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Liepmann, loco cilalo

LES TUMEURS DU CORPS CALLEUX

Des recherches récentes entreprises par les auteurs et surtout par Liepmann, il ressort que l’hémisphère gauche exerce à travers le corps calleux une influence sur les actions commandées par le cerveau droit.

Pour Liepmann, cette action s’exerce directement d’un centre psychomoteur à l’autre; pour Hartmann1, au contraire, il existerait dans le lobe préfrontal gauche un « centre praxique » commun pour les deux moitiés du corps ; Hartmann fonde cette opinion sur son premier cas de tumeur, mais, ainsi que je l’ai dit, la tumeur était des plus diffuses puisqu’elle détruisait non seulement le lobe préfrontal gauche et le genou du corps calleux, mais aussi la partie interne du lobe frontal droit, les noyaux caudé et lenticulaire, et il est risqué d’en vouloir tirer une conclusion précise.

Quoi qu'il en soit, il semble bien probable, sinon démontré à l’heure actuelle, qu’une lésion du corps calleux, surtout si elle intéresse le tiers moyen de la grande commissure interhémisphérique (Liepmann2) interrompra des fibres commissurales qui servent à la transmission de courants nerveux, allant du cerveau gauche vers le cerveau droit pour régler certaines fonctions cinétiques et se traduira cliniquement, par un certain degré d’apraxie motrice du côté gauche.

il est probable que le corps calleux renferme aussi des fibres que s’envoient réciproquement les deux hémisphères, fibres jouant un rôle dans les mouvements habituellement symétriques, tels que la marche, les mouvements de la langue, de la face, des yeux, etc. L’atteinte de ces fibres amènerait des troubles de la marche (ataxie calleuse de Zingerlé, cas 2 de Hartmann), de 1 apraxie des muscles oculah’es (Lewandowsky 3), de l’apraxie des muscles de la lace (F. Rose1), etc., selon le groupe de fibres intéressé.

III. — - Valeur séméiologique du syndrome mental et de l’apraxie dans les tumeurs du corps calleux.

La conclusion naturelle de l’étude que je viens de poursuivre, c’est de rechercher quelle valeur on peut accorder au syndrome mental spécial et à

I apraxie motrice pour établir chez un malade l’existence d’une tumeur du corps calleux.

On peut être appelé à poser le diagnostic de tumeur du corps calleux dans ôes conditions très différentes : à la période de début, en présence d’un malade*

b Hartmann, loco cilalo.

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