P A T H 0 L 0 G I Ë NERVEUSE
tégration physiologique qui se passe habituellement au niveau de certains tubes nerveux, à moins qu’on ne veuille y voir la lésion des fibres radiculaires qui traversent la région cornu-commissurale pour se rendre autour des cellules de Clarke et des grandes cellules de la corne antérieure.
Les fibres endogènes nous ont toujours paru respectées par le processus.
La lésion semble affecter principalement les fibres courtes et moyennes, alors que les fibres longues, médullo-bulbaires, sont moins atteintes. Les zones de Lissauer sont en général épargnées (v. pi. XVIII).
Nageotte1, à propos de la répartition des lésions dans le cordon postérieur, fait une distinction avec le tabes, où, dit-il, l’altération frappe d’abord certains systèmes élémentaires de fibres radiculaires et respecte certains autres systèmes.
Je rappelle que d’après Flechsig, un système élémentaire de fibres est l’ensemble des fibres de même intercalation, c’est-à-dire des fibres qui vont des cellules d’une certaine espèce, aux cellules d’une autre espèce.
La lésion des cordons postérieurs dans le tabes serait, d’après Nageotte, non seulement radiculaire mais systématique; au contraire, dans les tumeuis ceiébrales, la lésion, quoique également radiculaire, serait non systématique.
Je n’entends nullement ici discuter la question du tabes; pour les lésions médullaires des tumeurs cérébrales, je crois que Nageotte a raison dans la grande majorité des cas ; je n’ose dire dans tous : ce point particulier me parait appeler de nouvelles recherches ; dans le cas n° 1 que j’ai cité ici, 1 examen des coupes de la région cervicale, colorées au Weigert (v. pi. XIX, fig. 2 et 3) semble bien montrer une dégénération systématique accentuée, surtout au
niveau de la bandelette de Pierret (zone radiculaire moyenne).
La dégénération n’atteint pas d'une manière uniforme les différents niveaux de la moelle. Batlen et Collier rapportent un cas où la dégénérescence était limitée à deux racines seulement ; c’est là un fait exceptionnel. D’ordinaire, les racines de toute une région sont prises; parfois, mais laiement, la dé0énéies cence est plus étendue et occupe les cordons postérieurs delà région cervicale à la région lombaire.
Si la dégénération est limitée à une région, c’est presque toujours a a région cervicale, et lorsqu’elle est généralisée, c’est au niveau de celle région qu’elle prédomine. Pourtant, dans quelques cas, le maximum des lésù trouverait à la région lombaire (cas 27 de Ballon etColliei pai exemple).
En faisant abstraction des cas de cet ordre qui sont exceptionnels, racines lombaires sont néanmoins presque toujours plus atteintes que es racines des parties inférieure et moyenne de la moelle dorsale.