‹ Études de science musicaleChapitre 168 sur 220 · CH. IV · texte numérisé non relu

CH. IV

TKOISIÈME MODE PLAGAL

des anciens, puisque sa base naturelle est/)0, et non pas SI. Aussi le Lampadaire ajoute-t-il : « Le chant papadique grave a son ison sur Zw, et il fait usage des intervalles du système de diapason. Mais, lorsque le chant procède stichérariquement ou hirmologiquement, il emploie l'échelle enharmonique et a comme base le même Zw; à moins qu'il n'emprunte les intervalles du circuit (pentacorde), c'est-à-dire un demi-ton plus bas. Mais le Z<o enharmonique (dont font usage les chants chérubiques et toutes les autres compositions des anciens Maîtres), comparé au Zw du diapason, n'est pas fixe, les intervalles à partir duZw enharmonique étant les mêmes que les intervalles ra-Ai, Ai-Kc (FA -Sol, Sol- La); c'est pourquoi, pour la commodité des élèves, on transpose l'ison du mode stichérarique ou hirmologique sur le Ta. »

Il y a donc pour les Grecs deux sortes de modes graves : l'un diatonique, procédant par système de diapason ou octave ; l'autre enharmonique, qui fait usage plutôt du système penlacordal. Tous les deux construisent leur échelle sur le S/, mais non pas de la même manière; ils diffèrent l'un de l'autre par les intervalles, par les finales et par les degrés principaux.

Le mode grave diatonique a comme finale do ses mélodies le SI grave. Les sons principaux du mode sont : RE, SOL et S/, le premier servant à des repos incomplets et peu marqués, tandis que les deux autres terminent les phrases et membres de phrases mélodiques plus distincts ; les intervalles à partir de la base SI sont ceux de la gamme diatonique, sauf que le Si supérieur demande à être bémolisé, pour éviter le triton et donner au FA son tétracorde naturel.

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