Formule du 8° /on
Oc-to sunt be - a - ti - tu-di - nés.
tu-di - nés.
TÊT^Mj'ïll
Entre ces deux formules la seule différence appréciable est que la première débute sur la dominante du mode, c'est-à-dire dans la partie moyenne de l'échelle authentique, au lieu que la seconde commence par le ton complémentaire de cette même échelle au grave. A part cela, l'ambitus de la voix est à peu près le même dans les deux mélodies : celle du septième ton ne dépasse pas à l'aigu les limites permises de l'échelle plagale du deuxième mode, et celle du huitième ton ne descend pas audessous de la note la plus basse de l'échelle authentique. Dans ces conditions, ni l'une ni l'autre de ces deux formules ne peut être considérée comme mélodie-type du ton auquel on les attribue, mais dont elles ne présentent aucun caractère propre.
Celles d'Hucbald de Saint-Amand, malheureusement trop incorrectes dans l'ouvrage de Gerbert pour pouvoir être reproduites avec exactitude, sont du même genre : la mélodie du septième ton descend au FA et ne s'élève pas au-dessus de RE9 dominante du mode ; celle du huitième ton a la même étendue et parcourt le même tétracorde. Aucune différence caractéristique n'existe entre les deux tons. De semblables formules n'ont donc pas grande valeur au point de vue de la constitution mélodique du