‹ Études de science musicaleChapitre 4 sur 220 · Tome î · texte numérisé non relu

Tome î

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PREMIÈRE ÉTUDE

t qu'on remonte dans l'histoire de la musique, à la base de tous les imaginés pour la réduire en art, on trouve une échelle munée partout des mêmes éléments, partout combinés de la même En réalité, aujourd'hui comme il y a plus de quatre mille ans, est une série de sept sons, disposés par intervalles inégaux, un ordre régulier et constant. L'accord est universel sur les ents constitutifs de l'échelle musicale : 1° le nombre des sons qui ît les degrés successifs ; il y en a sept, le huitième ou octave iidéré comme la répétition aiguë du son fondamental; — 2° la est-à-dire la grandeur des degrés ou intervalles qui séparent les :\ de ces intervalles sont plus grands, ce sont les tons, et deux ï, nommés demi-tons ; — 3" enfin la place qu'occupent ces diflé- •és de l'échelle, l'ordre de succession des intervalles musicaux ; : de notre gamme diatonique, où les Ions sont rangés en deux ne de trois tons et l'autre de deux, séparées par les demi-tons :

DO-RE-MI — FA-SOL-LA-SI — DO

ois points et sur plusieurs autres, que nous verrons duns la cord existe, et il s'agit de l'expliquer.

ce fait, simple en apparence, renferme cependant un certain de questions, auxquelles la science doit une réponse. Ainsi,

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4 Ire ÉTUDE. — L'ÉCHELLE MUSICALE

pourquoi l'échelle musicale est-elle limitée à l'étendue d'une octave, de telle sorte qu'après le 7e degré la même série des sons recommence dans le même ordre, et que chaque série ajoutée doive être considérée comme une simple répétition de la première à une hauteur différente? — Pourquoi aussi ce nombre de sept sons qui remplissent diatoniquement l'intervalle du diapason et constituent eux seuls l'échelle musicale? — Pourquoi, entre les sept degrés de l'échelle, cette différence de cinq intervalles majeurs et de deux intervalles mineurs? — Pourquoi enfin les tons et les demi-tons sont-ils invariablement disposés comme ils le sont dans la gamme, au plus trois tons de suite, jamais quatre ni moins de deux? — Sur tous ces points et sur plusieurs autres, ai-je dit, l'accord est universel ; on ne peut l'expliquer par le hasard, moins encore par le caprice, il doit avoir une raison naturelle.

Oui, et cette raison se trouve dans l'origine et le mode de formation de l'échelle musicale, tels que je vais les exposer sommairement.

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