1907.
il faut s’adresser à des altérations non néoplasiques du corps calleux. Dans l’observation de Liepmann et Maas *, en particulier, où il s’agissait d’un ramollissement du corps calleux, on observait ces phénomènes apraxiques. Ce n’est donc pas la nature néoplasique d’une lésion qu’il en faut accuser.
Mais il faut avouer que ce cas n’est pas pur et, qu’à l’heure actuelle, il n’existe pas une observation d’apraxie motrice où l’autopsie ait montré une lésion strictement limitée au corps calleux2.
Dans les cas de cet ordre, aussi bien les tumeurs que les ramollissements, von Monakow se demande si l’apraxie ne pourrait pas reconnaître pour cause une répercussion à distance due à cette sorte d’inhibition qu’il a particulièrement étudiée sous le nom de diachisish Mais il est bien difficile d'admettre
qu’une inhibition diachitique dure assez longtemps pour causer, par exemple, la dyspraxie gauche que Liepmann a rencontrée chez un certain nombre d’hémiplégiques droits aphasiques. L’apraxie motrice paraît donc être plus qu’un phénomène d’inhibition.
Une dernière objection a été formulée par Pierre Marie4, à propos justement de l’apraxie gauche chez les hémiplégiques droits, c’est que les phénomènes que présentent ces malades tiennent au siège de la lésion dans la sphère du langage qui est, en réalité, une sphère intellectuelle spéciale à l’hémisphère gauche, dans laquelle semblent entre autres s’emmagasiner les notions apprises et conventionnelles; d’une part, les malades ne comprennent pas bien l’injonction qui leur est faite, d’autre part, ils n’ont plus la notion exacte du geste correspondant à l’ordre qui leur est donné. Van der V loet ’, Liepmann ont répondu à l’objection de Marie en montrant que 1 aphasie et l’apraxie peuvent apparaître isolément, et que l’apraxie peut coexister avec une intelligence assez vive ; apraxie et démence sont donc bien distinctes1'.
Il semble donc bien qu’on puisse conclure de toute celte discussion un peu ardue (pie certains phénomènes d’apraxie motrice peuvent être symptomatiques d’une lésion du corps calleux, et en l’espèce, d’une tumeur.
t. Liepmann et Maas. Journal J. Psychologie u. Neurologie, t!IO/ (Bel. X, lie t i o).
•2. En clTct, clans les cas récents d’apraxie de Bloch (Wien. lüin Rundsch., 1908, p. U), Riiein (Journ. of Nerv and Ment. Dis., 1908, n« 10), Goldstein (Journ. f. Psych u. Neur., 190», Bd XI, p. 169, 270), si le corps calleux était pris, les lésions n’en étaient pas moins
Il en était de même du cas d’ABRAHA M(Centralbl. f. Nerv. u. Psych., 1907, p. 161). Quan aux faits de Rose cl Toucha., u (. l’Encéphale , mai 1909) et de IL Claude (Soc. méd des llop..
9 juill. 1909), il leur manque le contrôle anatomique. ,
3. Von Monakow. Aphasie u. Diachisis. Ncurolog. Centralblatt, 1900, p. 9., J, 10-,.
4. I’. Marie. Semaine médicale, 1906, n° 21, p. 242 en noie. ^
5. Van der Vloet. Apraxie et démence. (Journ. de neurologie, 1906.)