Chant de l'Église copte
Les neumes ou vocalises, on le voit, ne sont pas la propriété particulière du chant grégorien ; on les retrouve dans le chant ecclésiastique des Orientaux, souvent même plus longues, avec cette particularité que les notes redoublées sur une même voyelle y sont fréquentes, et que le son de la voyelle est répercuté par les chanteurs autant de fois que la même note est répétée, a la manière des distropha, tristropha, etc., du plainchant. On observera également que la mélodie ci-dessus est oligochorde, car elle ne s'élève qu'à la quarte et ne renferme, par conséquent, que le premier tétracorde du mode ; mais elle descend d'un demi-ton au-dessous de la tonique, ce qui ne laisse aucun doute sur la nature du mode auquel elle appartient.
Les mélodies du premier mode plagal n'ont pas un caractère moins bien déterminé que celles du même mode authentique ; elles se font remarquer, en général, par plus de douceur et une joie plus tranquille.
i. IV. — PREMIER MODE, DO 163
xemples, que le lecteur pourra analyser lui-même . — Hymne à saint Venant
Ve-nan-U-us, Lux et de-cus Ca-mer - li-um Tor- Aï ■ va La - lus tri - um ■■ phum con-ci - ail.
nne des Confesseurs (mélodie récente)
Hac di - a 1* - lus me - rn - il be - » • la
— Antienne à saint Nicolas
lljj J |^a>^-j — ^^4— JT~
Chris- ti pi — —
f f | J. J 7 | f J J'j-Jtj-I-J J J r»j jr|
ni pro - se - quen
da lau - de; qui sa - i
- la - i me - ri ta Ion - ge la
164 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — I6r TRAITÉ : HARMONIQUE
i^^r isM
ex tum - ba
jus
o - le - um ma -
cunc-los
lan - guidos
nat.