LE VERS MUSICAL
Cette période qui, contrairement aux vers cités plus haut, commence avant la barre de mesure au lieu de commencer avec elle ou après elle,
se décompose facilement en trois vers d’égale étendue, ou bien en deux vers dont le second serait un long vers. L'essentiel est de déterminer la césure qui constitue le premier vers. Cette césure est dans la mesure 4. Le do ἃ estune appoggiature qui retarde le si al equel forme avec la basse un renversement de l'accord de dominante d’ut mineur : c’est après ce sis que doit être placée la césure, selon le mouvement habituel de la mélodie qui module de la tonique à la dominante. Le la estune note de remplissage ou d’enchaînement ; ainsi comprise, cette note laisse en dehors les 3 croches qui terminent la mesure 4, et leur donne la valeur d'une anacrouse par laquelle commencera le second vers ; cette anacrouse est certaine : elle se déduit, par analogie, de la forme des autres incises, car elle se retrouve à la fin des mesures 6, 8, et au commencement de la mesure 10. On aurait parfaitement pu, semble-t-il, disposer tous les textes musicaux en lignes inégales, comme on l’a fait pour les poèmes en vers; si on n’a pas suivi cette règle qui eût introduit tant de clarté dans la musique, c’est à cause des notes qui sont dans le cas du la de la mesure 4 : elles enchaïînent sans interruption les diverses parties de la phraséologie musicale ; mais elles ne doivent pas empêcher le lecteur — et surtout l'exécutant ! — de voirla structure du rythme. Il faut donc comprendre ainsi ce texte :
A A° ΈΞΕι τοτα ς C’ D — e | AT D — NUE 0585 OURS À D E EEE ON el
39 vers
La même raison qui a fait placer la césure-fin de vers après l'accord de dominante peut la faire placer après l’accord sol do mib, renversement qui ne conclut pas encore sur la tonique et reste suspensif. Mais, très légitimement aussi, nous pourrions considérer les 4 dernières mesures de ce texte comme formant la 3° partie du second vers, lequel, en ce cas, serait un «long vers », deux fois plus étendu que le premier. Nous aurions donc, en désignant par les mêmes lettres les formules égales,
2 ( A, a B . ,, - 4 le schéma : } GC € pr qui est l'équivalent du carmen magique type :
A A B [ I | ù πὶ Kyria, Kyria, Kassaria Sourôrbi
Quelle que soit la méthode adoptée, ce schéma reste visible.
Comme l’incantateur, le musicien a une tendance, tout en suivant ce plan, à étendre la partie B ; il est ainsi amené à en faire un vers et à se servir de A, À, pour un vers unique où ils entrent chacun comme hémistiche. Ainsi Mozart dans sa sonate n° 14 (1° cas : vers unique, avec B allongé) :
A A Feel
és armee ere
Et dans sa sonate n°1 (2° cas : l'allongement de B donne lieu à
pivers)s A A!
πο --͵ nn PNEUS 1er vers == a ΤῸ 7 τ- — == 2 — re — EE
Re Θ΄ ῦθΦ ΄ἶΕἘΑΘῈ Ι ὌΠ DE ESS ΕΈΣΤ 9
et dans la sonate n° 7 :
A A’ OR ER NE KT τ Re
en