‹ Études de théologie de philosophie et d'histoireChapitre 37 sur 70 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

I^ troisième acte s'ouvre par des jeux militaires que préside le préfet des soldats.

A la deuxième scène , le second consul , Antistius Vêtus» arrive de Préneste, où l'empereur Ta envoyé consulter Toracle de Diane : la réponse est de mauvais augure.

Puis on entend le magicien exciter de nouveau son conn plice Fulvius à profiter des circonstances pour usurper le trône des Flaviens.

La quatrième scène est admirable. Nous sommes dans le palais de Clémens , où saint Jean vient d'être accueilli avec les démonstrations de la joie la plus vive , comme un ange envoyé du ciel. Sur l'invitation de leur père, les deux jeunes princes exposent tour à tour en présence de l'apôtre les devoirs du rang suprême. L'un vante la paix ; l'autre, la guerre : une vive mais innocente lutte s'engage entre eux. Jean les interroge , redresse ou développe leurs réponses, et s'élève peu a peu aux idées les plus hautes sur la puissance humaine , image et instrument de l'autorité souveraine du Créateur. Tour à tour sévère et gracieuse, naïve et sublime, cette scène est féconde en grandes pensées et en nobles sentiments : il faut la lire pour en bien comprendre la beauté.

L'arrivée imprévue d'un messager trouble ces pieuses leçons. Domitien est émerveillé des pages que lui a présentés Apollonius : toute la cour admire comme lui leur grâce, leur souplesse, le charme de leurs voix. Il mande sur-le-champ Clémens et ses deux fils.

A ROME l'ax 1000. 30 1

De son côté , instruit du succès de sa ruse , Apollonius s'applaudit d'avoir reconquis la faveur du prince. Aussitôt il se rend auprès de Tempereur, à qui le consul Antistius vient en même temps faire connaître la funeste réponse de Diane. Le flamine de Jupiter expose à son tour celle de la Fortune, qui n'est pas plus favorable. Domitien est effrayé. Le monstre impie , auquel le maître du monde a déjà rendu toute son amitié, augmente encore ses terreurs , et lui conseille un nouveau sacrifice aux dieux. L'empereur entre dans ses vues perfides. Mais, pour dissiper les nuages de tristesse qui ont troublé la joie d'un si grand jour , il veut voir aussitôt les deux césars couronnés de lauriers et parés des insignes de leur dignité nouvelle.

Le chœur des chrétiens invoque le nom de Jésus :

L'ombre fuit, la clarté renaît; mais nul moment n'est exempt de péril. La nuit, l'ennemi tend ses pièges; le jour, il lance ses traits.

Ce monstre hideux qui souffle l'iniquité, qu'il succombe écrasé sous les coups de ta divine puissance , ô toi refuge des pécheurs, soutien des bons, Jésus, nom de douceur, de gloire et d'amour !

Tu ne le portes pas en vain , ce nom béni ; car tu es la source du bien suprême, le trésor des célestes dons. C'est toi qui brises le joug de notre servitude, toi qui chasses le crime, toi dont la mort nous rend la vie.

Nom que pour toi Dieu le Père envoya du haut des doux , nom que la Vierge ta mère te fit donner à ta naissance , si noblement gagné sur la croix, et plutôt mérité que reçu.

Le monde n'est pas encore, et toi, Dieu de Dieu, lumière de lumière, éternelle vie, tu portes un nom auguste et sacré, riche de tous les trésors de la divinité.

Aussi notre reconnaissance aime h te célébrer, ô le meilleur

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