‹ Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne [microform]Chapitre 73 sur 105 · Princ. de psychol.^ p. 63, note · texte numérisé non relu

Princ. de psychol.^ p. 63, note

analogues. Assurément, il peut arriver à chacun de nous, en aîrcivant de Veau, de songer à la rouille du fer : c est une aLociation damages comme il s'en P-du^ souvent ; c es une simple suggestion, ce n'est pas ^^^^f^^^^J^^^^ même dire que chacun de nos jugements, a 1 exception des "Zen ts d'existence, a pour origine, pour condition, pou Son un de ces rapprochements ^^^^;^^^^^^^^^ naturellement dans Fesprit et qin sont ^^^^^^^^^ ^".^f^^ perceptions passées. Il arrive même que, le. ^^^^gf .^^^^^ aul'î accouplées, nous nous attendions à voir se produire les faits auxquel elles correspondent; il ne faut pas nier qu or- Ïnairement une sorte de croyance accompagne chacune de ts ep""entations ou de nos synthèses à mesure qu elles anoaraLent dans Tesprit; ce n'est que par abstraction qu on isT r dret la croyance. Mais, même alors, les synthèses nr omna^nées de cette sorte de croyance spontanée ne son. 'a; encof e des jugements : ce ne sont que des ébauches du Cemen , des esquisses ou des projets; ce sont des jugemen s iv^r a lettre. Le vrai jugement implique connaissance t

rLxion. Il faut pour juger que --/^^-^^^^^^^^^^^^^^^^ h dire des images formant un groupe distinct, et que les idées S ni rapprochées dans l'esprit, de telle sorte que le rappor quMes unit soit clairement aperçu : il faut que ce lien non L'ilment se produise dans l'esprit ^^^f^^^^^^^^^ ne mue dans le vrai sens du mot, qu en connaissance de Lie -môme quand il est faux, le j ugement s.ippo^ toujours mie deux idées ont été unies par un lien lactice, et c est ^:Le ^n cela seulement, comme on Fa montre ceiUj^^^^^ nu'il est faux. En d'autres termes, il n y a de jugemen véri tab 0 que là où des idées générales, des concepts sont comptée resprit: les anciens logiciens avaient bien

Sn de dL que'juger, c'est découvrir entre les idées des raDDorls de convenance ou de disconvenance. Ti'si bien Stuart Mill en convient lui-même quand il fa t vot ce que c'est que décrire un objet. « Nous ne pouvons Til excellemment, décrire un fait sans y -Ure P u^^^^^^^^ fpil Li Dcrception ne porte que sur une chose par iculière, mis d^c^ri^c'ette chos'e, c'est affirmer une conn-on on .^^ elle et toutes les autres choses dénotées ou connotées par les

LA LOGIQUE DE J. STUART MILL

termes employés. Commençons par l'exemple le plus élémentaire qu'on puisse concevoir. J'éprouve une sensation visuelle, et j'essaye de la décrire en disant que je vois quelque chose de blanc. En parlant ainsi, je ne me borne pas à attester ma sensation, je la classe. J'affirme une ressemblance entre la chose que je vois et toutes celles que les autres ont comme moi coutume d'appeler blanches. J'affirme qu'elle leur ressemble dans la circonstance qui détermine leur similitude et qui fait qu'on applique à toutes le même nom. Et ce n'est pas là seulement une des manières de décrire une observation, c'est la seule. Que je prenne note de mon observation pour mon propre usage dans l'avenir, ou que je veuille la publier au profit d'autrui, je dois toujours affirmer une ressemblance entre le fait que j'ai observé et quelque autre chose. Toute description est essentiellement renonciation d'une ou de plusieurs ressemblances*. » Ce que Mill dit ici de la description s'applique très exactement à l'acte même de la pensée. Tant que je me borne à avoir la sensation de blanc sans la distinguer des autres et sans la rapporter à un groupe distinct, je ne juge pas : le jugement commence avec la formation d'une classe. Les mots ne font rien à l'affaire : ce n'est pas parce que nous nommons une chose que nous découvrons ses ressemblances avec d'autres. Nous la nommons parce que nous découvrons les ressemblances. Connaître une chose, c'est se la décrire à soi-même mentalement. Personne n'a mieux que Mill en ce passage reconnu et marqué la différence qui sépare la sensation de la pensée.

N'est-ce pas d'ailleurs la même doctrine que professe encore Mill lorsque, parlant des jugements généraux, il trouve dans toutes les propositions de ce genre l'affirmation que certains groupes de faits « sont toujours donnés ensemble^ ». Introduire le mot toujours^ n'est-ce pas rétablir ce caractère d'universalité sans lequel la pensée ne se distingue plus de la simple sensation? N'est-ce pas reconnaître que les faits agissent dans la conscience, non plus seulement à titre de faits isolés, mais comme des groupes, des lois ou des idées?

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