‹ Études de philologie musicale IIIChapitre 11 sur 169 · LE CHANT MAGIQUE · texte numérisé non relu

LE CHANT MAGIQUE

croirait usurper un privilège tribal, — absolument comme un homme de condition très humble à qui nous demanderions sérieusement de simuler une fonction officielle, avec les attitudes appropriées.

L'équivalent de ces faits, dans la civilisation gréco-latine, c’est que les œuvres musicales antiques n’apparaissent jamais, comme chez les modernes, avec le caractère d’une libre fantaisie individuelle préoccupée d'agrément pur : elles se rattachent toutes à une idée religieuse qui ἃ elle-même pour antécédent une idée de magie. ;

Les monuments figurés, dans notre société moderne, représentent volontiers les artistes individuellement, sans ambiance ou société connexe, comme portraits d’une personne qui, en s’exposant aux regards des autres, semble se faire centre de tout et ne rien supposer autour de soi. Rien de semblable dans les monuments antiques où de vieilles traditions se sont fixées : le musicien y est toujours fonclion de quelque chose et de quelqu'un.

Avant de terminer ces observations générales, indiquons la méthode à suivre en une pareille étude.

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