LA MUSIQUE ECCLÉSIASTIQUE CHEZ LES GRECS MODERNES
primitive des deux musiques sacrées, celle d'Orient et celle d'Occident. La notion succincte, que nous allons en donner, suffira à constater ce fait, en faisant la part des traditions anciennes et des innovations plus récentes *.
Dans son ouvrage sur la musique ecclésiastique des Grecs, M. Bourgault-Ducoudray donne, en appendice, la traduction d'un Abrégé de la théorie de la musique byzantine, par Chrysanthe de Madytos, l'un des plus i
célèbres didacticiens de l'Église grecque en ce siècle (f 1843) ?. Je suivrai de préférence le Manuel plus complet, composé par Stéphanos Michael, lampadaire de la grande église de Byzance (f 1864) et disciple |j|
renommé du maître Chourmouzios 3. Beaucoup de choses sont exactement H
semblables dans ce Manuel et dans X Abrégé de Ghrysanlhe; il serait -\1jj
inutile de les répéter. Je renvoie donc pour celles-là à l'ouvrage de \
M. Bourgault-Ducoudray et ne m'arrêterai qu'à certaines questions plus particulièrement intéressantes au point de vue scientifique et historique. f
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1 Cf. Etudes sur la musique ecclésiastique grecque, par L.-A. Bourgault-Ducoudray. 1 vol. |gj Paris, Hachette, 4 877. — Le chant de l'Église grecque, parle chanoine Stéph. Morelot, articles parus dans la Musica sacra de Toulouse, d'avril 1892 à avril 1894.
2 Chrysanthe de Madytos, métropolitain de Brousse, fut, avec Grégoire le Diacre, premier chantre de la grande église à Constantinople (f 4822), et Chourmouzios, archiviste de la même église (f 4840), le réformateur de la notation musicale des Grecs et quelque peu aussi de leur système modal. — Cf. Georgbs-J. Papadopoulos, EYMBOAAI EIS TIIN ISTOPIAN THE IIAP' IIMIN EKKAHSIASTIKH2 MOTSIKHS. - Athènes, 4890.— IIe partie, p. 475. rpr^opio; Acufoic, IIIe partie, p. 329. — XoupjiouÇioç XapxoçuXaÇ, ibid., J^l p. 334. — XpuaavOo; npoJsTjç |i7)Tpo7u<Au-T]$, ibid., p. 332. ^
3 Le titre de Aa{ij:a8dipioç est en honneur dans le clergé grec. Il est donné au premier *| chantre de l'église patriarcale de Constantinople, parce que c'est lui qui porte le bougeoir ,f^\ du patriarche aux jours de grande solennité. — Cf. G. Papadopoulos, op. cit., IIe partie, -%f p 475;— EtsurSiéçavos MiyaijX, ibid., IIIe partie, p. 346. — L'ouvrage d'Etienne le Lampadaire J| est intitulé : KPHIIIS IITOI NEA ST0IKEIQAII2 AIAASKAAIA TOT 6EUPIITIK0V KAI IIPAKTIKOT THS EKKAHSIASTIKHS MOTSIKHS.— Constantinople, 2«édit., 4890.