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CH. VII. — LE RYTHME MUSICAL

vitesses sont : le yj>ôvo<; d'une demi-seconde ou %, et le^oovosd'un quart de

seconde ou L.

« C'est-à-dire que, pendant le temps qu'on met à battre un ypovoç du

mouvement x. (deux secondes), on en battrait deux du mouvement *,

quatre du mouvement '/, et huit du mouvement £. De même, pendant qu'on bat un yjwo<; d'une seconde et demie ou ^, on peut en battre trois

du mouvement X ou d'une demi-seconde. Or, chaque fois que la mélodie ne porte en tête aucune indication du /?ôvo*, celui-ci est censé de la

forme ordinaire, c'est-à-dire/1. » (Sx. Lampadarios, loc. cit., rapt xpovou). Comme on le voit, selon notre manière de pratiquer le rythme en musique, les Grecs modernes n'ont réellement dans leur musique ecclésiastique que deux sortes de pieds ou de mesures : une pour le rythme égal

th. a.

et une pour le rythme double. Le rythme égal est à deux temps ^2 J Jhî le

th. a.

rythme double à trois temps H3-J J-.. Le mouvement rythmique n'est pas

non plus très varié : il y en a quatre pour le rythme égal, que nous indiquerions par les chiffres métronomiques '• — J = 30, * — J = 60,

* — J= 120, * — J = 240; le rythme double n'a qu'un seul mouve-

ta

4 « La durée normale de la mesure 7 est d'une seconde, c'est-à-dire que la thésis et l'arsis réunies n'excèdent pas la durée d'une seconde. C'est le mouvement qui convient aux

chants papadiques. La mesure 7, double de la précédente, indique le mouvement de Vhirmo-

r logique lent ou hirmos kalophonique. La mesure 7, qui renferme l'arsis et la thésis dans la

durée d'une demi-seconde, est propre de Yhirmologique bref; et celle, plus brève encore,

de / ou d'un quart de seconde, convient aux chants stichiques des Kékragarion (cris) et des

Makarismon (joies). Le xp^vo; 7 (une seconde pour la thésis et une demi-seconde pour l'arsis) donne le mouvement du chant dans les K raté mats et les Katabases, et en général de tous les chants modérés.

« Celte dernière mesure est souvent appelée double, mais à tort; on devrait plutôt l'appeler modérée, car elle participe du mouvement lent et du mouvement bref (lent par la thésis d'une seconde et bref par l'arsis d'une demi-seconde). La thésis y est plus longue que l'arsis, et l'effet en est surtout agréable dans les chants patriarcaux. » — Cette note est de l'auteur, qui se trompe lui-même à la fin, faute de savoir ce que les anciens appelaient rythme double, celui précisément où les temps de l'arsis et de la thésis sont dans le rapport

S 1 : 2, comme dans le L En fait de rythme, les Grecs modernes pratiquent donc ce que la

tradition leur enseigne, mais parfois sans bien la comprendre ; ils sont les témoins du passé,

ils n'en sont pas toujours les vrais interprètes.

ment rythmique * — J = 120. Et chacun de ces mouvements correspond à telle ou telle catégorie des chants usités dans la liturgie grecque, comme qui dirait chez nous aux Introïts, aux Graduels, aux Offertoires, aux Répons de jour ou de nuit, aux antiennes des Vêpres et des Laudes, etc.

Au reste, le même auteur ajoute que ce y pivo; de la musique ecclésiastique peut s'adapter à toute mesure du rythme, dont font usage les musiques profanes. Ces mesures étrangères étant toujours décomposables en mesures simples, pareilles au ypovo* de la musique ecclésiastique, on prend autant de ypovot qu'il en faut pour équivaloir à une mesure composée, on les range par séries semblables, et chaque série de deux, trois ou quatre ypivot est séparée par le signe de la croix précédée de deux points .. +• Avec notre séméiologie musicale, nous remplaçons la croix et les deux points par une barre de mesure. Ainsi, supposé que notre musique ecclésiastique ne distinguât par aucun signe les pieds rythmiques, par exemple, cette mélodie à deux temps simples :

—j ri f__p

Ky - ri

lei - son.

il suffirait de placer les barres de mesure de quatre temps en quatre temps, avec deux repos supplémentaires, pour convertir le mouvement de binaire en quaternaire :

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