‹ Études de science musicaleChapitre 193 sur 220 · LA-SI-DO-RE - MI · texte numérisé non relu

LA-SI-DO-RE - MI

ton

3" espèce

Ajoutez à cela l'idée reçue des Grecs, qu'un mode ne change pas de nature lorsque, au lieu du tétracorde des disjointes, il fait usage du tétracorde des conjointes ; car, chez les Grecs, nous le savons, tout mode était censé avoir son échelle propre, et cette échelle pouvait être, à volonté, ou le grand système parfait de Pythagore, avec ses deux tétracordes au-dessus de la mèse, l'un des disjointes et l'autre des excellentes, ou le petit système parfait, avec un seul tétracorde conjoint au-dessus de la mèse. Sans sortir du mode, la mélodie passait donc du grand système au petit système et réciproquement, l'intervalle conjonctif {Si [?) et l'intervalle dis-

jonctif (SifiJ y apparaissaient tour à tour, selon q bon de les employer.

Cette fausse persuasion, combattue par Ptolém ments de peu de valeur, était devenue universelle Occident, et les compositeurs chrétiens s'en sont in qu'à nos jours. Combien de plain-chantisles on et qu'une mélodie du premier ton avec Si? n'est pas mélodie du premier ton avec Si : ; et de même qu Si't] estd'uo autre modequ'un cinquième ton avecSz le sixième ton, qui fait un usage constant du tétra peut être appelé plagal du cinquième ton auquel il n

Mais, pour bien juger de l'octoechos, il faut en que l'ont faite ses premiers maîtres, non telle qu' nous pouvons la réformer, en la complétant. Les 1 renfermaient réellement quinze échelles différent composées toutes les mélodies sacrées, celles de heures canoniales et celles du Graduel ou de la St

Les quinze échelles modales de l'Ot

Authenticus

RE MI FA SOL La Si Q Do Re \ \\\ ( LA SI DO fi,

' ~^ Protwt

HE MI FA SOL La Si\> Do fie J i|i- ( La Si|J Do Rt

Ml FA SOL La Si$ Do Re Mi 1 MI FA SOL La SiH Do Rt Mi !

Deuterus Si DO R

DO l FA SOL La StQ Do Re Mi Fa j

Tritus l "^ '

FA SOL La Sijj Do Re Mi Fa)

DO l

'ritt

SOL La Si S Do Re Mi Fa So. Tetrardus

LA MUSIQUE GRÉCO-KOMAINE ET l'oCTOECHOS

Les quatre modes de l'octoechos (protus, deuterus, tritus et tetr formant chacun deux tous, l'aulhente ou supérieur, et le plagal 01 rieur) ne possédaient donc pas le même nombre d'échelles : le deut< le telrardus en ont trois, le protus en a quatre, et le tritus en a cinq le rapport delà modalité, toutes les échelles appelées authentiques sont pas réellement, et toutes celles qui passaient pour plagal peuvent être tenues pour telles.

Le protus plagaUs a deux échelles construites sur la gamme d mais la première, qui occupe le diapason grave, est réellement pi tandis que la deuxième, dans le diapason aigu, est authenle, con montre sa division harmonique.

De même, le deuterus authenticus a une première échelle aut c'est l'échelle propre du mode de MI ; la deuxième échelle est, a traire, plagale, ses deux tétracordes sont conjoints, et la tonique ré< LA, bien que la finale soit MI.

Le tritus authenticus renferme deux échelles, authentes l'i l'autre, et toutes les deux avec même tonique, même dominante et finale ; mais elles diffèrent par la nature de leurs intervalles et pa division harmonique, qui est pentacordale dans la première et tel dèle dans la deuxième. Ce qu'il faut en penser, nous l'avons dit au de cette étude. Le tritus plagaîis n'a pas moins de trois échelles lui seul ; mais deux seulement sont ptagales et répondent au: authentes. La troisième est absolument authente; elle reproduit si degrés différents la deuxième échelle du tritus authenticus.

Le tetrardus authente n'a qu'une seule échelle, le tétracorde s menon n'étant pas admis dans le septième ton ecclésiastiqt tetrardus plagaîis, par la raison contraire, possède les deux éc plagales toutes les deux.

Le principe qui a présidé à la répartition de ces quinze échelle! les huit tons est, par lui-même, très simple ; c'est même cette sim qui a produit l'erreur de théorie chez les maîtres de la musique ecc tique. RE, MI, FA, SOL, sont les quatre toniques des quatre n toute échelle construite sur l'une de ces toniques appartient à son

et est autheote ; toute échelle construite sur li toniques appartient aux mêmes modes, mais e

Nous savons aujourd'hui que, si le princ l'application qu'on en a faite et la conséquence > parce qu'à côté des modes on ne distinguait pi

Or les quinze échelles modales sont constr rents, le ton de DO et celui de FA. Les échel au ton de DO, et les échelles avec St't» appartù résulte que certains modes sont doublés et échelles distinctes, il n'y a souvent qu'un seul rents. Ce qui caractérise le mode, ce sont ses té les sons qui les composent, deux échelles form sont de même mode, mais de tons différents. cipe aujourd'hui incontesté, nous devons regar modes les échelles suivantes :

■ - — - Protus — ■ ■■-

AUTHEflTIGUS

T*tr»e" 2 TiliM" S

RE MI FA SOL La Si Do Re

Télr»c" 3 Télru" 3

Ml FA SOL La Si Do Re Mi

1 Les deux échelles plagales du lelrardus font excepi que les échelles du protus authente. A une certaine époq lit difficulté et créa une confusion de tons et de modes, q quelque peine à dissiper. On trouvera les explications qui traité d'Hermann Contract de Musica, ap. Gkhbbbt, t. II, Musica, ibid., t. I, p. 140.

LA MUSIQUE GRÉCO-ROMAINE ET 1,'OCTOECHOS

tTVtftiA

AUTHENTIGUS

Tétrae4» 1

FA SOL La Si H Do Re Mi Fa

Pentac4» 4

PLAGALI8

Tétrae4» 1

DO RE MI FA SOL La Stt) Do

Pentac4* 4

Tetrardusze*

AUTHENTIGUS

Tétrae4' 1 Tétrae4» 2

SOL La Si Do Re Mi Fa Sol

Pe*tac4» 1

PLAGALIS

Tétrae4» 2 Tétrae4» 1

RE MI FA SOL La Stt) Do Re

Pentac4» 1

Ainsi, nous ne trouvons à assigner aux quatre modes et aux huit tons ecclésiastiques que dix échelles sur quinze ; les cinq restantes ayant une constitution tétracordale différente, elles ne peuvent réellement appartenir à aucun des quatre modes précités, mais on doit les considérer comme des modes à part, caractérisés chacun par les espèces de tétracordes qui les composent. On aura dope deux modes nouveaux, confondus avec les précédents dans la théorie de Toctoechos et faisant partie intégrante des huit tons ecclésiastiques :

Quintus= =

AUTHENTIGUS

Tétrae4» 2 Tétrae4» 3

LaSiti DoRe Mi Fa Sol La

Tétrae4» 2 Tétrae4» 3

RE MI FA SOL La Si\> Do Re

Pentacorde 2

PLAGALIS

Télrac" 3 • Tétrae" 2

MI FA SOL La Stt] Do Re Mi

Pentacorde 2

Sextus

AUTHENTIGUS

Tétrae4» 1 Tétrae4» 1

DO RE MI FA SOL La Si t) Do

Tétrae4» 1 Tétrae4» i

FA SOL La Si\> Do Re Mi Fa

Pentacorde 1

PLAGALIS

Tétrae4» 1 Tétrae4» î

DO RE MI fTIoCuSî^ Do

Pentacorde 1

JA

478 APPENDICE Itl

Si maintenant nous supprimons les échelles qui font théoriquement double emploi, pour ne conserver que les échelles naturelles, celles du Ion de DO, nous trouverons que le système de l'octoechos est, en réalité, un système de six modes et de douze tons en prenant ce mot ton dans le sens des théoriciens plain-chantistes. Mais il vaut mieux éviter ici une confusion trop facile et réserver l'expression de ton pour les quinze échelles semblables à l' échelle-type, celle du ton d' UT ou DO ; nous appellerons donc ■moées, les échelles proprement modales, en ■jnwlaal La déterminatif authente pour le mode supérieur, et plagal pour le mode inférieur- Chaque mode peut être construit, à volonté, sur l'une ou l'autre des quinze échelles tonales, et on retrouve alors, mais avec une diversité plus grande, les quinze ou seize échelles de l'octoechos. Les modes cependant ne changent pas de nature en changeant de ton ; ce sont bien toujours les mêmes six modes, avec leurs létracordes et pentacordes constitutifs; ils se déplacent seulement, deviennent plus graves ou plus aigus, suivant qu'il convient mieux aux mélodies. Voici enfin le tableau des six modes, authenles el plagaux, que l'analyse fait découvrir dans les chants ecclésiastiques et que renfermait la théorie incomplète et défectueuse de l'octoechos.

Les six modes ecclésiastiques

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