PRÉFACE. XIII
krhumantté; elle lui présentait les signes visibles de 1 àme; mais Tâme que, par induclion, il allriknait aux animaux^ c'est en lui-même et au moyen ée l'observation interne qu'il Tavait découverte, toutes les grandes vérités métaphysiques qui éclatent dans sa philosophie de la nature, ont leur Éource dans le bon usage qu'il a fait, plus ou moins sciemment, de la psychologie et de l'induction fondée sur la psychologie; toutes les erreurs métaphysiques qu'il a commises au sujet de la nature, dérivent, soit de Tabus, soit de l'oubli de cette méthode. Dans l'un et l'autre cas, son exemple est un enseignement que feraient bien de recueillir ceux qui se flattent de constituer et de développer la philosophie de la nature en se passant de la philosophie proprement dite et de la science de l'âme.
Ce n'est pas tout. Non-seulement Thommedoué de raison et de liberté, mais le plus chétif insecte est une œuvre formée avec la plus sublime intelligence. Or, ni le scarabée, ni la fleur des champs, I m le gram de sable, ni l'homme si justement fier de ses nobles facultés, ne contiennent en eux-mêmes le ' degré d'intelligence qu'il faut pour expliquer la merveille de leur existence. Ils expriment par tout leur être une intelligence que leur être n'a ])as, un art supérieur dont ils sont les effets, non la cause. Celte intelligence sublime, cet art achevé, la philosophie de la nature n'est plus une philosophie si