‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 87 sur 201 · Giannelli, loco cilato · texte numérisé non relu

Giannelli, loco cilato

4. Westphal. Apraxie motrice avec autopsie. [Med. Klin., n° 0, 1007.)

5. Liepmann. Berliner Gesellsch. J. Psych. and NcrvenkranU. Séance du 11 mai 1008.

LES TUMEURS DU CORPS CA. LL EUX

Tout en rendant hommage aux belles recherches de Liepmann, il serait prématuré de conclure que nous connaissons pleinement les fonctions de l’énigmatique corps calleux et que la question de l’apraxie motrice est complètement élucidée. Il ne faudrait pas non plus, après avoir refusé tout rôle au corps calleux, lui accorder maintenant des fonctions par trop variées et attribuer des symptômes multiples à une lésion limitée de la grande commissure ou de ses radiations De nouvelles expériences physiologiques me paraissent nécessaires; jusqu’à maintenant les physiologistes déniaient toute importance primordiale au corps calleux et des faits assez nombreux d’agénésie et d’atrophie du corps calleux ne s’étant traduits par aucun symptôme pendant la vie semblaient leur donner raison2.

Aussi ai-je engagé mon élève Lévy-Valensi à reprendre l’étude du corps calleux au point de vue expérimental à la lumière des données nouvelles. Il poursuit encore ces recherches à l’heure actuelle, et elles paraîtront in extenso dans sa thèse (Paris, 1910)®. Voici les résultats auxquels il est arrivé jusqu’ici : sur le chien, ses expériences confirment celles de Muratow ; après section du corps calleux, l’animal est apathique, indifférent, la marche est hésitante, le saut impossible. De plus, ce que n’avait pas signalé Muratow, le chien a une tendance manifeste à se diriger vers la gauche, en faisant dans cette direction des mouvements de manège. Mais la recherche de l’apraxie n’était guère possible chez cet animal eL il étaiL plus intéressant de s’adresser au singe : les expériences de Valensi portent à l’heure actuelle sur quatre singes (trois sections de la moitié antérieure, et une section de la moitié postérieure du corps calleux); dans aucun de ces cas, il n’a pu constater de phénomènes d’apraxie.

De son côté, la valeur du syndrome mental que j’ai décrit comme caractéristique d’une lésion du corps calleux a été critiquée dans ces dernières années par divers auteurs italiens, Catola, Zeppilli, Muggia. soit qu’ils aient contesté son existence, soit qu’ils lui aient dénié toute valeur diagnostique.

Le fait de la non-existence de ce syndrome psychique dans les deux observations de Catola et de Zeppilli ne me paraît pas prouver grand’chose; les deux malades ont été examinés à une époque déjà bien tardive; Zeppilli, qui n’a observé le sien que pendant huit jours environ, ne donne aucun renseignement sur la manière dont a débuté la maladie, ni sur l'époque où ont

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