‹ Études de théologie de philosophie et d'histoireChapitre 5 sur 70 · L^ÉGLISË RUSSE ET LE PAPE · texte numérisé non relu

L^ÉGLISË RUSSE ET LE PAPE

èninente a passé de saint Pierre à ses successeurs ; elle est aujourd'hui dans Pie IX , comme elle était dans saint Lin et dans saint Clément. Mais, si elle est toujours la même en substance 9 elle n'a pas toujours été exercée de la même manière. Aux premiers jours de TÉglise , bien des raisons ne permettaient pas aux évêques de Rome de faire de leur juridiction un usage aussi étendu qu'ils l'ont fait depuis. En même temps , bien des causes rendaient moins nécessaires l'exercice aussi complet de cette autorité : les rigueurs de la persécution, la difficulté des communications , les obstacles de. tout genre que l'Eglise rencontrait à chaque pas, sur sça cheipin, ne permettaient pas des recours à Rome aussi fréquents qu'ils le sont, par exemple, de nos jours. Comme .p^r competisation à ce qui pouvait manquer alors de ce côléi, 1^" divine providence avait répandu sur tous les points oii était l'Église une plus grande abondance de lumières, une plus grande effusioji de , l'esprit d^ charité. L!uni|té^iPQUF sq coy^ seçver intacte, o!^yaitp^s be?pin 4q r^gevoir, aussi fréquèm^ ment l'impulsion du centre; pUe^auîiaiateQait par.il^iiSÉ^iqjtrf Esprit,. b^bitaprt d^uç,.le,ccppc4ç tqu^.çp^ martyrs , dq (tous eesjdii^lpurç^.lies éfUm^Ltons d#s .JTiêmes lujqf)ièresi >, M embrasant des ,ïp^a>i8s ardeurs ^ lesÛMS^mt tousivjyrp. de.^ môçae via» Qu'a^ii njuliw, de ce.t,te;a^mirablerMnam«ii^^,.ji ,ç|^

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c'est ce qu'on ne fera jamais » quand on interrogera avec urt cœur droit et un esprit dégagé de prévention le langage des Pères et les monuments de l'histoire ecclésiastique.

Il y a encore une autre observation que nous ne devons pas omettre. Ce serait bien à tort qu'on n'accepterait dans cette matière que le témoignage des Pères grecs , sans tenir compte de celui des Pères latins. Les uns et les autres sont des témoins de la tradition ; les uns et les autres nous font connaître et la croyance et la discipline qui était en vigueur de leur temps. Mais il y a cette différence que le silence des Pères grecs peut s'expliquer par le peu de liberté que leur laissaient la plupart du temps les empereurs hérétiques ou favorables à l'hérésie , tandis que dans l'Occident on exprimait sans entraves tout ce qu'on avait à dire. Ce n'est pas moi qui dis cela, c'est le grand saint Basile, l'évèque de Gésarée , qui s'-exprime ainsi dans une lettre aux évêques d'Italie et des Gaules : « Prenez part à notre douleur, frères chéris , leur dit-il ; chez nous la bouche des gens de bien est fermée, tandis qu'on laisse aux audacieux et aux blasphémateurs toute liberté de proférer contre Dieu des paroles impies; le^ colonnes et les défenseurs de la vertu sont dispersés, et nous , qu'on a dédaigné de poursuivre à cause de notre pe u de valeur, nous sommes privés de la libarté de parler *. >

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