LES GAMMES HINDOUE ET CHINOISE
\ 4 srutis (ré) Ri
(mi) Ga
(fa) Ma )
LE CT (sol) Pa)
(la) Dha)
(si) Ni
EE (ut) Sa ἡ
De là sont tirées les deux autres gammes fondamentales : l'échelle appelée communément « Ma-gräma », et qui a deux formes : la première identique à la gamme de sa, mais avec un /a (Dha) abaissé d’un sruti; la seconde caractérisée par un intervalle de 4 srutis, au lieu de 2, entre le 3° et le 4° degré, et,comme conséquence, un intervalle de 2 srutis, au lieu de 4, entre le 4° et le 5° degré:
équivalent modal
(fa) Ma ) ut 4. 4 srutis (sol) Pa ) ré \ 3149 (la) Dha mi 4 »
(si) Ni Ja 2 »
(do) Sa ) sol 4 « (ré) Κὶ la (OS RE à (mi) Ga ) si ὶ DA LS) (fa) Ma) do
Il est facile de voir à combien de modes peut donner lieu, en prenant à volonté chaque degré comme point de départ, un système où chaque note peut être élevée ou abaissée de un ou de deux srutis. Il y a des échelles principales avec des subdivisions déterminées d’après l’ordre dans lequel se succèdentles intervalles formés d’un nombre inégal de srutis. Six échelles, construites sur la, mais conservant la même solmisation que les autres, sont ainsi notées par (ὦ. Billert (avec un zéro pour
indiquer la note abaissée d’un sruti et le signe + pour une élévation de la même valeur) :
Sa Ri Ga Ma Pa Dha Ni Sa o o + +
ne —
Bairhavi
=. nil AL
Sa Ri Ga Ma Pa Dha Ni Sa
Bengali EE —- EE —
Sa Εἰ Ga Ma Pa Dha Ni Sa ΕΞ
ΕΞ ΞΞΞΞΞΕΈΞΞΞΞ — in ΓΞ Ξ-ΞΞ
Ramaneri
Sa Ri Ga Ma PaDha Ni Sa QT NS ET ROSES
Nettà —=— - ----φ. — 2=— —
bo
Sn Ri Ga Ma Pa Dha Ni Sa Ta, —— ΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞΞ-ΞΞΘΞΞΞΘΞΞΘ —
Sa Ri Ga Ma PaDha Ni Sa ἼΞ PR στον Το +
Desacri = — ΞΞΞΞΞΞΕΞΞΞ —
Mais toutes ces constructions sont modernes. Le type le plus ancien (avec la gamme à 6 sons et à 5 sons) est l'échelle heptatone, où chaque note peut être prise comme point de départ d’un mode nouveau (et garde son nom spécial, quel que soit ce point de départ).
La formation de ces modes est la même que dans le système grec et dans le plain-chant (1).
Chez les Chinois, où l’octave est divisée théoriquement en 12 7,11, ily
(1) Sur ce sujet on peut consulter, avec l’article /ndien dans l'Encyclopédie de Engel, le recueil des dissertations relatives à lamusique hindoue publié par le Rajah Tagore (recueil qui m’a été obligeamment envoyé par l’India office de Londres), et l'étude, The Hindu Scale, d'A.H. Strangways (Wellington College) insérée dansle 4: cahier (1908) des Sammelbände der I. M. Gesellschaft (Leipzig).