‹ Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne [microform]Chapitre 84 sur 105 · acte de croyance, valable pour des concepls abstraits · texte numérisé non relu

acte de croyance, valable pour des concepls abstraits

est aussi valable pour des phéuomènee concrets. Ce n'est

assurément pas la croyance cpii, à elle seule, fait la vérité

ou l'erreur d'une assertion : car on sait de reste que la

croyance à tous ses degrés peut s'appliquer à l'erreur. La

croyance ne fait pas la vérité; elle n'a ou ne doit avoir d'autre

ambition que de la constater. Si elle s'étend légitimement de

la pensée abstraite à la pensée concrète, il faut qu'il y ait,

indépendamment de toute croyance, entre les concepls et

les phénomènes, certains liens, certains ra[)ports constants.

Différent des phénomènes (ju'il représenl.e (si la logique

existe), le concept ne doit pas être étranger aux phénomènes,

si la logique a une utilité pratique ; c'est un point sur lecfuel

il faut s'expliquer.

On peut objecter sans doute (pie c'est là une cpieslion étrangère à l'objet i>n>pre de la logitjue et qui appartient plutôt }\ la métaphysique. Nous en couv(;nons, et il résidte expressénuMit de ce (pii précède <pje la logiipie peut êtie constituée tout entière sans qu'elle soit résolue. Maison conviendra du moins que le problème métaphysique intéresse très directement le logicicMi et mérite d'être examiné. En tout cas, il est indispensable de se prononcer si l'on veut juger la logique de Stuart Mill : car cette logi(jue re|)Ose tout entière sur une solution de ce problème; sa tendance manifeste est de rapprocher la logicpuî de la réalité sensible et de montrer comment elle peut s'y appli<pier.

La logique traditionnelle, telle que nous la trouvons dans le livre de Port-Royal, s'est à la vérité dispensée de l'exa-

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miner; mais c'est peut-être là ce qui fait sa faiblesse et son insuffisance aux yeux des modernes.

Longtemps, en effet, la logique, dédaignant l'expérience, s'est constituée à l'aide des seules idées, sans se livrer à une enquête sérieuse sur leur nature et leur origine. Les idées venaient on ne sait d'où; on les prenait toutes faites, telles qu'elles sont dans les esprits adultes; on les considérait comme des possessions naturelles de l'esprit. Ainsi la Logique de Port-Royal dit bien quelques mots de l'origine des idées ; mais elle passe rapidement sur cette question, et si elle consent à faire une part aux sens, fidèle à lesprit cartésien, elle insiste surtout sur les concepts que la pensée construit à priori. La théorie de la définition ne distingue guère les concepts mathématiques de ces idées générales dont l'origine sensible ne saurait être sérieusement contestée ; le syllogisme mathémathique, dont les prémisses sont a priori, n'est pas distingué du syllogisme empirique, dont les prémisses sont des propositions contingentes. Si l'on nous parle de définitions de choses, il faut bien entendre que ces choses sont des idées, les idées du triangle ou du carré par exemple. — On ne se préoccupait guère des rapports des idées avec la réalité parce que, à vrai dire, on les prenait pour la seule réalité. Chose significative et qui marque bien le changement qui s'est fait dans les esprits, ce qu'on nommait au moyen âge réalisme est précisément ce qu'on nomme aujourd'hui idéalisme, et peut-être, parmi les idéalistes les plus déterminés d'aujourd'hui, n'en trouverait-on pas un qui osât pousser aussi loin que les réalistes d'autrefois le dédain de la réahté

sensible.

Il est vrai que la question de l'origine des idées n'appartient pas en propre à la logique : elle lui est extérieure ou antérieure; c'est le droit strict du logicien d'envisager les concepts une fois formés, de quelque manière qu'ils se soient formés. Cependant, à y regarder de près, la logique n'est pas une science entièrement indépendante : il faut, pour qu'elle soit solidement établie, que la question de l'origine des idées soit résolue, au moins à titre de prolégomènes. En fait, tout logicien a une opinion sur cette question, fût-ce une pensée de derrière la tête, et de cette opinion dépend la

LA LOGIQUE DE J. STUART MILL

conception qu'il se fait de la logique. Négliger cette question, prendre les idées toutes faites, telles qu'elles sont dans l'esprit, confondre celles qu'il construit entièrement a priori (s'il y en a de telles) et celles qui lui sont au moins suggérées par l'expérience, c'est se priver du moyen de distinguer sûrement celles qui sont bien formées de celles qui sont fausses; les mettre toutes sur le même pied, sans se soucier de leur provenance, sans leur demander leurs titres, c'est-àdire sans les confronter avec les faits, c'est s'enfermer dans un monde artificiel où l'esprit ne pourra que travailler à vide et se consumera en stériles efforts. C'est précisément parce qu'elle a coupé ses communications avec le monde réel et s'est confinée dans un orgueilleux isolement que l'ancienne logique a été convaincue d'impuissance et qu'elle est tombée dans un juste discrédit. La logique est bien libre de se constituer dans l'abstraction pure, et elle ne cesse pas pour cela, au point de vue formel, d'être rigoureuse; mais elle est inutile, si elle n'a pas réglé ses concepts sur la réalité, et, comme une horloge sans balancier, elle joue follement,

A cette conception de la logique, Stuart Mill, se portant à l'extrême opposé, veut en substituer une toute différente : il remplace les idées par les faits et attribue aux choses, ou du moins aux sensations, le rôle dont on avait si longtemps investi les idées. Mais, on vient de le voir, il s'embarrasse dans des difficultés inextricables et, sous prétexte de sauver la logique, la ruine.

Cependant, si ces deux manières de concevoir la logique sont radicalement insuffisantes, la logique existe. On ne peut dire que ce soit une science vaine, celle qu'Aristote a fondée, que tant de siècles ont cultivée et appliquée. Il est aisé de la railler; mais il serait encore plus aisé de montrer que ceux qui la tournent en dérision sont, à l'occasion, les premiers à invoquer ses principes et à se réclamer de son autorité. Quel savant oserait dire que la logique n'est rien et qu'on peut la mépriser impunément? Il est vrai qu'on se contente souvent d'invoquer la logique sans savoir exactement ce qu'elle est : on en a le sentiment plutôt que la connaissance distincte; mais cela suffit pour montrer qu'elle existe et qu'elle est, au fond, la moins contestée de toutes les sciences. Les logi-

ciens si différents que soient leurs points de départ, sont d'accord sur les applications : les auteurs de Port-Royal et Stuart Mill se donnent ici la main. Il est donc probable que les uns et l'autre ont mal reconnu les fondements de leur

science. , , .i r • „

A y regarder de près, on voit qu'aucune des deux théories n'est entièrement fidèle à son principe; c'est cette infidélité même qui y introduit ce qu'elles ont de solide et les met en harmonie entre elles et avec le sens commun .

La Logique de Port-Royal n'a affaire qu'aux idées et semble négliger tout mode de connaissance qui n'est pas 1 entendément; mais elle fait à l'expérience sa part sans le savoir ou au moins sans le dire. La théorie de la défimtion et celle de la division sont comme les portes basses par où l'expérience se -lisse sans être reconnue. Les chapitres où sont traitées ces'questions sont placés à la fin de la seconde partie, sans qu'on aperçoive aucun lien logique entre eux et ce qui les précède. En réalité, les genres qui semblent connus a priori sont des souvenirs des faits; une expérience vague les a formés; le langage les a fixés; le travail de plusieurs générations successives les a peu à peu rectifiés et mis en harmonie avec les choses, à mesure que l'observation en découvrait les inexactitudes. Une fois achevés, on oublie leur origine et on prend ces points d'arrivée de la pensée pour des points de départ; mais la pensée n'est possible et en fin de compte n a d'utilité que grâce au contenu des idées qui est emprunté aux faits. Cette science, si dédaigneuse qu'elle soit de la réalité sensible, plonge par ses racines dans l'expérience; si bientôt elle s'épuise, c'est précisément parce quelle est infidèle à son origine, comme une plante qui voudrait vivre hors du sol qui l'a vue naître.

De son côté, la logique réelle, malgré ses efforts, ne peut s'en tenir aux seuls faits. On a vu comment Stuart MiU, à son corps défendant, fait intervenir la considération de l'universel, sinon comme facteur essentiel, du moins à titre de garantie. Introduit comme à la dérobée dans la doctrine pour justifier le raisonnement légal et scientifique, l'universel n en sort plus; le syllogisme repose sur un principe qui, au fond, ne diffère pas de celui de l'ancienne logique; c'est ce qui permet

LA LOGIQUE DE J. STUART MILL

de donner aux faits la consistance nécessaire pour former une science.

On le voit, la distinction introduite par Mill entre la logique de la conséquence et la logique de la vérité n'est pas rigoureuse. La logique de la conséquence, par la force des choses, finit par être une logique de la vérité; car on a beau ne parler que des idées, c'est des choses mêmes que part la logique, et c'est aux choses qu'elle revient. De même, la logique de la vérité est une logique de la conséquence; car, si vraiment elle reposait uniquement sur les choses et sur les faits, elle ne pourrait connaître la vérité qu'au moment où elle est donnée dans l'expérience; elle devrait renoncer à toute prévision de l'avenir, et par conséquent ne serait plus une science. Dès l'instant qu'il est invoqué comme preuve, un fait n'est plus une chose extérieure à l'esprit et indépendante; il n'a la valeur et la fonction de preuve que par l'acte de l'esprit qui l'envisage comme tel; c'est, en un mol, une idée qui garantit d'autres idées.

En fait, on le voit, les systèmes de logique n'ont pu se constituer qu'en conciliant sans le savoir les deux points de vue que nous avons distingués et qui semblent opposés. En droit, il reste à faire voir que cette concihation est logique et nécessaire.

La logique, suivant l'excellente définition de Stuart Mill, est la science de la preuve. Il s'agit pour elle de montrer à quelles conditions la connaissance passée, en quelque ordre de sciences que ce soit et de quelque manière qu'elle ait été acquise, peut servir de garantie à la connaissance future; avec ce qu'il sait, l'esprit veut atteindre ce qu'il ne sait pas encore, c'est-à-dire devancer l'expérience ou même la remplacer lorsqu'elle n'est pas possible. Par suite, c'est toujours à la réalité extérieure, aux choses ou aux faits que la logique a affaire; car il n'est pas de science, si l'on excepte la métaphysique, et encore pourrait-on faire des réserves sur ce point, qui ait un autre objet. Savoir, c'est toujours prédire ; et on ne prédit que des événements ou des phénomènes. On a pu quelquefois, en considérant le caractère idéal des mathématiques, dire qu'elles reposent sur des hypothèses. Qui doutera sérieusement cependant que les mathématiques aient

'1:Srt les faits pris en eux-mêmes ne V^^^^Jl^^^

rX^Ha^s^ q^^^ aux faits des symboles qui

feur cL^^^^^^^ exactement, et d'un autre côté participen

? a natu?e de la sc.ence, c est-à-d.re -ent un^vers^^^^^^^ est le rôle des concepts. Dans un corps vivan les aliments ne on^^assimilés qu'après avoir été élaborés e Jr-^^^^^^^^^^ de même la pensée ne Peul se rendre ma.tre e de la r^^^^^^ nu après l'avoir modifiée et appropriée à sa ^^^ture. J.e^ Tcepts sont les signes, non les images des chos^. S^^^^^^^ a bien raison de dire que, dans la réalité, la mortalité ae Socrate n est pas la même que celle des -J- 1— ^^ aussi n'est-ce pas à la réalité que 1 esprit a affai e ma^s à r impression que la réalité a laissée er^lui, ou P^^^^^^^^ au'il a dégagé d'une foule d'impressions semblables . et ce tTp est sa'chose. 11 ne lui est pas do-é -mme une s^^^^^^^^^ iUe fait parce qu'il le pense. Sans doute, âpre q-j^^^^^l^^^^^^^^ les éléments accidentels, il faut encore qu il ^^^^^^^^ f f mages concrètes pour avoir prise sur ^^n concept mai^^^^ n'évoque ces images que pour mieux voir 1 ord e le^an ou le dessin suivant lequel elles sont rangées ^'^^^l^'^l^^ k ce dessin seul, à ce monogramme idéal quilseia attentit. C qS Isidé^^^^^ ce sont moins les choses réunies que lien qui les maintient, la forme qui les enveloppe. Ce te tme, souvent mée parce qu elle n est pas sen^ble to^^^^^^^^^^^ présente parce que l'entendement la réclame, sera le rentable

instrument de la preuve. r^.nrit substitue

En d'autres termes, le concept est ce que 1 esprit substitue

LA LOGIQUE DE J. STUART MILL

aux choses sensibles pour les rendre intelligibles; c'est un équivalent, un symbole. L'esprit est comme le commerçant qui, pour rendre ses opérations plus faciles, remplace par des billets le lourd métal de la monnaie : les concepts sont le papier-monnaie de la pensée.

Cette substitution n'est-elle pas dangereuse? Bien des philosophes l'ont pensé; il leur semble que tout est perdu si l'on quitte un seul instant le terrain solide de la réalité. Mais ils ne prennent pas garde que la réalité sensible n'est pas un terrain solide; c'est au contraire un sable mouvant; c'est justement pour prendre pied sur un sol fixe qu'il faut substituer aux phénomènes les concepts. Tant qu'il n'y a rien d'universel, il est clair que la science ne peut commencer: or l'universel n'est pas donné dans l'expérience, l'esprit ne le trouve qu'en lui ; il doit le prêter à la science pour faire la science. Voilà pourquoi le sujet substitue ici à l'objet ses propres créations, sous cette réserve que ces créations sont formées d'après les règles et les indications que fournit l'expérience.

Au surplus, ce n'est pas la seule fois que nous voyions des choses remplacées par des équivalents qui leur sont hétérogènes. Les mots ne sont pas non plus semblables aux choses qu'ils signifient, et les sensations sont bien différentes des mouvements qu'elles représentent. Le mathématicien, lui aussi, n'hésite pas à remplacer les figures que l'expérience lui présente par des constructions idéales qui sont des symboles de la réalité. Cependant l'expérience confirme toujours, au moins avec une approximation suffisante, les audaces de la raison. La logique fait précisément la même chose : elle est la mathématique de la qualité.

Mais du moins les concepts sont-ils des équivalents exacts et fidèles des phénomènes qu'ils représentent? Grave et difficile problème! Il semble bien qu'en raison même de l'hétérogénéité du concept et du phénomène, de l'intelligible et du sensible, il doit y avoir toujours quelque différence ou quelque inégahté; une traduction ne reproduit jamais entièrement l'original. En fait, c'est ce que presque tous les philosophes ont admis. On peut croire que l'infériorité est du côté du concept et dire qu'il n'est qu'une forme appauvrie de la

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réalité un cadre vide, un simple décalque. On peut admettre au conlrale que c'est la réalité sensible qui reste au-dessous du colpt et\-en rapproche sans l'atteindre ; c est ams. que suivant Aristote, la matière ne se soumet pas a la forme sans rSnce et ne la subit pas sans laltércr'. Mais, quoi quil en so" suffit sans parler d'une identité chimérique, qu^ y lu entre le concept et les phénomènes une équivalence telle aue la réalité nous offre toujours donnés ensemble les pnnci- ;::x é[£>ents que le concept réunit Cela -ient à ^re que la science ne représente pas toute la >-^«l''«'' ^-f^^^^^'^Jf,' n'égale jamais pleinement le concret; mais qui 1 a jamais nié 0?a corde bien qu'il n'y a point dans le monde de ligne aussi droites ou de points aussi inétendus que ceux don nous parlent les mathématiciens; les mathématiques en sont-elles

"trint^t reconnaître que, dans la P-^^-' ^^^^^^^^^^^^^ tution des idées aux faits ne va pas sans péril. Il nous arrive souven? par des généralisations hâtives ou des inductions précTpit'el de former des concepts qui ne correspondent à rien de réel. Toutes les erreurs peut-être viennent de la. Mais ôutes les vérités viennent aussi de ce que nous pensons par concep s C'est affaire à nous de veiller à ce que nos concep s rduTsent si fidèlement en langage intellectuel la liaison des f^ts qu^n puisse toujours faire l'opération inverse et es aduiiren Tangage d'Lpérience Un bon concept es ce^ui oui à toute réquisition, peut être remplacé par des laits ?éeis, comme on change un bon billet contre des pièces

'lînf remplacer les phénomènes par les concepts mais san oùk er Jue ces concepts représentent les phénomènes e n'en sont que l'expression en un autre langage : voilà le condi ions essentielles de la logique. Les concepts ne sont pas suivant l'expression de Mill, « des un.versaux indé- Tendants des objets particuliers », mais ils ne sont pas non

plus de simples noms. „„'Arî«;u

Ce n'est pas autrement, remarquons-le en passant, qu Ar.s-

1. Voy. Ed. Zeller. Die Philosophie der Grieohen, Dritte Aufl.ge, t. III, p. 427. Leipzig, 1879.

LA LOGIQUE DE J. STUART MILL

tote concevait le rôle de l'universel. Lorsque les logiciens considéraient les idées comme des entités sans lien avec le monde sensible, ils s'inspiraient de Platon, mais ils méconnaissaient Tesprit du fondateur de la logique. Aristote reproche sans cesse à Platon d'avoir séparé la forme de la matière, l'intelligible du sensible; c'est dans la sensation et dans l'expérience qu'il faut, suivant lui, chercher la vérité. Si la sensation et l'expérience ne suffisent pas à fonder la science, parce qu'il n'y a de science que du général, elles en sont du moins la condition indispensable : « la sensation ne donne pas la science*»; mais « il n'y a point de science sans la sensation ^ ». Il décrit l'expérience en termes que ne désavouerait pas Stuart Mill ^ et, comme Mill aussi, il déclare qu'on ne pense pas sans image \

Sans doute, il ne s'en lient pas là. Parti de la sensation, l'esprit doit s'élever jusqu'au concept, à la forme, qui est une réalité, une substance : ce qui est premier pour la connaissance est le dernier dans la réalité S et la forme, connue après la matière, existe avant elle, et plus qu'elle. En fin de compte, Aristote, comme l'a montré Ed. Zeller «, est d'accord avec

TOcoûSe xal \i^ roOSé t-.voç, klV aldOivéaSài ^s àvaYxàtov t(5S£ ti xat TtoO xal vOv TO ôà xaOdXou xal èu^ u5c5:v àSuvatov a'iaOaveaOai' où tkp toSs oyoè vuvoO Tàp àv V xaÔdXoy Inù oî.v al jxèv aTioSet^ei; xaeôXou, TaOta 5 oux eattv ataôàvEffÔat, cpavepbv ov. où5 'èucffTaaQat 5t' ataOriaew; efftiv. {An. posL, I, SI.)

2. OuTE ix-h a't(T0av6(X£voç (JLr,9àv oCôsv av fjLaÔot oOôà ^uveiTj-oxav te Ôeropri, àvâvxTi âtia (pàvTa(T{xà xt Oewpsiv xà yàp ?avxa<T|i.axa wauep aîaeyiaaxa eaxt, TiXV aveu ^Xr)ç. (De an., III, 8, 432, 9, 2.) - Oùôà voet à voû; xa exxo; ^i-r^ y.ex' aîff8r,(Tew; ovxa. {De sensu, G. 6, 445, B, 16.)

.3. Tt^vexat èx xfjç miira èjxusipia xot; àv8pwT:otç- at yàp îxoXXai H-^jP-a' xoû aùxoO TxpdtYtiaxoç {JLtôcç èjjiue'.pîaç 6uvai;.iv aTxoxeXoOffiv.... °'']''^^Ï'^'J tl'' (TXYiixy} xai xéxvrj 6ià xr.ç èptueipîaç xoiç àvôpciuotç.... {Métaph., I, 1, J°"» *^' '^°j.'

4. OùôÉTCoxe vosi aveu çavxàapiaxoç ri t^uyj,. {De anim., 431, A, 14.) Ll. De mcm., 1, 449, B, 30.

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