F RE - MI - FA - SOL
x <-& MI - FA"- Sol - La
S?. Cela ne se peut qu à la condition d'ajouter un son au tétracorde montant et de le convertir
ï en pentacorde. Le pentacorde ascendant contient ainsi le tétracorde descendant, plus le
£ ton disjonctif qui commence un autre tétracorde. De cette manière, l'échelle du premier
£; mode se trouvant composée de quatre pentacordes conjoints en montant, et de quatre tétra-
f cordes disjoints en descendant, la forme ancienne et la forme nouvelle s'accordent exacte-
p ment pour le nombre des degrés et pour la nature des intervalles.
t Les Grecs estiment, sans doute, que cela suffit pour assimiler leur premier mode au
t mode dorien : ils se trompent pourtant. La gamme naturelle du premier mode ancien, qu'il
ï faut lire en descendant de l'aigu au grave, commençait bien à la note supérieure du troi-
) sième penlacorde Mi, mais elle se terminait à l'octave inférieure, au MI du deuxième pentacorde, renfermant ainsi deux tétracordes semblables, de troisième espèce, séparés par le ton
( disjonctif : Mi-Re-Do-Si — La- Sol-FA-MI. Le RE, Ke, au-dessous de MI, était une pros-
lambanomène, un ton adjoint pour l'usage de la mélodie, et pris en dehors de la gamme
> modale proprement dite.
1 Et voilà comment, oublieux de leurs traditions antiques, les musiciens grecs en sont
venus à confondre des choses fort dissemblables et à mettre le désordre dans le système musical. Les vestiges de l'art ancien ne manquent pourtant pas chez eux : ils suffisent à retrouver ce qu'ils ont perdu et à refaire ce qui existait autrefois.
CH. VIII. — NOTATION MUSICALE 423
valles au-dessous et au-dessus de la note affectée par le signe phthorique. Par exemple : le signe 4 agit au grave et détermine quatre intervalles, savoir : lorsqu'il est placé sur Ai (Sol), FA est f, Ml reste à sa place, RE est |, et DO ^ ; telle est la quantité de Ai chromatique. Si le signe est placé sur un autre degré, on nomme ce degré Ai, et on donne aux intervalles descendants la même valeur que ci-dessus. En montant, tous les intervalles conservent leur valeur diatonique. Ainsi encore, la phthore dont le signe est,^, quelque soit le degré où elle est placée, indique la quantité du Ta. Son effet est, au grave, sur quatre intervalles : le premier est d'un tiers de ton 4/12, les trois autres sont des tons majeurs :