‹ Études de science musicaleChapitre 171 sur 220 · MI RE DO SI · texte numérisé non relu

MI RE DO SI

La Sol FA

Protus tonique : RE

Deuterm id. : MI

Tritus id. : FA

Tetrardus id. : Sol

Plagis proti tonique : LA

Plagis deuteri. ... id. : SI

Plagis triti. ..'... id. : DO

Plagis tetrardi. . . id. : RE

La concordance n'existe donc pas, et ces appellations de Protus, Deuterus, etc., sont une erreur, dont nous avons expliqué l'origine et la cause. Quoi qu'il en soit cependant, ne serait-ce pas cette assimilation fausse des modes ecclésiastiques aux modes grecs qui a engendré le double système des échelles plagales par quartes et par quintes au-dessus de l'échelle authentique ? Dans le principe les huit modes se réduisaient à quatre, l'authentique et le plagal n 'étant pas considérés comme deux modes distincts, mais comme une division du même mode. Ainsi trouvet-on dans le chant grégorien nombre de mélodies qui, par l'étendue de leur échelle, dépassent les limites de l'authentique au grave, ou du plagal à l'aigu, et n'appartiennent pas plus à l'un qu'à l'autre mode1.

1 In responsoriis namque diurnis vel nocturnis, seu quibuslibet ecclesiasticis cantilenis ipsœ plagœ eorum sonorum limites ad placilum Iransccndunt ac species diapason, quas a

int Ambroise, lorsqu'il réforma le chant de sou Église de Milan et la théorie, n'admit que quatre modes, RE- MI- FA- Sol, dont lie n'était limitée ni au grave ni à l'aigu. Les plus anciens auteurs, ld de Saint-Amand, Reginon de Prumes, Guy d'Arezzo, comptent nentqiiatre modes principaux, dont les autres ne sont que des dcpens et des divisions2. "

distinction de deux échelles dans un même mode, l'une autlicnït l'autre plagale, semble donc postérieure aux modes eux-mêmes sntée pour donner aux mélodies une précision et une régularité plus îs, en les maintenant dans les limites que la voix ne franchit guère, d'une octave plus un ton à l'aigu et un Ion au grave. Le diagramme ice a pu servir à cette distinction de deux manières : En faisant du mode dorien grec l'équivalent du premier mode itique, parce que l'un et l'autre ont leur gamme construite sur le ; l'échelle générale des sons, on était amené naturellement à conr le mode hypodorien comme plagal du premier mode et à lui attriéchelle qui commence au LA grave (proslambanomène de l'échelle île). 11 en a été de même pour les autres modes, authentiques el x, qu'on a fait correspondre aux modes grecs phrygien, lydien, ■dien, hypophrygien, hypolydien, plus un hypomixolydien qui e pas dans le dia'gramme des Grecs. C'est ainsi que les modes plaint tous été établis h la quarte inférieure des modes authentiques, s et les autres ayant même tonique, même dominante et mêmes irdes.

3i, au lieu de considérer simplement les deux échelles dorienne et jrienne. qu'on attribuait au premier mode authentique et à son plai considère plutôt les vraies toniques des deux modes grecs, c'est-à-

paik'indioavi?ranl, proul Hbueril, peicumnil. » iHucb. de !>.u.vr-AiiA\ii,.4/n mwica. i. 944.)

)clo constat modo.i nos solere compuiare, ita tamcn ut bîni modi, i. c. major cura i siugulis in lelrnchordo sonilibus modeienlur, i't oli hoc uni depulenlur modo qui «guntur sono. •> {.Wusicn Eiichiritutis, Migne, p. 982.) ■■ Invcniuntur vero in iiaturali . quatuor principales loni, quiilagrwco vucabulo nuncupanlur Aulhenlici; ex quorum alii quatuor manant qui [lu vocanlnc : plaira proli, etc.. (Heuino I'biivknsis ili1 Hnr- ■utitutiotie. Migni'.p. 4N3.)» Ilisuntqualuormodi vcl ti'opi.quos abusive lonos nomii sic s u ni nalurali al) inviccm diversitalc dîsjuncli, ul aller aluni in sua sedc locum lat, alleique allerius neuniam aul transforme! aul ri'cipiat nusquam. » (IIi.'ido Abkerotogwt, cap. x.)

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